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Albert Einstein

Correspondance Born-Einstein: lettres d’Einstein Section section-0054

Section 54 sur 127

Référence canonique section-0054

Anglais

Irene Born

At Christmas I spent twelve days in Switzerland as the guest of an industrialist friend of mine, and visted Ziirich on the way back. I gave a lecture there at the invitation of the student body, and afterwards, when we continued our session in a local pub, I met your son. I liked him very much; he is a fine, intelligent fellow and laughs in exactly the same wonderful way as you do. Well, what else is there to tell you? Things in Europe do not look pleasant, either politically or economically. We also have personal worries, like so many other people about ‘displaced’ relatives. But things must surely improve in spite of Hitler and his consorts. I know all sorts of things about California, as I am just reading Ehrenfest’s wonderfully vivid, descriptive letters about his travels which he has sent to Hedi. How well that fellow observes and describes his experiences. While reading I can quite clearly see the Californian landscape in front of me, as well as the dear people there; particularly the Tolmans, Epstein and the Millikans. Please give them all my warmest regards. I expect Hedi will want to add a few words of her own. This letter is meant to be a birthday greeting, so will have to reach you at approximately the right time. Best wishes to your wife. From Margot, the young wife, we hear little. Dear Etnsteins I just want to add my loyal good wishes. Keep well, both of you. I am always very amused to see and hear you in the weekly newsreel - being presented with a floral float containing lovely sea-nymphs in San Diego, and that sort of thing. The world has, after all, its amusing side. However crazy such things may look from the outside, I always have the feeeling that the dear Lord knows very well what he is up to. In the same way as Gretchen sensed the Devil in Faust, so he makes people sense in you - well, just the Einstein. For none of them will ever be able to really know you - however thoroughly they may have studied the theory of relativity. God bless you all. Our little Margot remains silent ~ silent - - silent. In warmest friendship, Yours Hedi Born I do envy you the orange trees and the blue skies.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

À Noël, j’ai passé douze jours en Suisse comme invité d’un de mes amis industriels et, sur le chemin du retour, j’ai visité Ziirich. J’y ai donné une conférence à l’invitation des étudiants et, après celle-ci, lorsque nous avons poursuivi notre séance dans une brasserie locale, j’ai rencontré votre fils. Il m’a beaucoup plu ; c’est un garçon remarquable et intelligent, qui rit exactement de la même merveilleuse manière que vous. Eh bien, que puis-je encore vous raconter ? La situation en Europe n’est guère réjouissante, ni politiquement ni économiquement. Nous avons également des soucis personnels, comme tant d’autres personnes qui ont des parents « déplacés ». Mais les choses doivent sûrement s’améliorer en dépit de Hitler et de ses acolytes. Je sais toutes sortes de choses sur la Californie, car je lis en ce moment les lettres de voyage merveilleusement vivantes et descriptives qu’Ehrenfest a envoyées à Hedi. Comme cet homme sait observer et décrire ses expériences ! En lisant, je vois très nettement devant moi le paysage californien ainsi que les chères personnes qui s’y trouvent, particulièrement les Tolman, Epstein et les Millikan. Veuillez leur transmettre à tous mes salutations les plus chaleureuses. Je suppose que Hedi voudra ajouter quelques mots de son cru. Cette lettre doit servir de vœu d’anniversaire, elle devra donc vous parvenir à peu près au bon moment. Mes meilleurs vœux à votre femme. Margot, la jeune épouse, nous donne peu de nouvelles.

Chers Etnstein

Je veux seulement ajouter mes vœux fidèles. Restez tous deux en bonne santé. Je suis toujours très amusée de vous voir et de vous entendre dans les actualités hebdomadaires : on vous offre à San Diego un char fleuri portant de ravissantes nymphes marines, et autres choses de ce genre. Après tout, le monde a son côté amusant. Aussi folles que ces choses puissent paraître de l’extérieur, j’ai toujours le sentiment que le bon Dieu sait très bien ce qu’il fait. De même que Gretchen percevait le Diable en Faust, il fait que les gens perçoivent en vous... eh bien, tout simplement Einstein. Car aucun d’eux ne pourra jamais vraiment vous connaître, aussi minutieusement qu’il ait étudié la théorie de la relativité. Que Dieu vous bénisse tous. Notre petite Margot reste silencieuse, silencieuse, silencieuse.

Avec la plus chaleureuse amitié,

Votre

Hedi Born

Je vous envie vraiment les orangers et le ciel bleu.

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