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Cicéron

Philippiques Passage 9

Passage 204 sur 544

Référence canonique 4.9

Latin

perseus-cicero-philippics-lat

deinceps laudatur provincia Gallia meritoque ornatur verbis amplissimis ab senatu quod resistat Antonio. quem si consulem illa provincia putaret neque eum reciperet, magno scelere se astringeret: omnes enim in consulis iure et imperio debent esse provinciae. negat hoc D. Brutus imperator, consul designatus, natus rei publicae civis; negat Gallia, negat cuncta Italia, negat senatus, negatis vos . quis illum igitur consulem nisi latrones putant? quamquam ne ei quidem ipsi, quod loquuntur , id sentiunt nec ab iudicio omnium mortalium, quamvis impii nefariique sint, sicut sunt , dissentire possunt. sed spes rapiendi atque praedandi occaecat animos eorum quos non bonorum donatio , non agrorum adsignatio, non illa infinita hasta satiavit; qui sibi urbem, qui bona et fortunas civium ad praedam proposuerunt ; qui, dum hic sit quod rapiant, quod auferant, nihil sibi defuturum arbitrantur; quibus M. Antonius - o di immortales, avertite et detestamini, quaeso, hoc omen! - urbem se divisurum esse promisit.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Next the province of Gaul is praised and deservedly adorned by the Senate with the most honorable words because it resists Antonius. If that province considered him consul and yet refused to receive him, it would bind itself to a great crime, for every province ought to be under the jurisdiction and command of a consul. Decimus Brutus, imperator and consul designate, denies this; Gaul denies it; all Italy denies it; the Senate denies it; you deny it. Who, then, considers him consul except brigands? Yet not even they truly think what they say, and although they are impious and accursed, as indeed they are, they cannot dissent from the judgment of all mortals. But the hope of robbery and plunder blinds the minds of men whom grants of property, assignments of land, and that boundless auction have not satisfied. They have marked the city and the goods and fortunes of its citizens as their prey, and believe that while anything remains here to seize and carry off, they will lack nothing. To them Marcus Antonius, immortal gods, avert and abhor this omen, I beg you, has promised to divide the city.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Ensuite, la province de Gaule est louée et honorée à juste titre par le Sénat dans les termes les plus magnifiques, parce qu’elle résiste à Antoine. Si elle le tenait pour consul et refusait de le recevoir, elle se chargerait d’un grand crime, car toutes les provinces doivent relever du droit et de l’autorité du consul. D. Brutus, imperator et consul désigné, citoyen né pour la république, le nie; la Gaule le nie, toute l’Italie le nie, le Sénat le nie, vous le niez. Qui donc le tient pour consul, sinon les brigands? Et encore, ceux-ci mêmes ne pensent pas ce qu’ils disent et, si impies et criminels qu’ils soient, car ils le sont, ils ne peuvent se séparer du jugement de tous les mortels. Mais l’espoir du pillage et du butin aveugle l’esprit de ceux que n’ont rassasiés ni les donations de biens, ni les distributions de terres, ni cette vente à l’encan sans fin; ils ont destiné la ville, les biens et les fortunes des citoyens au pillage; tant qu’il restera ici quelque chose à ravir et à emporter, ils pensent ne manquer de rien. M. Antoine leur a promis, dieux immortels, détournez et conjurez, je vous en prie, ce présage, de partager la ville entre eux.

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