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Cicéron
Lettres à Atticus Passage 8
Passage 102 sur 1 479
Référence canonique 1.19.8
Latin
perseus-cicero-letters_to_atticus-lat
odia autem illa libidinosae et delicatae iuventutis quae erant in me incitata sic mitigata sunt comitate quadam mea me unum ut omnes illi colant; nihil iam denique a me asperum in quemquam fit nec tamen quicquam populare ac dissolutum, sed ita temperata tota ratio est ut rei publicae constantiam praestem, privatis meis rebus propter infirmitatem bonorum, iniquitatem malevolorum, odium in me improborum adhibeam quandam cautionem et diligentiam atque ita, tametsi his novis amicitiis implicati sumus, ut crebro mihi vafer ille Siculus insusurret Epicharmus cantilenam illam suam; νᾶφε καὶ μέμνασ' ἀπιστεῖν: ἄρθρα ταῦτα τᾶν φρενῶν ac nostrae quidem rationis ac vitae quasi quandam formam, ut opinor, vides.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
The hatred stirred against me among the lustful and pampered young has been so softened by a certain affability of mine that they all now pay court to me alone. In short, I now treat no one harshly, though I do nothing demagogic or lax. My entire policy is so balanced that I maintain firmness in public affairs, while in my private concerns, because of the weakness of the good, the unfairness of the malevolent, and the hatred of the wicked toward me, I employ a certain caution and diligence. Although I am entangled in these new friendships, that shrewd Sicilian Epicharmus often whispers his old refrain to me: “Be sober and remember to distrust. These are the sinews of the mind.” I think you now see a sort of outline of my policy and life.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Quant à la haine que la jeunesse débauchée et délicate avait excitée contre moi, je l’ai adoucie par une certaine affabilité, au point que tous ces jeunes gens m’honorent maintenant plus que personne. Je ne montre désormais d’âpreté envers aucun homme, sans rien faire pourtant de populaire ni de relâché. Toute ma conduite est réglée de telle sorte que je garantisse la fermeté de la République tout en prenant, dans mes affaires privées, certaines précautions et certains soins contre la faiblesse des honnêtes gens, l’iniquité des malveillants et la haine que me portent les malhonnêtes. Et cela, bien que je sois engagé dans ces nouvelles amitiés, de façon que le rusé Sicilien Épicharme me murmure souvent son refrain: νᾶφε καὶ μέμνασ’ ἀπιστεῖν: ἄρθρα ταῦτα τᾶν φρενῶν. Tu vois ainsi, je pense, comme une image de ma conduite et de ma vie.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Devoir civique
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Fortune
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Amitié
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Raison
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