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Cléanthe

SVF I : Cléanthe Page scan-165

Page 13 sur 36

Référence canonique scan-165

Grec ancien

PHYSICA. 115 Ζήνωνι καὶ Κλεάνϑει καὶ Χρυσίππῳ ἀρέσκει τὴν οὐσίαν μεταβάλλειν οἷον εἰς σπέρμα τὸ πῦρ, καὶ πάλιν ἐκ τούτου τοιαύτην ἀποτελεῖσθαι τὴν διακόσμησιν, οἵα πρότερον ἦν. $13 Cicero de nat. deor. II 34, quod quidem Cleanthes his etiam argumentis docet, quanta vis insit caloris in omni corpore: negat enim esse ullum. cibum tam gravem, quin is mocte et die concoquatur; cuius eliam in reliquiis inest calor iis, quas natura. respuerit. (Fortasse etiam quae antecedunt verba ibid. 8 23 ex Cleanthe expressa sunt a Posi- donio:) Sic enim res se habet, ut omnia, quae alantur et quae crescant contineant in se vim caloris, sine qua meque ali possent mec crescere. τὸ Nam omne, quod est calidum et ignewm, cietur et agitur. motu. suo; quod autem alitur et crescit, motu quodam utitur certo et aequabili; qui quam diu remanet in nobis, tam diu sensus et vita remanet; refrigerato autem et extincto calore occidimus ipsi et. extinguimur (secuntur verba supra exscripta). 15 514 Cornutus ep. 31. “Ηρακλῆς δ᾽ ἐστὶν ὃ ἐν τοῖς ὅλοις τόνος, καϑ᾽ ὃν ἡ φύσις ἰσχυρὰ καὶ κραταιά ἐστιν, ἀνίκητος καὶ ἀπεριγένητος οὖσα, μεταδοτικὺς ἰσχύος καὶ τοῖς κατὰ μέροξ καὶ ἀλκῆς ὑπάρχων. (deinde de Aleumenae et Amphitryonis filio disputat, cuius facta a recentioribus cum dei faetis permixta sint, ὥστε δυσδιάκριτα γεγο- 30 νέναι tà τοῦ Oto) ἰδια ἀπὺ τῶν περὶ τοῦ ἥρωος ἱστορουμένων) τάχα δ᾽ ἂν ἡ λεοντῆ καὶ τὸ ῥόπαλον ἐκ τῆς παλαιᾶς ϑεολογίας ἐπὶ τοῦτον μετενηνεγμένα εἴη. - --- σύμβολον δ᾽ ἂν ἑκάτερον εἴη ῥώμης καὶ γενναιότητος" ὃ μὲν γὰρ λέων τὸ ἀλκιμώτατον τῶν ϑηρίων ἐστί, τὸ δὲ ῥόπαλον τὸ καρτερώτατον τῶν ὅπλων. καὶ τοξότης δ᾽ ἂν ὃ ϑεὸς s παρεισάγοιτο κατά τε TO πανταχοῦ διϊκνεῖσϑαι καὶ κατὰ τὸ ἔντονόν τι ἔχειν καὶ τὴν τῶν βελῶν φοράν. -“--- --- οἰκείως δὲ παρέδοσαν αὐ- τὸν Κῷοι τῇ “Ἥβῃ συνοικοῦντα, ὡς ὁλοσχερέστερον αὖ τὸ {σῶμα 1» τὴν διάνοιαν ὄντα. ὡς γάρ ζφησιν ὁ Εὐριπίδης» νέων τι δρᾶν uiv εὐτονώτεραι χέρες, 80 ψυχαὶ δ᾽ ἀμείνους τῶν γεραιτέρων πολύ. ὑπονοῶ δὲ καὶ τὴν παρ᾽ Ὀμφάλῃ λατρείαν ἐκείνῳ πιϑανώτερον εἶναι προσήκειν, ἐμφαινόντων πάλιν διὰ τούτου τῶν παλαιῶν ὅτι καὶ τοὺς ἰσχυροτάτους ὑποτάττειν δεῖ ἑαυτοὺς τῷ λόγῳ καὶ τὰ ὑπὸ τούτου προσταττόμενα ποιεῖν, εἶ καὶ ϑηλύτερόν τι κατὰ τὴν ϑεωρίαν καὶ τὴν ss λογικὴν σκέψιν προσπίπτει, τῆς ὀμφῆς, ἣν οὐκ ἀτόπως ἂν δόξαιεν -» 16 τόνος scribitur necessario, λόγος libri. 18 ἀνίκητος ---οὖσα verba ἃ Langio iniuria proscripta. 28 αὖ τὸ ζσῶμα 7» scripsi, eórüvlibri. 29 φησιν ὁ Εὐριπίδης supplevi; frg. est Bellerophontis Eur. 298. Ν. 85 πιϑανώτερον V, πιϑανωτέραν vulgo. 86 genit. τῆς ὀμφῆς recte se habet; opponitur ad τούτου (seil. τοῦ λόγου). - Totum fere caput adscripsi, quia omnia ex Cleanthe sumpta

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

PHYSICS. 115

512 Zeno, Cleanthes, and Chrysippus hold that substance changes into fire as into a seed, and that from it there is again produced an ordering of the cosmos such as existed before.

513 Cicero, On the Nature of the Gods II 34. Cleanthes also demonstrates by the following arguments how great the power of heat is in every body. He denies that there is any food so heavy that it cannot be digested by night and day; heat remains even in the residues that nature has rejected.

Perhaps the preceding words in the same work, section 23, were also taken from Cleanthes by Posidonius: The fact is that everything nourished and growing contains within itself a power of heat, without which it could neither be nourished nor grow. For everything hot and fiery is stirred and driven by its own motion. Whatever is nourished and grows employs a definite and regular motion. As long as this motion remains within us, sensation and life remain; but when the heat has cooled and been extinguished, we ourselves perish and are extinguished. The words transcribed above follow.

514 Cornutus, chapter 31. Heracles is the tension within the universe, by virtue of which nature is strong and mighty, invincible and unconquerable, and which imparts strength and vigor also to particular things.

He then discusses the son of Alcmena and Amphitryon, whose deeds have been mingled by later writers with the god’s deeds, “so that the god’s peculiar deeds have become difficult to distinguish from those related about the hero.” Perhaps the lion skin and club were transferred to him from ancient theology. Each would be a symbol of strength and nobility: the lion is the most valiant of beasts, and the club the sturdiest of weapons. The god might also be represented as an archer because he penetrates everywhere, because he possesses a certain intensity, and because of the flight of arrows.

The people of Cos appropriately handed down the tradition that he lived with Hebe, since in a general sense he is the body and she the mind. For, as Euripides says:

“Young men’s hands are stronger for action,
but the souls of older men are far better.”

I suspect that his service under Omphale more plausibly belongs to that god, the ancients again indicating by it that even the strongest must subject themselves to reason and perform what it commands, even if something rather feminine presents itself in contemplation and rational inquiry, since the divine voice, which they might not unreasonably have thought...

16 “tension” must necessarily be written; the manuscripts have “reason.” 18 Lang wrongly rejected the words “being invincible...”. 23 I have written “in a general sense he is the body”; the manuscripts have “is.” 29 I supplied “as Euripides says”; the fragment is from Euripides’ Bellerophon, fr. 298 N. 35 V has “more plausibly”; the common reading is feminine. 36 The genitive “of the divine voice” is correct; it is contrasted with “by it,” namely reason. I have included almost the entire chapter because everything was taken from Cleanthes.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

PHYSIQUE. 115

Zénon, Cléanthe et Chrysippe pensent que la substance, c’est-à-dire le feu, se transforme comme en une semence, puis qu’à partir de celle-ci s’accomplit de nouveau une organisation du monde telle qu’elle était auparavant.

513 Cicéron, De la nature des dieux II, 34. Cléanthe montre encore par les arguments suivants combien grande est la puissance de la chaleur en tout corps. Il affirme qu’aucun aliment n’est assez lourd pour ne pas être digéré nuit et jour ; la chaleur demeure même dans ses résidus, ceux que la nature a rejetés.

(Peut-être les paroles qui précèdent, ibid., § 23, furent-elles également tirées de Cléanthe par Posidonios.) Les choses sont en effet ainsi : tout ce qui se nourrit et croît contient en soi la puissance de la chaleur, sans laquelle rien ne pourrait être nourri ni croître. Car tout ce qui est chaud et igné est mû et agité par son propre mouvement. Ce qui se nourrit et croît emploie pour sa part un mouvement déterminé et régulier. Aussi longtemps que ce mouvement demeure en nous, la sensation et la vie demeurent ; mais lorsque la chaleur se refroidit et s’éteint, nous mourons et nous nous éteignons nous-mêmes. (Suivent les paroles transcrites plus haut.)

514 Cornutus, chapitre 31. Héraclès est la tension qui règne dans le tout, par laquelle la nature est forte et puissante, invincible et insurpassable, et qui communique force et vigueur aux êtres particuliers.

(Il traite ensuite du fils d’Alcmène et d’Amphitryon, dont les actions ont été mêlées par les auteurs plus récents à celles du dieu, si bien qu’il est devenu difficile de distinguer les particularités du dieu des récits concernant le héros.)

Peut-être la peau de lion et la massue furent-elles transférées de l’ancienne théologie à ce héros. Chacune serait un symbole de force et de noblesse : le lion est en effet le plus vigoureux des animaux sauvages, et la massue la plus robuste des armes. Le dieu pourrait aussi être présenté comme archer, tant parce qu’il pénètre partout que parce qu’il possède quelque chose de tendu et la capacité de lancer les traits.

Les habitants de Cos ont justement transmis qu’il vivait avec Hébé, puisqu’il est à son tour, dans un sens plus général, le corps par rapport à la pensée. Comme le dit Euripide :

« Les mains des jeunes gens sont plus vigoureuses pour agir,
mais les âmes des vieillards sont de beaucoup meilleures. »

Je soupçonne aussi que son service auprès d’Omphale lui convient plus vraisemblablement à lui. Par là, les anciens signifiaient encore que même les plus forts doivent se soumettre à la raison et exécuter ses ordres, quand bien même quelque chose de plus féminin se présenterait dans la contemplation et l’examen rationnel, puisque la voix, qu’ils pourraient non sans raison considérer...

16 Il faut nécessairement écrire τόνος ; les manuscrits donnent λόγος. 18 Les mots ἀνίκητος... οὖσα ont été condamnés à tort par Lang. 23 J’ai écrit αὖ τὸ σῶμα, eórüv dans les manuscrits. 29 J’ai suppléé « comme le dit Euripide » ; le fragment appartient au Bellérophon d’Euripide, 298 N. 35 πιθανώτερον V, πιθανωτέραν dans les éditions courantes. 36 Le génitif τῆς ὀμφῆς est correct ; il s’oppose à τούτου, c’est-à-dire τοῦ λόγου. J’ai transcrit presque tout le chapitre parce que tout est tiré de Cléanthe.

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