# The Works of the Late Miss Catharine Talbot, an Editorial Volume Associated with Elizabeth Carter

- Identifiant : `elizabeth_carter.edited_talbot`
- Auteur : Catharine Talbot
- URL canonique : https://prokopton42.com/en/works/catharine-talbot/edited-talbot/reference-131/
- Empreinte : `9d8e3819f0458a32fa82c2ac72bd05b93fb2a9592ce5fdfa066f7da2c37e7e84`

## Passage 131

### English

Biany good endeavours turn out to but little good purpose, the uneasiness of living amongst a mixture of people little suited to their better turn of mind, and to whom they cannot do so much good, as they ivould. But is this a reason why they should chose to do none at all? Will the \vorkl be the better for all the good people, that are in it, running to hide themselves in deserts and solitudes? If it is not, what then is tise sudden retirement, but an idle and selfish pursuit of their own indolent in clinations ? Does the industrious planter forbear his toil, because he expects not to enjoy the shade of those flourishing oaks, that \vill spring from his acorns ? Js he discou raged by the fear, or frequency of blights ? Does he at once declare, that all the young trees are degenerate, and no good to be hoped from them ? The worse the world is, the more need it has of good people's trying to mend it : and should they be ever so unsuccessful, in regard to themselves, at least, they have not lost their pains. Meanly indeed do they be tray the cause of virtue, if they, its only friends, suffer themselves to be overcome by so weak enemies as spleen and indo lence. Of all people they have the least cause to despond : they, who pursue the noblest end, by the fairest means, they who are sure of being in the right, they who are sure to have the best applause for it, they who can doubt of nothing, but that their present fancy may not be gratified in seeing an immediate success of their en deavours ; and this they need not doubt about neither, siqce they ought not to think of it at all

### French

beaucoup de bonnes entreprises n’aboutir qu’à fort peu de bien, le malaise de vivre parmi un mélange de personnes peu accordées à leur meilleure disposition d’esprit et auxquelles ils ne peuvent faire autant de bien qu’ils le voudraient. Mais est-ce une raison pour choisir de n’en faire aucun ? Le monde se portera-t-il mieux si toutes les bonnes personnes qui s’y trouvent courent se cacher dans les déserts et les solitudes ? Sinon, qu’est donc ce soudain retrait, sinon la poursuite oisive et égoïste de leurs propres inclinations indolentes ? Le planteur industrieux renonce-t-il à son labeur parce qu’il ne compte pas jouir de l’ombre des chênes florissants qui naîtront de ses glands ? Est-il découragé par la crainte ou la fréquence des fléaux ? Déclare-t-il aussitôt que tous les jeunes arbres ont dégénéré et qu’il n’y faut espérer aucun bien ? Plus le monde est mauvais, plus il a besoin que les bonnes personnes s’efforcent de l’améliorer ; et leurs efforts seraient-ils absolument infructueux, du moins, en ce qui les concerne, elles n’auraient pas perdu leur peine. Elles trahissent bien bassement la cause de la vertu si, étant ses seules amies, elles se laissent vaincre par des ennemis aussi faibles que l’aigreur et l’indolence. De tous les hommes, elles ont le moins de raisons de désespérer : elles qui poursuivent la fin la plus noble par les moyens les plus honnêtes, elles qui sont certaines d’être dans le vrai, elles qui sont certaines d’en recevoir la meilleure approbation, elles qui ne peuvent douter que d’une chose, à savoir que leur fantaisie présente ne soit peut-être pas satisfaite par le spectacle du succès immédiat de leurs efforts ; et même de cela elles ne doivent pas douter, puisqu’elles ne devraient pas y penser du tout.

