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Aristote

Rhétorique Section 14

Section 629 sur 882

Référence canonique 2.5.14

Grec ancien

οὐκ οἴονται δὲ παθεῖν ἂν οὔτε οἱ ἐν εὐτυχίαις μεγάλαις ὄντες καὶ δοκοῦντες (διὸ ὑβρισταὶ καὶ ὀλίγωροι καὶ θρασεῖς, ποιεῖ δὲ τοιούτους πλοῦτος ἰσχὺς πολυφιλία δύναμις), οὔτε οἱ ἤδη πεπονθέναι πάντα νομίζοντες τὰ δεινὰ καὶ ἀπεψυγμένοι πρὸς τὸ μέλλον, ὥσπερ οἱ ἀποτυμπανιζόμενοι ἤδη· ἀλλὰ δεῖ τινα ἐλπίδα ὑπεῖναι σωτηρίας, περὶ οὗ ἀγωνιῶσιν. σημεῖον δέ· ὁ γὰρ φόβος βουλευτικοὺς ποιεῖ, καίτοι οὐδεὶς βουλεύεται περὶ τῶν ἀνελπίστων·

Anglais

J. H. Freese, 1926

Those who either are, or seem to be, highly prosperous do not think they are likely to suffer anything; wherefore they are insolent, contemptuous, and rash, and what makes them such is wealth, strength, a number of friends, power. It is the same with those who think that they have already suffered all possible ills and are coldly indifferent to the future, like those who are being beaten to death; for it is a necessary incentive to fear that there should remain some hope of being saved from the cause of their distress. A sign of this is that fear makes men deliberate, whereas no one deliberates about things that are hopeless.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Ceux qui connaissent, ou semblent connaître, une très grande prospérité ne pensent pas être exposés à subir quoi que ce soit. C’est pourquoi ils sont insolents, méprisants et téméraires, et ce qui les rend tels, c’est la richesse, la force, le grand nombre d’amis et le pouvoir. Il en va de même de ceux qui pensent avoir déjà subi tous les maux possibles et demeurent froidement indifférents à l’avenir, comme ceux que l’on frappe à mort. Pour que la crainte soit éveillée, il faut nécessairement que subsiste quelque espoir d’être sauvé de la cause de sa détresse. En voici un signe : la crainte fait délibérer les hommes, tandis que personne ne délibère sur ce qui est sans espoir.

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