# SVF II: Chrysippus on Logic and Physics

- Identifiant : `chrysippus.svf_2`
- Auteur : Chrysippus
- URL canonique : https://prokopton42.com/en/works/chrysippus/svf-2/reference-scan-218/
- Empreinte : `75f991271692fe75e8c06f5078bba7d48ab960a549be7d41f453eaf309b8f162`

## Passage scan-218

### Ancient Greek

208 DE ANIMALIBUS ET PLANTIS. ἡευχάζει τηροῦςα rà émeicióvra ἰχθύδια, ὃ δὲ πιννοτήρης παρεςτώς, ὅταν εἰςέλθῃ τι, δάκνει αὐτὴν ὥςπερ εημαίνων, fi δὲ δηχθεῖςα ευμμύει᾽ καὶ οὕτως τὸ ἀποληφθὲν ἔνδον κατε- ςθίουςει κοινῇ. δ 729b Plutarchus πότερα τῶν ξῴων φρονιμώτερα cp. 80 p. 980a. ἀλλὰ μᾶλλον ἐπὶ τὰς κατ᾽ ἰδίαν κοινωνίας αὐτῶν καὶ συμβιώσεις ἱτέον (sc. ξῴων). ὧν ἐστι καὶ ὁ τὸ πλεῖστον ἐξαναλώσας Χρυσίππου μέλαν πιν- νοτήρας, παντὶ καὶ φυσικῷ βιβλίῳ καὶ ἠϑικῷ προεδρίαν ἔχων᾽ τὸν γὰρ σπογγοτήραν οὐχ ἱστόρηκεν, οὐ γὰρ ἂν παρέλιπεν. ὃ μὲν οὖν πιννοτήρας 10 ζῷόν ἐστι καρκινῶδες, ὥς φασι, καὶ τῇ πίννῃ σύνεστι καὶ πυλωρεῖ τὴν κόγχην ᾿προχαϑήμενος ἐῶν ἀνεῳγμένην καὶ διακεχηνυῖαν, ἄχρι οὗ προσπέσῃ τι τῶν ἁλωσίμων αὐτοῖς ἰχϑυδίων᾽ τότε δὲ τὴν σάρκα τῆς πίννης δακὼν παρεισῆλϑεν, ἡ δὲ συνέκλεισε τὴν xóyymv, καὶ κοινῶς τὴν ἄγραν ἐντὸς ἕρκους γενομένην κατεσϑίουσι. 15 790 Philo de animalibus adv. Alexandrum p. 169 Aucher. Quae vero dicuntur de pina et satellite eius, communem societatem demonstrant. — —— Quisquis autem haesitat, discat ex arboribus plantisque. — — Hae enim etsi nullam habeant animae partem, tamen familiaritatis abalie- nationisque non minorem praeferunt manifestationem. ^ Moventur et crescunt atque tamquam osculo dilectionis salutando amplectuntur se invicem, ut olivam hedera et ulmum vitis; aliquas tamen non solum aversatur (vitis), verum etiam evitat. — — — Sed neminem arbitror adeo insanire, ut audeat dicere, haec ex fidelis amicitiae aut hostilitatis animo oriri, sed supremae naturae ratione quaedam in unum s; àdducuntur, alia disiunguntur, haud sibi invicem convenientia. Hoc itaque tenore existimo falsum esse animalia mortalia quaeque praeter . hominem contrarietatem societatemque et quae ad istas referuntur ratio- nali cum harmonia prae se ferre. Haec enim omnia ratione et mente solent conciliari; similitudines vero et tamquam imagines in animalibus so delineari contigit; et speciem contemptus vel honoris, studii, gratiarum actionis et consimilium rerum exhibent aliqua subobseura delineamenta impressa, quae non pertinent ad veritatem; quandoquidem propriae, certae et solidae formae in animis sunt hominum. 791 Philo de animalibus adv. Alexandrum p. 163 Aucher. Con- 88 Sidera — —— utrum apes et araneae, puta quod textrices istae sint, illae favum mellis creabunt, iuxta artisne industriam ingeniosam (id faciant), aut absque ratione per actionem naturalem. Siquidem horum omnino, si oportet verum fateri, admirabilis habenda diligentia, quae tamen non a disciplina deducta est. Ad quid enim disciplina, quam non 40 praecedet comprehensio scientiae, quae oportet esse artium prin- cipium? quoniam ars est collectio concordantium conceptorum. 1792 Philo de animalibus adv. Alexandrum p. 163 Aucher. Volueres solent per aérem volare, aquatilia natare et gradi terrestria. An id per Studium doctrinae? Minime; sed suapte natura singula memorata haec 45 agunt. Similiter et apes sine doctrina naturaliter favum peragunt, et 2 e 8 (ἐν παντὶ Wy. 41 concepta Aucher, sed fuit in graeco: σύστημα ἐκ καταλήψεων.

### English

208 ON ANIMALS AND PLANTS.

729a continued. The pinna remains still, watching the little fish that enter. The pinna-guard stands nearby and, when something enters, bites the pinna as though giving a signal. Once bitten, the pinna closes; and in this way they jointly devour what has been trapped inside.

729b Plutarch, Whether Land or Sea Animals Are Cleverer, ch. 30, p. 980a. We must turn instead to their particular partnerships and ways of living together. Among these is the pinna-guard, which has consumed most of Chrysippus' ink and holds the place of honor in every physical and ethical book. He did not, however, record the sponge-guard, for otherwise he would not have omitted it. The pinna-guard is said to be a crab-like animal that lives with the pinna and guards its shell, sitting before it and allowing it to remain open and gaping until one of the little fish that they can catch swims near. It then bites the pinna's flesh and withdraws inside; the pinna closes its shell, and together they devour the prey that has entered the enclosure.

730 Philo, On Animals, Against Alexander, p. 169 Aucher. What is said about the pinna and its attendant demonstrates a common partnership. [...] Whoever hesitates should learn from trees and plants. Although these possess no part of soul, they nevertheless display no less evident attraction and estrangement. They move and grow, and, greeting one another as though with a loving kiss, embrace one another, as ivy embraces the olive tree and the vine the elm. Yet the vine not only turns away from some plants but even avoids them. [...] But I think no one is so insane as to dare to say that these things arise from a disposition of faithful friendship or hostility. Rather, by the rational ordering of supreme nature, some things are brought together, while others, being mutually incompatible, are separated.

Accordingly, I think it false that any mortal animals apart from human beings display opposition, partnership, and the things related to them with rational harmony. For all these things are ordinarily reconciled through reason and mind. In animals, however, it happens that likenesses and, as it were, images are delineated. Some animals exhibit faintly impressed outlines bearing the appearance of contempt or honor, diligence, gratitude, and similar things, but these do not belong to the truth, since the proper, certain, and solid forms exist in human minds.

731 Philo, On Animals, Against Alexander, p. 163 Aucher. Consider whether bees and spiders, the latter being weavers and the former makers of honeycomb, perform these acts according to the intelligent practice of an art or through a natural activity without reason. If the truth must be confessed, their diligence in all these things must certainly be regarded as remarkable, yet it is not derived from instruction. For what place is there for instruction if it is not preceded by an apprehension of knowledge, which must be the beginning of arts? For an art is a system of concordant apprehensions.

732 Philo, On Animals, Against Alexander, p. 163 Aucher. Birds customarily fly through the air, aquatic animals swim, and terrestrial animals walk. Do they do this through the study of a teaching? Not at all. Each performs these actions by its own nature. Likewise, bees naturally make honeycombs without instruction, and spiders, as though self-taught, undertake that subtle work of weaving.

### French

DES ANIMAUX ET DES PLANTES.

… elle demeure tranquille en guettant les petits poissons qui s’approchent ; le pinnothère, posté auprès d’elle, la mord dès que quelque chose entre, comme pour lui faire signe. Mordue, elle se referme ; ainsi, ils mangent ensemble ce qui s’est trouvé pris à l’intérieur.

729b Plutarque, Quels animaux sont les plus avisés ?, chap. 30, p. 980a. Mais il faut plutôt en venir à leurs associations particulières et à leurs vies communes (celles des animaux). Parmi elles se trouve le pinnothère, qui a épuisé la plus grande partie de l’encre de Chrysippe et occupe la première place dans chacun de ses livres de physique et de morale. Il n’a cependant pas rapporté le cas du gardien de l’éponge, car autrement il ne l’aurait pas omis. Le pinnothère est, dit-on, un animal de l’espèce des crabes. Il vit avec la pinne et garde l’entrée de la coquille, assis devant elle et la laissant ouverte et béante jusqu’à ce qu’un petit poisson susceptible d’être capturé par eux s’approche. Alors, après avoir mordu la chair de la pinne, il rentre ; celle-ci referme sa coquille, et ils mangent ensemble la proie prise à l’intérieur de leur enceinte.

730 Philon, Des animaux, contre Alexandre, p. 169 Aucher. Ce que l’on dit de la pinne et de son auxiliaire manifeste une association commune… Mais que celui qui hésite s’instruise auprès des arbres et des plantes… Bien qu’ils ne possèdent aucune partie d’âme, ils ne manifestent pas moins l’affinité et l’éloignement. Ils se meuvent et croissent et, comme s’ils se saluaient par un baiser d’affection, s’étreignent mutuellement, ainsi le lierre embrasse l’olivier et la vigne l’orme. Pourtant, la vigne ne se détourne pas seulement de certaines plantes, elle les évite aussi… Mais je ne crois personne assez insensé pour oser dire que ces phénomènes naissent d’un sentiment d’amitié fidèle ou d’hostilité. C’est par la raison de la nature suprême que certaines choses sont réunies, tandis que d’autres, incompatibles entre elles, sont séparées. Dans le même ordre d’idées, j’estime donc faux que les animaux mortels autres que l’homme manifestent, avec une harmonie rationnelle, l’opposition, l’association et ce qui s’y rapporte. Toutes ces choses sont en effet ordinairement conciliées par la raison et l’intelligence. Chez les animaux, il n’existe que des ressemblances et comme des images ; certains contours obscurs imprimés en eux présentent l’apparence du mépris ou de l’honneur, du zèle, de la gratitude et de choses semblables, mais ils ne relèvent pas de la vérité, puisque les formes propres, certaines et solides résident dans les âmes humaines.

731 Philon, Des animaux, contre Alexandre, p. 163 Aucher. Considère si les abeilles et les araignées, puisque les unes sont pour ainsi dire des tisserandes et que les autres produisent un rayon de miel, accomplissent cela conformément à l’industrie ingénieuse d’un art, ou sans raison, par une activité naturelle. Si l’on doit avouer la vérité, leur application dans toutes ces tâches doit assurément être tenue pour admirable, mais elle ne dérive pas d’un apprentissage. À quoi servirait en effet un apprentissage que ne précéderait pas la compréhension d’un savoir, laquelle doit constituer le principe des arts ? Car l’art est un ensemble de conceptions concordantes.

732 Philon, Des animaux, contre Alexandre, p. 163 Aucher. Les oiseaux ont coutume de voler dans l’air, les animaux aquatiques de nager et les animaux terrestres de marcher. Le font-ils par l’étude et l’apprentissage ? Nullement ; chacun accomplit naturellement les actions mentionnées. De même, sans apprentissage, les abeilles produisent naturellement leur rayon, et…

2 e 8 (ἐν παντὶ Wy. 41 concepta Aucher, mais le grec devait porter : σύστημα ἐκ καταλήψεων.

