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Chrysippe
SVF II : logique et physique de Chrysippe Page scan-082
Page 72 sur 348
Référence canonique scan-082
Grec ancien
19 DIALECTICA. ποιεῖ) - - ἔστι δὲ καὶ διασαφητικός, ὃ ἐλεγκτικὸς καλούμενος παρὰ τοῖς Στωϊκοῖς,, οὕτως λύσεις ..βούλομ᾽ ἐγὼ λαὸν σόον ἔμμεναι ἢ ἀπολέσϑαι“. ἔστι γὰρ ἤπερ ἀπολέσϑαι. ἐν ἤϑει δὲ λέγεται ὑπὸ τοῦ "Ayaufuvovozc. 218 Gellius Noct. Att. XVI 8, 12. Est item aliud, quod Graeci διε- 5 ζξευγμένον ἀξίωμα, nos ,disiunctum* dicimus. Id huiuscemodi est: ,aut malum est voluptas aut bonum aut neque bonum neque malum est^. Omnia autem, quae disiunguntur, pugnantia esse inter sese oportet, eorum- que opposita, quae ἀντικείμενα Graeci dicunt, ea quoque ipsa inter se ad- versa esse. Ex omnibus, quae disiunguntur, unum esse verum 10 debet, falsa cetera. Quod si aut nihil omnium verum, aut omnia plurave quam unum vera erunt, aut quae disiuncta sunt non pugnabunt, aut quae opposita eorum sunt contraria inter sese non erunt, tunc id dis- iunctum mendacium est et appellatur παραδιεξζευγμένον; sicuti hoc est, in quo quae opposita non sunt contraria: ,aut curris aut ambulas aut i5 stas". - - - - possis enim simul eodemque tempore neque ambulare neque stare neque currere. 219 Cicero Acad. Pr. I 97. cum ab Epicuro - non impetrent, ut verum esse concedat, quod ita effabimur: ,aut vivet cras Hermarchus aut non vivet", cum dialectici sic statuant, omne quod ita disiunctum 20 510, quasi 'aut etiam aut non' non modo verum esse, sed etiam necessarium. (paulo post:) dialectici - id est Antiochus et Stoici. 220 Galenus introductio dialectica 5 p. 12, 3 Kalbf. dv» ἐνίοις δ᾽ ἀξιώμασιν ἐγχωρεῖ μὲν εἶναι καὶ πλείω καὶ πάντα, μὴ μόνον ἕν, ἀναγκαῖον δ᾽ ἐστὶ τὸ ἕν ὑπάρχειν᾽ ὀνομάζουσι δ᾽ ἔνιοι τὰ τοιαῦτα «παραδιεζευγ- μένα““, τῶν διεξευγμένων ἕν μόνον ἐχόντων ἀληϑές, ἄν τ᾽ ἐκ δυοῖν ἀξιω- μάτων ἁπλῶν ἄν v ἐκ πλειόνων συγκέηται. οι 8 6. Περὶ σημείου. 221 Sextus adv. math. VIII 244. βφαχέα δ᾽ ἴσως δεήσει καὶ περὶ τοῦ ἀρέσκοντος αὐτοῖς προλαβεῖν, x«9' ὃ ἀξίωμα ϑέλουσιν εἶναι τὸ σημεῖον, καὶ 80 διὰ τοῦτο νοητόν. ὑπογράφοντες τοίνυν φασὶ σημεῖον εἶναι ἀξίωμα ἐν ὑγιεῖ συνημμένῳ καϑηγούμενον, ἐκκαλυπτικὸν τοῦ λήγοντος. κρίσεις δὲ τοῦ ὑγιοῦς συνημμένου πολλὰς μὲν καὶ ἄλλας εἶναί φασιν, μίαν δ᾽ ἐξ ἁπασῶν ὑπάρχειν - - τὴν ἀποδοϑησομένην. πᾶν γὰρ συνημμένον ἤ ἀπὸ ἀληϑοῦς ἀρχόμενον εἰς ἀληϑὲς λήγει, ἢ ἀπὸ ψεύδους ἀρχόμενον ἐπὶ ψεῦδος λήγει; ἢ ἀπ’ ἀληϑοῦς ἐπὶ ψεῦδος, ἢ ἀπὸ ψεύδους ἐπ᾽ ἀληϑές. ἀπὸ μὲν οὖν ἀληϑοῦς ἀρχόμενον ἐπ᾽ ἀληϑὲς λήγει τὸ RD» εἰσὶ ϑεοί, προνοίᾳ ϑεῶν διοικεῖται ὃ πόσμος", ἀπὸ ψεύδους δὲ ἐπὶ ψεῦδος τὸ ..εἰ πέταται ἣ γῆ; πτέρυγας ἔχει ἡ γῆ“, ἀπὸ ψεύδους δὲ ἐπ᾽ ἀληϑὲς τό 5i πέταται ἡ γῆ, ἔστιν à γῆ“; ἀπὸ δὲ ἀληϑοῦς ἐπὶ ψεῦδος τὸ ..εἰ κινεῖται οὗτος, περιπατεῖ 40 οὗτος“ μὴ περιπατοῦντος μὲν αὐτοῦ, κινουμένου δέ. τεσσάρων οὖν οὐσῶν τοῦ συνημμένου συζυγιῶν, --- --- κατὰ uiv τοὺς πρώτους τρεῖς τρό- πους φασὶν ἀληϑὲς τοῦτο γίνεσϑαι - xa9' ἕνα δὲ μόνον γίνε- 3 σι 22 ἐν ἐνίοις ΚΑΙ Η͂., ἔνιοι cod. 24 ἕν ὑπάρχειν Kalbfl, ἐνυπάρχειν cod. || ἔνιοι scil. Stoici, qui etiam παρασυνημμένον excogitaverunt. Cf. Gellius N. A. XVI, 8. 36 εἰ add. Bk.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
DIALECTIC. It does both. There is also an explanatory use, which is called elenctic by the Stoics. Thus you will construe: “I wish the people to be safe rather than to perish.” For it means “rather than perish.” It is spoken with feeling by Agamemnon.
218 Gellius, Attic Nights XVI 8, 12. There is also another form which the Greeks call a “disjoined proposition” and we call a “disjunction.” It is of this kind: “Pleasure is either an evil, or a good, or neither good nor evil.” Everything disjoined must conflict with everything else, and their opposites, which the Greeks call antikeimena, must themselves also be mutually opposed. Of all the alternatives disjoined, one must be true and the rest false. But if none of them is true, or all or more than one are true, or if the disjoined alternatives do not conflict, or their opposites are not mutually contrary, then the disjunction is false and is called “paradisjoined,” as in this example, where the opposites are not contrary: “You are either running, walking, or standing.” For you could at the same time be neither walking, standing, nor running.
219 Cicero, Prior Academics I 97. Although they cannot induce Epicurus to concede as true the statement, “Hermarchus will either be alive tomorrow or will not be alive,” the dialecticians maintain that every disjunction framed as “either yes or no” is not merely true but necessary. Shortly afterward: the dialecticians, that is, Antiochus and the Stoics.
220 Galen, Introduction to Dialectic 5, p. 12, 3 Kalbfleisch. In some propositions it is possible for several or even all the alternatives, and not merely one, to hold, although it is necessary for one to hold. Some call propositions of this kind “paradisjoined,” whereas disjoined propositions have only one true alternative, whether composed of two simple propositions or of more.
§ 6. On the sign.
221 Sextus, Against the Mathematicians VIII 244. It may perhaps be necessary to anticipate briefly what they accept, according to which they hold that the sign is a proposition and is therefore intelligible. By way of definition, then, they say that a sign is a proposition serving as antecedent in a sound conditional and revealing the consequent. They say that there are many other criteria of a sound conditional, but that among them all there is one, namely the one about to be given. For every conditional either begins with truth and ends in truth, begins with falsehood and ends in falsehood, begins with truth and ends in falsehood, or begins with falsehood and ends in truth. The conditional “If there are gods, the cosmos is governed by the providence of the gods” begins with truth and ends in truth. “If the earth flies, the earth has wings” begins with falsehood and ends in falsehood. “If the earth flies, the earth exists” begins with falsehood and ends in truth. “If this man is moving, this man is walking,” when he is not walking but is moving, begins with truth and ends in falsehood. Since there are four combinations of the conditional, they say that it is true according to the first three modes, but false according to only one.
22 The manuscripts read “in some”; the codex has “some.” 24 “One holds” Kalbfleisch; the codex has “inheres.” “Some,” namely the Stoics, who also devised the “paraconditional.” Cf. Gellius, Attic Nights XVI 8. 36 “If” added by Bekker.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
DIALECTIQUE. 72. [...] Il existe aussi un emploi explicatif, appelé « élénctique » chez les Stoïciens. Ainsi résoudras-tu : « Je veux, moi, que le peuple soit sauvé plutôt qu’il ne périsse. » Le sens est en effet « plutôt que de périr ». Agamemnon le dit avec une nuance de caractère.
218 Aulu-Gelle, Nuits attiques XVI, 8, 12. Il existe encore une autre proposition que les Grecs appellent διεζευγμένον ἀξίωμα et que nous nommons « disjonctive ». Elle est de cette forme : « Ou le plaisir est un mal, ou il est un bien, ou il n’est ni un bien ni un mal. » Tous les termes disjoints doivent être incompatibles entre eux, et leurs opposés, que les Grecs appellent ἀντικείμενα, doivent également être contraires les uns aux autres. Parmi tous les termes disjoints, un seul doit être vrai et les autres faux. Si aucun d’eux n’est vrai, ou s’ils le sont tous, ou si plusieurs le sont, ou encore si les termes disjoints ne sont pas incompatibles, ou si leurs opposés ne sont pas contraires entre eux, alors la disjonction est fausse et reçoit le nom de παραδιεζευγμένον, comme dans cet exemple, où les opposés ne sont pas contraires : « Ou tu cours, ou tu marches, ou tu te tiens debout. » [...] Tu peux en effet, au même moment, ne marcher, ni te tenir debout, ni courir.
219 Cicéron, Premiers Académiques I, 97. Ils ne peuvent obtenir d’Épicure qu’il reconnaisse pour vrai l’énoncé suivant : « Ou Hermarque vivra demain, ou il ne vivra pas », alors que les dialecticiens établissent que toute disjonction formulée sous la forme « ou bien oui, ou bien non » est non seulement vraie, mais nécessaire. (Peu après :) Les dialecticiens, c’est-à-dire Antiochus et les Stoïciens.
220 Galien, Introduction à la dialectique 5, p. 12, 3 Kalbfleisch. Dans certaines propositions, il est possible que plusieurs termes, voire tous, soient vrais, et non pas un seul ; il est néanmoins nécessaire qu’un au moins le soit. Certains appellent de telles propositions « para-disjonctives », tandis que les disjonctives n’ont qu’un seul terme vrai, qu’elles soient composées de deux propositions simples ou d’un plus grand nombre.
§ 6. Du signe.
221 Sextus, Contre les mathématiciens VIII, 244. Il faudra peut-être exposer brièvement aussi leur doctrine, selon laquelle ils veulent que le signe soit une proposition et, pour cette raison, un intelligible. Ils le définissent ainsi : le signe est une proposition qui constitue l’antécédent d’une implication saine et qui révèle le conséquent. Ils disent qu’il existe beaucoup de critères de l’implication saine, mais que, parmi tous, il en est un [...] qui sera présenté. Toute implication commence en effet soit par le vrai et finit dans le vrai, soit par le faux et finit dans le faux, soit par le vrai et finit dans le faux, soit par le faux et finit dans le vrai. Commence par le vrai et finit dans le vrai celle-ci : « S’il existe des dieux, le monde est gouverné par la providence des dieux » ; par le faux et dans le faux : « Si la terre vole, la terre a des ailes » ; par le faux et dans le vrai : « Si la terre vole, la terre existe » ; par le vrai et dans le faux : « Si cet homme se meut, cet homme marche », à supposer qu’il ne marche pas tout en se mouvant. Il existe donc quatre combinaisons de l’implication. [...] Dans les trois premiers modes, disent-ils, elle devient vraie ; dans un seul elle devient fausse [...].
22 Les manuscrits KA et H portent ἐν ἐνίοις ; le codex, ἔνιοι. 24 ἕν ὑπάρχειν selon Kalbfleisch ; le codex porte ἐνυπάρχειν. ἔνιοι, c’est-à-dire les Stoïciens, qui ont aussi inventé le παρασυνημμένον. Cf. Aulu-Gelle, Nuits attiques XVI, 8. 36 εἰ ajouté par Bekker.
Concepts de ce passage
Raison cosmique
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Dialectique
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Destin et responsabilité
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Nature
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Plaisir
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Logique propositionnelle
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Raison
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