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Cicéron
Lettres à Atticus Passage 5
Passage 800 sur 1 479
Référence canonique 10.4.5
Latin
perseus-cicero-letters_to_atticus-lat
praeclara igitur conscientia sustentor, cum cogito me de re publica aut meruisse optime cum potuerim, aut certe numquam nisi pie cogitasse, eaque ipsa tempestate eversam esse rem publicam quam ego XIIII annis ante prospexerim. hac igitur conscientia comite proficiscar magno equidem cum dolore nec tam id propter me aut propter fratrem meum, quorum est iam acta aetas, quam propter pueros, quibus interdum videmur praestare etiam rem publicam debuisse. quorum quidem alter †non tam† quia maiore pietate est me mirabiliter excruciat, alter (o rem miseram! nihil enim mihi accidit in omni vita acerbius) indulgentia videlicet nostra depravatus eo progressus est quo non audeo dicere. et exspecto tuas litteras; scripsisti enim te scripturum esse plura cum ipsum vidisses.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
I am therefore sustained by a splendid conscience when I reflect that I either served the republic in the best possible way when I had the power, or at least never thought about it except dutifully, and that the republic was overthrown in the very storm I had foreseen fourteen years earlier. With this conscience as my companion I shall depart, though with great sorrow, not so much on my own account or my brother's, since our lives are already largely spent, as on account of the boys, to whom it sometimes seems that we ought also to have guaranteed a republic. One of them †not so much†, because he possesses greater devotion, torments me astonishingly. The other, what misery! For nothing more bitter has happened to me in my whole life, has evidently been corrupted by our indulgence and advanced to a point I dare not state. I await your letter, for you wrote that you would say more after seeing him.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Je suis donc soutenu par une conscience excellente lorsque je songe que, dans les affaires publiques, j'ai rendu les meilleurs services quand je l'ai pu, ou du moins n'ai jamais formé que des pensées inspirées par le devoir, et que l'État a été renversé par la tempête même que j'avais prévue quatorze ans auparavant. Je partirai donc accompagné de cette conscience, avec une grande douleur, assurément, moins à cause de moi ou de mon frère, dont l'âge est déjà avancé, qu'à cause des enfants, auxquels il nous semble parfois que nous aurions même dû assurer un État. L'un d'eux †non pas tant†, parce qu'il éprouve pour moi une plus grande affection, me torture merveilleusement; l'autre, ô malheur, car rien de plus amer ne m'est arrivé dans toute ma vie, gâté sans doute par notre indulgence, s'est avancé jusqu'à un point que je n'ose nommer. J'attends ta lettre, car tu as écrit que tu m'en dirais davantage après l'avoir vu lui-même.
Concepts de ce passage
Colère
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Devoir civique
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Fortune
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Amitié
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Éros philosophique
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Temps
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