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Chrysippe

SVF III : éthique de Chrysippe Page scan-061

Page 51 sur 203

Référence canonique scan-061

Grec ancien

DE VIRTUTE. 53 221 Philo de Moyse lib. III Vol. II Mang. p. 162. otro fy& xoi iml vüv dgevüv' Éíov yào cvuféfmuev sivon wol dgy?v wol Tílog, dpy?v uiv Ov, o)x éb £vígug Óvvdusog, GAÀ' ib fowvijg geras víAog Ob ÜTt mgüc e)rQv Ó xcrà qciw fog conso. 8 3. De perversione rationis (dia0v90qj). 228 Diog. Laért. VII 89. ó:a6roégsc9o. 0i vó Aoyixóv fóov v0Tvt uiv Ói& vàg TOv PboO:v mooyudrov müi9evórqvac, morb OP Oi vv xoTQynoww TOv GvvóvrOv, ime 5 qcig &gogu&c Óíüccw GüveGToÓgove. 229 Chalcidius ad Timaeum ep. 165. Dieunt porro non spontanea esse delicta, ideo quod omnis anima particeps divinitatis naturali adpetitu bonum quidem semper expetit, errat tamen aliquando in iudicio bonorum et malorum. namque alii nostrum summum bonum voluptatem putant, divitias alii, plerique gloriam et omnia magis quam ipsum verum bonum. Est erroris causa multiplex. Prima quam Stoici duplicem perver- sionem vocant. haec autem nascitur tam ex rebus ipsis quam ex divulgatione famae. Quippe mox natis exque materno viscere deci- dentibus provenit ortus cum aliquo dolore, propterea quod ex calida at- que umida sede ad frigus et siccitatem aéris circumfusi migrent. Adver- sum quem dolorem frigusque puerorum opposita est, medicinae loco, artifieiosa obstetricum provisio, ut aqua calida confoveantur recens nati adhibeanturque vices et similitudo materni gremii ex calefactione atque fotu, quo laxatum corpus tenerum delectatur et quiescit. Ergo ex utro- que sensu, tam doloris quam delectationis, opinio quaedam naturalis exo- ritur, omme suave ac delectabile bonum, contraque quod dolorem adferat malum esse atque vitandum. cp. 166. Par atque eadem habetur sententia de indigentia quoque et exsaturatione, blanditiis obiurgationibusque, cum aetatis fuerint auctioris. proptereaque confirmata eadem aetate in anti- cipata sententia permanent: omne blandum bonum, etiamsi sit inutile, omne etiam laboriosum, etiamsi commoditatem adferat, malum existimantes. Consequenter divitias, quod praestantissimum sit in his instrumentum voluptatis, eximie diligunt, gloriamque pro honore amplexantur. Natura quippe omnis homo laudis atque honoris est adpetens. est enim honor virtutis testimonium. Sed prudentes quidem versatique in sciscitatione sapientiae viri sciunt, quam et cuiusmodi debeant excolere virtutem. Vul- gus vero imperitum propter ignorationem rerum pro honore gloriam po- pularemque existimationem colunt. pro virtute vero vitam consectantur voluptatibus delibutam, potestatem faciendi quae velint regiam quandam esse eminentiam existimantes: natura siquidem regium animal est homo, et quia regnum semper comitatur potestas, potestati quoque regnum ob- sequi suspicatur, cum regnum sit iusta tutela parentum. simul quia be- atum necesse est libenter vivere, putant etiam eos, qui cum voluptate 2 &oyTv scripsi, &oyjj vulg. 9 órà uàv B. || zoceyucdvo» Bake, zocyue- v&v libri. | óvà à? B. 25 36 40

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

ON VIRTUE. 53

227 Philo, On the Life of Moses, book III, vol. II Mangey, p. 162. So it is with the virtues: God is both their beginning and their end. He is their beginning not because of some inherent potentiality, but because he bestowed them; and their end because the life according to nature hastens toward him.

§ 3. On the perversion of reason (diastrophē).

228 Diogenes Laertius VII 89. The rational animal is perverted sometimes through the persuasiveness of external affairs and sometimes through the instruction of associates, since nature supplies starting points that are unperverted.

229 Calcidius, Commentary on the Timaeus, chapter 165. They further say that offenses are not voluntary, because every soul, as a participant in divinity, always seeks the good by a natural impulse, but sometimes errs in its judgment of goods and evils. Some of us think pleasure the highest good, others wealth, and most people glory, anything rather than the true good itself.

The cause of error is manifold. The first is what the Stoics call a twofold perversion. This arises both from things themselves and from the propagation of opinion. As soon as children are born and fall from the maternal womb, their entrance into life comes with some pain, because they pass from a warm and moist dwelling into the cold and dryness of the surrounding air. Against this pain and cold, the skillful foresight of midwives provides a remedy: newborn children are warmed with hot water, and the maternal womb is replaced and imitated through heating and warmth, by which the relaxed, tender body is delighted and brought to rest. From both sensations, pain and delight, a certain natural opinion therefore arises that everything sweet and delightful is good, while whatever causes pain is evil and must be avoided.

Chapter 166. The same account applies to need and satiation, to caresses and scoldings, when children have grown somewhat older. Thus, confirmed by age, they persist in their preconceived judgment, considering everything pleasing to be good even if useless, and everything laborious to be evil even if it brings advantage. Consequently they love wealth exceedingly, since it is the most powerful instrument of pleasure, and embrace glory in place of honor. By nature every human being seeks praise and honor, for honor is testimony to virtue. Prudent men practiced in the investigation of wisdom know what kind of virtue they ought to cultivate. But the uneducated multitude, through ignorance of things, cultivate glory and popular esteem in place of honor. In place of virtue, they pursue a life steeped in pleasures, considering the power to do whatever they wish a kind of royal eminence. For the human being is by nature a royal animal; and because power always attends kingship, they suppose kingship also follows power, although kingship is the just guardianship of subjects. At the same time, because a happy person must necessarily live gladly, they think that those who live with pleasure will also be happy.

2 I wrote ‘beginning’; the common reading differs. 9 One manuscript reads ‘through the’; Bake conjectures another form. Another manuscript reads ‘but through.’

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

DE LA VERTU. 53

227 Philon, De Moïse, livre III, vol. II Mangey, p. 162. Il en va ainsi également des vertus. Il arrive qu’une même chose soit à la fois principe et fin: principe non comme puissance inactive, mais comme activité déjà présente; fin, parce que la vie conforme à la nature se hâte vers elle.

§ 3. De la perversion de la raison, διαστροφή.

228 Diogène Laërce, VII, 89. L’animal rationnel se pervertit tantôt à cause du caractère persuasif des choses extérieures, tantôt à cause de l’enseignement de ceux qui l’entourent, puisque la nature fournit des impulsions exemptes de perversion.

229 Chalcidius, Commentaire sur le Timée, chap. 165. Ils disent en outre que les fautes ne sont pas volontaires, parce que toute âme, participant à la divinité, recherche toujours le bien par une impulsion naturelle, mais se trompe parfois dans son jugement sur les biens et les maux. Certains d’entre nous considèrent en effet le plaisir comme le souverain bien, d’autres les richesses, la plupart la gloire, et tous placent avant le bien véritable toute autre chose.

La cause de l’erreur est multiple. La première est ce que les Stoïciens appellent la double perversion. Elle naît à la fois des choses elles-mêmes et de la propagation de l’opinion. Dès leur naissance et leur sortie des entrailles maternelles, les nouveau-nés viennent au jour avec quelque douleur, parce qu’ils passent d’un séjour chaud et humide au froid et à la sécheresse de l’air environnant. Contre cette douleur et ce froid des enfants, la prévoyance ingénieuse des sages-femmes oppose comme remède l’eau chaude dont elles réchauffent les nouveau-nés; par la chaleur et les soins, elles reproduisent les conditions et l’apparence du sein maternel, ce qui détend, réjouit et apaise leur corps délicat. De ces deux sensations, douleur et plaisir, naît donc une certaine opinion naturelle: tout ce qui est doux et agréable serait un bien, et, inversement, tout ce qui cause de la douleur serait un mal à éviter.

Chap. 166. On porte un jugement identique sur le besoin et le rassasiement, puis, à un âge plus avancé, sur les caresses et les réprimandes. Affermis avec l’âge, les êtres humains demeurent ainsi dans cette opinion anticipée: ils jugent bon tout ce qui flatte, même si c’est inutile, et mauvais tout ce qui demande un effort, même si cela procure un avantage. Par conséquent, ils aiment extraordinairement les richesses, parce qu’elles constituent le plus puissant instrument du plaisir, et ils embrassent la gloire à la place de l’honneur. Tout homme recherche en effet naturellement la louange et l’honneur, car l’honneur est le témoignage de la vertu. Les hommes prudents et exercés dans la recherche de la sagesse savent quelle vertu ils doivent cultiver et de quelle nature elle est. Mais la foule ignorante, faute de connaître les choses, cultive en guise d’honneur la gloire et l’estime populaire. À la place de la vertu, elle recherche une vie enduite de plaisirs et considère le pouvoir de faire ce qu’elle veut comme une sorte de prééminence royale. L’homme est en effet par nature un animal royal et, parce que le pouvoir accompagne toujours la royauté, il suppose aussi que la royauté suit le pouvoir, alors que la royauté est la juste protection de ceux qui lui sont soumis. De même, parce que l’homme heureux doit nécessairement vivre avec agrément, ils pensent que ceux qui vivent avec plaisir seront heureux.

2 J’ai écrit ἀρχήν; la leçon courante est ἀρχῇ. 9 Le manuscrit B porte διὰ μὲν. Bake lit πραγμάτων; les manuscrits ont une autre leçon. B porte διὰ δέ.

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