# Lettres à Atticus

- Identifiant : `cicero.letters_to_atticus`
- Auteur : Cicéron
- URL canonique : https://prokopton42.com/fr/ouvrages/cicero/letters-to-atticus/reference-11-24-5/
- Empreinte : `14b83027085b2fe2e8ad2730dd79031bec7f8b965c1fbe105176b8f634287907`

## Passage 11.24.5

### Latin

quod me mones de vultu et oratione ad tempus accommodanda, etsi difficile est, tamen imperarem mihi, si mea quicquam interesse putarem. quod scribis litteris putare Africanum negotium confici posse, vellem scriberes cur ita putares; mihi quidem nihil in mentem venit qua re id putem fieri posse. tu tamen velim, si quid erit quod consolationis aliquid habeat, scribas ad me; sin, ut perspicio, nihil erit, scribas id ipsum. ego ad te, si quid audiero citius, scribam. vale . viii Idus Sextil.

### Anglais

As for your warning that I should adapt my expression and speech to the circumstances, difficult though it is, I would nevertheless command myself to do so if I thought it mattered at all to me. You write that you think the African affair can be settled by correspondence. I wish you had written why you think so; for my part, no reason occurs to me why I should think it possible. Still, if there is anything that affords some consolation, please write it to me; but if, as I perceive, there is nothing, write that very thing. If I hear anything sooner, I shall write to you. Farewell. August 6.

### Français

Tu m’avertis d’adapter mon visage et mes paroles aux circonstances. Bien que cela soit difficile, je me l’imposerais si je pensais que cela m’importât en quoi que ce soit. Tu écris croire que l’affaire d’Afrique peut être réglée par lettres ; je voudrais que tu m’écrives pourquoi tu le penses. Pour ma part, aucune raison de le croire possible ne me vient à l’esprit. Je voudrais pourtant que, s’il survient quelque nouvelle ayant de quoi me consoler, tu me l’écrives ; si, comme je le comprends, il n’y en a aucune, écris-moi cela même. Si j’apprends quelque chose plus tôt, je te l’écrirai. Porte-toi bien. Le 6 août.

