# Collected Papers on Analytical Psychology

- Identifiant : `jung.collected_papers_analytical_psychology`
- Auteur : Carl Gustav Jung
- URL canonique : https://prokopton42.com/en/works/jung/collected-papers-analytical-psychology/reference-section-0001/
- Empreinte : `60f16103f9d7128a6a4575df6cd3e5dd82903049d34e1f735b878d6d88006c89`

## Passage section-0001

### English

In that wide field of psychopathic deficiency where Science has demarcated the diseases of epilepsy, hysteria and neurasthenia, we meet scattered observations concerning certain rare states of consciousness as to whose meaning authors are not yet agreed. These observations spring up sporadically in the literature on narcolepsy, lethargy, automatisme ambulatoire , periodic amnesia, double consciousness, somnambulism, pathological dreamy states, pathological lying, etc.

These states are sometimes attributed to epilepsy, sometimes to hysteria, sometimes to exhaustion of the nervous system, or neurasthenia, sometimes they are allowed all the dignity of a disease sui generis . Patients occasionally work through a whole graduated scale of diagnoses, from epilepsy, through hysteria, up to simulation. In practice, on the one hand, these conditions can only be separated with great difficulty from the so-called neuroses, sometimes even are indistinguishable from them; on the other, certain features in the region of pathological deficiency present more than a mere analogical relationship not only with phenomena of normal psychology, but also with the psychology of the supernormal, of genius. Various as are the individual phenomena in this region, there is certainly no case that cannot be connected by some intermediate example with the other typical cases. This relationship in the pictures presented by hysteria and epilepsy is very close. Recently the view has even been maintained that there is no clean-cut frontier between epilepsy and hysteria, and that a difference [2] is only to be noted in extreme cases. Steffens says, for example [2] —"We are forced to the conclusion that in essence hysteria and epilepsy are not fundamentally different, that the cause of the disease is the same, but is manifest in a diverse form, in different intensity and permanence."

### French

Dans ce vaste domaine de la déficience psychopathique où la science a délimité les maladies que sont l'épilepsie, l'hystérie et la neurasthénie, nous rencontrons des observations éparses concernant certains états rares de la conscience, sur la signification desquels les auteurs ne s'accordent pas encore. Ces observations apparaissent sporadiquement dans la littérature consacrée à la narcolepsie, à la léthargie, à l'automatisme ambulatoire, à l'amnésie périodique, à la double conscience, au somnambulisme, aux états de rêve pathologiques, au mensonge pathologique, etc.

Ces états sont parfois attribués à l'épilepsie, parfois à l'hystérie, parfois à l'épuisement du système nerveux, ou neurasthénie; parfois, on leur accorde toute la dignité d'une maladie sui generis. Il arrive que les patients parcourent toute une échelle graduée de diagnostics, depuis l'épilepsie, en passant par l'hystérie, jusqu'à la simulation. Dans la pratique, d'une part, ces états ne peuvent être distingués qu'avec beaucoup de difficulté des prétendues névroses, dont ils sont même parfois indiscernables; d'autre part, certains traits relevant de la déficience pathologique présentent plus qu'une simple relation d'analogie, non seulement avec les phénomènes de la psychologie normale, mais aussi avec la psychologie du supranormal et du génie. Aussi variés que soient les phénomènes particuliers de ce domaine, il n'est certainement aucun cas qui ne puisse être relié, par quelque exemple intermédiaire, aux autres cas typiques. Cette parenté est très étroite dans les tableaux que présentent l'hystérie et l'épilepsie. On a même soutenu récemment qu'il n'existait aucune frontière nette entre l'épilepsie et l'hystérie, et qu'une différence [2] ne pouvait être relevée que dans les cas extrêmes. Steffens dit, par exemple [2]: «Nous sommes contraints de conclure que, dans leur essence, l'hystérie et l'épilepsie ne sont pas fondamentalement différentes, que la cause de la maladie est la même, mais qu'elle se manifeste sous des formes diverses, avec une intensité et une permanence différentes.»

