Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Cicéron

Lettres à Atticus Passage 2

Passage 180 sur 1 479

Référence canonique 2.19.2

Latin

perseus-cicero-letters_to_atticus-lat

scito nihil umquam fuisse tam infame, tam turpe, tam peraeque omnibus generibus, ordinibus, aetatibus offensum quam hunc statum qui nunc est, magis me hercule quam vellem non modo quam putarem. populares isti iam etiam modestos homines sibilare docuerunt. Bibulus in caelo est nec qua re scio, sed ita laudatur quasi unus homo nobis cunctando restituit rem. Pompeius, nostri amores, quod mihi summo dolori est, ipse se adflixit. neminem tenent voluntate; ne metu necesse sit iis uti vereor. ego autem neque pugno cum illa causa propter illam amicitiam neque approbo, ne omnia improbem quae antea gessi; utor via. populi sensus maxime theatro et spectaculis perspectus est; nam gladiatoribus qua dominus qua advocati sibilis conscissi; ludis Apollinaribus Diphilus tragoedus in nostrum Pompeium petulanter invectus est; nóstra miseriá tu es magnus - miliens coactus est dicere; Éandem virtutem ístam veniet témpus cum gravitér gemes totius theatri clamore dixit itemque cetera. nam et eius modi sunt ii versus uti in tempus ab inimico Pompei scripti esse videantur: si neque leges neque mores cogunt - , et cetera magno cum fremitu et clamore sunt dicta. Caesar cum venisset mortuo plausu, Curio filius est insecutus. huic ita plausum est ut salva re publica Pompeio plaudi solebat. tulit Caesar graviter. litterae Capuam ad Pompeium volare dicebantur. inimici erant equitibus qui Curioni stantes plauserant, hostes omnibus; Rosciae legi, etiam frumentariae minitabantur. sane res erat perturbata. equidem malueram quod erat susceptum ab illis silentio transiri, sed vereor ne non liceat. non ferunt homines quod videtur esse tamen ferendum; sed est iam una vox omnium magis odio firmata quam praesidio.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Know that nothing has ever been so infamous, so shameful, or so uniformly offensive to every class, order, and age as the present state of affairs, by Hercules far more than I would wish, let alone than I expected. Those populists have now taught even moderate men to hiss. Bibulus is in heaven, though I do not know why; he is praised as though he alone, by delaying, had restored the Republic to us. Pompey, our beloved, which causes me the greatest pain, has ruined himself. They hold no one by goodwill; I fear they will be compelled to employ fear. For my part, I neither fight that cause, because of that friendship, nor approve it, lest I condemn everything I previously did. I take a middle road. The people's feeling has been most clearly seen in the theater and at the shows. At the gladiatorial games both the giver and his advocates were torn apart by hisses. At the Apollinarian Games the tragic actor Diphilus attacked our Pompey insolently. He was forced a thousand times to repeat, ‘By our misery you are great.’ He delivered ‘The time will come when you will bitterly lament that courage of yours’ amid the shouting of the entire theater, and similarly the rest. Those verses are of such a kind that they seem written for the present occasion by an enemy of Pompey: ‘If neither laws nor customs compel...’ and the rest were spoken amid great roaring and shouting. When Caesar entered, the applause died; young Curio followed him and received such applause as Pompey used to receive when the Republic was safe. Caesar took it badly. Letters were said to be flying to Pompey at Capua. Those who had applauded Curio standing became enemies of the knights, foes of everyone; they threatened the Roscian law and even the grain law. The situation was thoroughly disturbed. I would indeed have preferred their enterprise to pass in silence, but I fear that will not be possible. Men cannot endure what nevertheless seems to have to be endured. But there is now one voice among all, strengthened more by hatred than by any protection.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Sache que rien n’a jamais été aussi infâme, aussi honteux, aussi unanimement offensant pour toutes les classes, tous les ordres et tous les âges que le régime présent. Par Hercule, il l’est bien plus que je ne voudrais, et même que je ne le pensais. Ces hommes populaires ont maintenant appris à siffler même aux gens modérés. Bibulus est au ciel. J’ignore pourquoi, mais on le loue comme l’unique homme qui, en temporisant, nous a rendu la République. Pompée, nos délices, s’est lui-même abattu, ce qui m’est une douleur extrême. Ils ne tiennent personne par l’affection; je crains qu’ils ne soient contraints d’employer la peur. Pour moi, je ne combats pas leur cause à cause de cette amitié, mais je ne l’approuve pas non plus, afin de ne pas désavouer tout ce que j’ai fait auparavant. Je suis une voie moyenne. Le sentiment du peuple s’est manifesté surtout au théâtre et aux spectacles. Aux combats de gladiateurs, le maître comme ses défenseurs ont été déchirés par les sifflets. Aux jeux Apollinaires, l’acteur tragique Diphilus s’en est pris avec insolence à notre Pompée. Il fut contraint de répéter mille fois: «Tu es grand par notre misère.» Il prononça aussi, au milieu des clameurs de tout le théâtre: «Cette même vaillance, un temps viendra où tu la regretteras amèrement», et ainsi de suite. Ces vers semblaient avoir été écrits pour la circonstance par un ennemi de Pompée: «Si ni les lois ni les mœurs ne contraignent», et le reste fut déclamé parmi de grands grondements et cris. César entra sous des applaudissements morts; le jeune Curion le suivit et reçut une ovation comme on en donnait jadis à Pompée lorsque la République était sauve. César le prit mal. On disait que des lettres volaient vers Pompée à Capoue. Ils étaient irrités contre les chevaliers qui avaient applaudi Curion debout, hostiles à tous; ils menaçaient la loi Roscia et même la loi frumentaire. La situation était fort troublée. J’aurais préféré que l’entreprise de ces hommes fût accueillie en silence, mais je crains que ce ne soit impossible. Les hommes ne supportent pas ce qui semble pourtant devoir être supporté. Il n’y a désormais qu’une voix, affermie davantage par la haine que par la protection.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète