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Aristote
Métaphysique Section 10
Section 134 sur 142
Référence canonique 9.10
Grec ancien
ἐπεὶ δὲ τὸ ὂν λέγεται καὶ τὸ μὴ ὂν τὸ μὲν κατὰ τὰ σχήματα τῶν κατηγοριῶν, τὸ δὲ κατὰ δύναμιν ἢ ἐνέργειαν τούτων ἢ τἀναντία, τὸ δὲ κυριώτατα ὂν ἀληθὲς ἢ ψεῦδος, τοῦτο δʼ ἐπὶ τῶν πραγμάτων ἐστὶ τῷ συγκεῖσθαι ἢ διῃρῆσθαι, ὥστε ἀληθεύει μὲν ὁ τὸ διῃρημένον οἰόμενος διῃρῆσθαι καὶ τὸ συγκείμενον συγκεῖσθαι, ἔψευσται δὲ ὁ ἐναντίως ἔχων ἢ τὰ πράγματα, πότʼ ἔστιν ἢ οὐκ ἔστι τὸ ἀληθὲς λεγόμενον ἢ ψεῦδος; τοῦτο γὰρ σκεπτέον τί λέγομεν. οὐ γὰρ διὰ τὸ ἡμᾶς οἴεσθαι ἀληθῶς σε λευκὸν εἶναι εἶ σὺ λευκός, ἀλλὰ διὰ τὸ σὲ εἶναι λευκὸν ἡμεῖς οἱ φάντες τοῦτο ἀληθεύομεν. εἰ δὴ τὰ μὲν ἀεὶ σύγκειται καὶ ἀδύνατα διαιρεθῆναι, τὰ δʼ ἀεὶ διῄρηται καὶ ἀδύνατα συντεθῆναι, τὰ δʼ ἐνδέχεται τἀναντία, τὸ μὲν εἶναί ἐστι τὸ συγκεῖσθαι καὶ ἓν εἶναι, τὸ δὲ μὴ εἶναι τὸ μὴ συγκεῖσθαι ἀλλὰ πλείω εἶναι· περὶ μὲν οὖν τὰ ἐνδεχόμενα ἡ αὐτὴ γίγνεται ψευδὴς καὶ ἀληθὴς δόξα καὶ ὁ λόγος ὁ αὐτός, καὶ ἐνδέχεται ὁτὲ μὲν ἀληθεύειν ὁτὲ δὲ ψεύδεσθαι· περὶ δὲ τὰ ἀδύνατα ἄλλως ἔχειν οὐ γίγνεται ὁτὲ μὲν ἀληθὲς ὁτὲ δὲ ψεῦδος, ἀλλʼ ἀεὶ ταὐτὰ ἀληθῆ καὶ ψευδῆ. - περὶ δὲ δὴ τὰ ἀσύνθετα τί τὸ εἶναι ἢ μὴ εἶναι καὶ τὸ ἀληθὲς καὶ τὸ ψεῦδος; οὐ γάρ ἐστι σύνθετον, ὥστε εἶναι μὲν ὅταν συγκέηται, μὴ εἶναι δὲ ἐὰν διῃρημένον ᾖ, ὥσπερ τὸ λευκὸν τὸ ξύλον ἢ τὸ ἀσύμμετρον τὴν διάμετρον· οὐδὲ τὸ ἀληθὲς καὶ τὸ ψεῦδος ὁμοίως ἔτι ὑπάρξει καὶ ἐπʼ ἐκείνων. ἢ ὥσπερ οὐδὲ τὸ ἀληθὲς ἐπὶ τούτων τὸ αὐτό, οὕτως οὐδὲ τὸ εἶναι, ἀλλʼ ἔστι τὸ μὲν ἀληθὲς ἢ ψεῦδος, τὸ μὲν θιγεῖν καὶ φάναι ἀληθές (οὐ γὰρ ταὐτὸ κατάφασις καὶ φάσις), τὸ δʼ ἀγνοεῖν μὴ θιγγάνειν (ἀπατηθῆναι γὰρ περὶ τὸ τί ἐστιν οὐκ ἔστιν ἀλλʼ ἢ κατὰ συμβεβηκός· ὁμοίως δὲ καὶ περὶ τὰς μὴ συνθετὰς οὐσίας, οὐ γὰρ ἔστιν ἀπατηθῆναι· καὶ πᾶσαι εἰσὶν ἐνεργείᾳ, οὐ δυνάμει, ἐγίγνοντο γὰρ ἂν καὶ ἐφθείροντο, νῦν δὲ τὸ ὂν αὐτὸ οὐ γίγνεται οὐδὲ φθείρεται, ἔκ τινος γὰρ ἂν ἐγίγνετο· - ὅσα δή ἐστιν ὅπερ εἶναί τι καὶ ἐνέργειαι, περὶ ταῦτα οὐκ ἔστιν ἀπατηθῆναι ἀλλʼ ἢ νοεῖν ἢ μή· ἀλλὰ τὸ τί ἐστι ζητεῖται περὶ αὐτῶν, εἰ τοιαῦτά ἐστιν ἢ μή)· τὸ δὲ εἶναι ὡς τὸ ἀληθές, καὶ τὸ μὴ εἶναι τὸ ὡς τὸ ψεῦδος, ἓν μέν ἐστιν, εἰ σύγκειται, ἀληθές, τὸ δʼ εἰ μὴ σύγκειται, ψεῦδος· τὸ δὲ ἕν, εἴπερ ὄν, οὕτως ἐστίν, εἰ δὲ μὴ οὕτως, οὐκ ἔστιν· τὸ δὲ ἀληθὲς τὸ νοεῖν ταῦτα· τὸ δὲ ψεῦδος οὐκ ἔστιν, οὐδὲ ἀπάτη, ἀλλὰ ἄγνοια, οὐχ οἵα ἡ τυφλότης· ἡ μὲν γὰρ τυφλότης ἐστὶν ὡς ἂν εἰ τὸ νοητικὸν ὅλως μὴ ἔχοι τις. φανερὸν δὲ καὶ ὅτι περὶ τῶν ἀκινήτων οὐκ ἔστιν ἀπάτη κατὰ τὸ ποτέ, εἴ τις ὑπολαμβάνει ἀκίνητα. οἷον τὸ τρίγωνον εἰ μὴ μεταβάλλειν οἴεται, οὐκ οἰήσεται ποτὲ μὲν δύο ὀρθὰς ἔχειν ποτὲ δὲ οὔ (μεταβάλλοι γὰρ ἄν), ἀλλὰ τὶ μὲν τὶ δʼ οὔ, οἷον ἄρτιον ἀριθμὸν πρῶτον εἶναι μηθένα, ἢ τινὰς μὲν τινὰς δʼ οὔ· ἀριθμῷ δὲ περὶ ἕνα οὐδὲ τοῦτο· οὐ γὰρ ἔτι τινὰ μὲν τινὰ δὲ οὒ οἰήσεται, ἀλλʼ ἀληθεύσει ἢ ψεύσεται ὡς ἀεὶ οὕτως ἔχοντος.
Anglais
Hugh Tredennick, 1933-1935
The terms being and not-being are used not only with reference to the types of predication, and to the potentiality or actuality, or non-potentiality and non-actuality, of these types, but also (in the strictest sense ) to denote truth and falsity. This depends, in the case of the objects, upon their being united or divided; so that he who thinks that what is divided is divided, or that what is united is united, is right; while he whose thought is contrary to the real condition of the objects is in error. Then when do what we call truth and falsity exist or not exist? We must consider what we mean by these terms. It is not because we are right in thinking that you are white that you are white; it is because you are white that we are right in saying so. Now if whereas some things are always united and cannot be divided, and others are always divided and cannot be united, others again admit of both contrary states, then to be is to be united, i.e. a unity; and not to be is to be not united, but a plurality. Therefore as regards the class of things which admit of both contrary states, the same opinion or the same statement comes to be false and true, and it is possible at one time to be right and at another wrong; but as regards things which cannot be otherwise the same opinion is not sometimes true and sometimes false, but the same opinions are always true or always false. But with regard to incomposite things, what is being or not-being, and truths or falsity? Such a thing is not composite, so as to be when it is united and not to be when it is divided, like the proposition that the wood is white, or the diagonal is incommensurable ; nor will truth and falsity apply in the same way to these cases as to the previous ones. In point of fact, just as truth is not the same in these cases, so neither is being. Truth and falsity are as follows: contact and assertion are truth (for assertion is not the same as affirmation), and ignorance is non-contact. I say ignorance, because it is impossible to be deceived with respect to what a thing is, except accidentally ; and the same applies to incomposite substances, for it is impossible to be deceived about them. And they all exist actually, not potentially; otherwise they would be generated and destroyed; but as it is, Being itself is not generated (nor destroyed); if it were, it would be generated out of something. With respect, then, to all things which are essences and actual, there is no question of being mistaken, but only of thinking or not thinking them. Inquiry as to what they are takes the form of inquiring whether they are of such-and-such a nature or not. As for being in the sense of truth, and not-being in the sense of falsity, a unity is true if the terms are combined, and if they are not combined it is false. Again, if the unity exists, it exists in a particular way, and if it does not exist in that way, it does not exist at all. Truth means to think these objects, and there is no falsity or deception, but only ignorance - not, however, ignorance such as blindness is; for blindness is like a total absence of the power of thinking. And it is obvious that with regard to immovable things also, if one assumes that there are immovable things, there is no deception in respect of time. E.g., if we suppose that the triangle is immutable, we shall not suppose that it sometimes contains two right angles and sometimes does not, for this would imply that it changes; but we may suppose that one thing has a certain property and another has not; e.g., that no even number is a prime, or that some are primes and others are not. But about a single number we cannot be mistaken even in this way, for we can no longer suppose that one instance is of such a nature, and another not, but whether we are right or wrong, the fact is always the same.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Les termes être et non-être s’emploient non seulement par référence aux types de prédication, ainsi qu’à la puissance ou à l’acte, ou à l’impuissance et à l’absence d’acte, propres à ces types, mais aussi, au sens le plus strict, pour désigner le vrai et le faux. Cela dépend, dans le cas des objets, de ce qu’ils sont unis ou séparés, de sorte que celui qui pense que ce qui est séparé est séparé, ou que ce qui est uni est uni, est dans le vrai, tandis que celui dont la pensée est contraire à l’état réel des objets est dans l’erreur. Quand donc ce que nous appelons le vrai et le faux existe-t-il ou n’existe-t-il pas ? Il nous faut examiner ce que nous entendons par ces termes. Ce n’est pas parce que nous avons raison de penser que tu es blanc que tu es blanc ; c’est parce que tu es blanc que nous avons raison de le dire. Or, si certaines choses sont toujours unies et ne peuvent être séparées, si d’autres sont toujours séparées et ne peuvent être unies, tandis que d’autres encore admettent les deux états contraires, alors être, c’est être uni, c’est-à-dire constituer une unité ; et ne pas être, c’est ne pas être uni, mais constituer une pluralité. Par conséquent, pour la classe des choses qui admettent les deux états contraires, la même opinion ou le même énoncé devient faux et vrai, et il est possible d’avoir raison à un moment et tort à un autre ; mais, pour les choses qui ne peuvent être autrement, la même opinion n’est pas tantôt vraie et tantôt fausse : les mêmes opinions sont toujours vraies ou toujours fausses. Mais, en ce qui concerne les choses non composées, que sont l’être ou le non-être, et le vrai ou le faux ? Une telle chose n’est pas composée de manière à être lorsqu’elle est unie et à ne pas être lorsqu’elle est séparée, comme dans les propositions « le bois est blanc » ou « la diagonale est incommensurable » ; le vrai et le faux ne s’appliqueront pas non plus à ces cas de la même manière qu’aux précédents. En fait, de même que le vrai n’est pas le même dans ces cas, de même l’être ne l’est pas non plus. Le vrai et le faux se présentent comme suit : le contact et l’énonciation sont le vrai, car l’énonciation n’est pas la même chose que l’affirmation, et l’ignorance est l’absence de contact. Je dis ignorance parce qu’il est impossible de se tromper sur ce qu’est une chose, sauf par accident ; et il en va de même pour les substances non composées, car il est impossible de se tromper à leur sujet. Et elles existent toutes en acte, non en puissance ; autrement, elles seraient engendrées et détruites ; mais, en réalité, l’Être lui-même n’est pas engendré, ni détruit ; s’il l’était, il serait engendré à partir de quelque chose. Ainsi, pour toutes les choses qui sont des essences et qui sont en acte, il n’est pas question de se tromper, mais seulement de les penser ou de ne pas les penser. La recherche de ce qu’elles sont prend la forme d’une recherche visant à savoir si elles sont ou non de telle ou telle nature. Quant à l’être au sens du vrai et au non-être au sens du faux, une unité est vraie si les termes sont combinés, et, s’ils ne le sont pas, elle est fausse. En outre, si l’unité existe, elle existe d’une manière déterminée, et si elle n’existe pas de cette manière, elle n’existe pas du tout. Le vrai consiste à penser ces objets, et il n’y a ni fausseté ni erreur, mais seulement ignorance, non pas toutefois une ignorance comparable à la cécité, car la cécité est comme une absence totale de la puissance de penser. Il est manifeste également qu’à l’égard des choses immobiles, si l’on admet qu’il existe des choses immobiles, il n’y a pas d’erreur relative au temps. Par exemple, si nous supposons que le triangle est immuable, nous ne supposerons pas qu’il contient tantôt deux angles droits et tantôt non, car cela impliquerait qu’il change ; mais nous pouvons supposer qu’une chose possède une certaine propriété et qu’une autre ne la possède pas, par exemple qu’aucun nombre pair n’est premier, ou que certains le sont et d’autres non. Mais, à propos d’un nombre unique, nous ne pouvons pas nous tromper même de cette manière, car nous ne pouvons plus supposer qu’un exemplaire est de telle nature et qu’un autre ne l’est pas ; que nous ayons raison ou tort, le fait demeure toujours le même.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Éther et champ
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Sagesse humaine
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Justice
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Connaissance
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Logos de la nature
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Messie
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Nature
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Nécessité
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Raison
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Péché
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Substance
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Temps
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Vérité
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