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Cicéron

Lettres à Atticus Passage 2

Passage 616 sur 1 479

Référence canonique 8.3.2

Latin

perseus-cicero-letters_to_atticus-lat

cum merita Pompei summa erga salutem meam familiaritasque quae mihi cum eo est, tum ipsa rei publicae causa me adducit ut mihi vel consilium meum cum illius consilio vel fortuna mea cum illius fortuna coniungenda esse videatur. accedit illud. si maneo et illum comitatum optimorum et clarissimorum civium desero, cadendum est in unius potestatem. qui etsi multis rebus significat se nobis esse amicum (et ut esset a me est, tute scis, propter suspicionem huius impendentis tempestatis multo ante provisum), tamen utrumque considerandum est et quanta fides ei sit habenda et, si maxime exploratum sit eum nobis amicum fore, sitne viri fortis et boni civis esse in ea urbe in qua cum summis honoribus imperiisque usus sit, res maximas gesserit, sacerdotio sit amplissimo praeditus, non futurus sit, qui fuerit , subeundumque periculum sit cum aliquo fore dedecore, si quando Pompeius rem publicam reciperarit.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Both Pompey’s supreme services toward my safety and my intimate friendship with him, together with the cause of the Republic itself, lead me to think that either my policy must be joined with his policy or my fortune with his fortune. There is this further consideration. If I remain and abandon that company of the best and most illustrious citizens, I must fall under the power of one man. Although by many signs Caesar indicates that he is my friend, and, as you yourself know, I took precautions long ago to ensure that he would be, because I suspected this impending storm, still two things must be considered: how much faith may be placed in him; and, even if it were perfectly certain that he would remain my friend, whether it befits a brave man and good citizen to remain in a city where he has enjoyed the highest honors and commands, performed the greatest deeds, and holds the most eminent priesthood, yet will no longer be what he was. There is also the danger that, if Pompey ever restores the Republic, this course will involve some dishonor.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

D’une part, les très grands services rendus par Pompée à mon salut et les liens familiers qui m’unissent à lui; d’autre part, la cause même de la république me conduisent à penser que je dois unir soit mon plan au sien, soit ma fortune à la sienne. À cela s’ajoute ceci. Si je reste et abandonne le cortège des citoyens les meilleurs et les plus illustres qui l’accompagnent, il me faudra tomber au pouvoir d’un seul homme. Celui-ci manifeste certes de bien des manières qu’il est mon ami, et tu sais toi-même que, soupçonnant longtemps à l’avance cette tempête imminente, j’avais veillé à ce qu’il le fût. Il faut pourtant examiner deux choses: jusqu’à quel point on peut se fier à lui; et même s’il est parfaitement assuré qu’il restera mon ami, s’il appartient à un homme courageux et à un bon citoyen de demeurer dans une ville où, après avoir joui des plus grands honneurs et commandements, accompli les plus grandes actions et reçu le sacerdoce le plus élevé, il ne sera plus ce qu’il fut, et où il devra courir le risque d’encourir quelque déshonneur si Pompée rétablit un jour la république.

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