# Letters to Atticus

- Identifiant : `cicero.letters_to_atticus`
- Auteur : Cicero
- URL canonique : https://prokopton42.com/en/works/cicero/letters-to-atticus/reference-11-10-2/
- Empreinte : `e2e1f803422affadcfbe8a646fbe6ae1d838ce0c9091d1297d9e73240042291e`

## Passage 11.10.2

### Latin

de Africanis rebus longe alia nobis ac tu scripseras nuntiantur. nihil enim firmius esse dicunt, nihil paratius. accedit Hispania et alienata Italia, legionum nec vis eadem nec voluntas, urbanae res perditae. quid est ubi acquiescam, nisi quam diu tuas litteras lego? quae essent profecto crebriores, si quid haberes quo putares meam molestiam minui posse. sed tamen te rogo ut ne intermittas scribere ad me quicquid erit eosque qui mihi tam crudeliter inimici sunt, si odisse non potes, accuses tamen, non ut aliquid proficias sed ut tibi me carum esse sentiant. plura ad te scribam, si mihi ad eas litteras quas proxime ad te dedi rescripseris. vale . xii K. Febr.

### English

The reports we receive about African affairs are entirely different from what you wrote. People say that nothing could be more secure or better prepared. To this are added Spain and an estranged Italy, while the legions possess neither their former strength nor their former willingness, and affairs at Rome are ruined. Where can I find rest except while I am reading your letters? They would surely come more frequently if you had anything you thought capable of reducing my distress. Nevertheless, I beg you not to stop writing to me whatever news there may be. As for those men who are so cruelly hostile to me, if you cannot hate them, at least reproach them, not because you will accomplish anything, but so that they may feel that I am dear to you. I shall write more if you answer the letter I sent you most recently. Farewell. The twelfth day before the Kalends of February.

### French

Au sujet des affaires d’Afrique, on nous apporte des nouvelles très différentes de celles que tu m’avais écrites. On affirme que rien n’est plus ferme ni mieux préparé. À cela s’ajoutent l’Espagne et l’hostilité de l’Italie; les légions n’ont plus la même force ni les mêmes dispositions; la situation à Rome est désespérée. Où puis-je trouver du repos, sinon tant que je lis tes lettres? Elles seraient certainement plus fréquentes si tu avais quelque chose dont tu penserais pouvoir diminuer mon tourment. Je te prie pourtant de ne pas cesser de m’écrire tout ce qui arrivera. Quant à ceux qui me sont si cruellement hostiles, si tu ne peux les haïr, adresse-leur du moins des reproches, non pour obtenir quelque résultat, mais afin qu’ils sentent combien je te suis cher. Je t’écrirai davantage si tu réponds à la dernière lettre que je t’ai envoyée. Porte-toi bien. Le douzième jour avant les calendes de février.

