# La Relativité: théorie restreinte et générale, traduction anglaise

- Identifiant : `einstein.relativity_popular_en`
- Auteur : Albert Einstein
- URL canonique : https://prokopton42.com/fr/ouvrages/einstein/relativity-popular-en/reference-section-0039/
- Empreinte : `302de2280f547ebdcdb028ffa4c1268cf4b79382a43ad2775401371ae08f6abd`

## Passage section-0039

### Anglais

It is known that cathode rays and the so-called β-rays emitted by radioactive substances consist of negatively electrified particles (electrons) of very small inertia and large velocity. By examining the deflection of these rays under the influence of electric and magnetic fields, we can study the law of motion of these particles very exactly. In the theoretical treatment of these electrons, we are faced with the difficulty that electrodynamic theory of itself is unable to give an account of their nature. For since electrical masses of one sign repel each other, the negative electrical masses constituting the electron would necessarily be scattered under the influence of their mutual repulsions, unless there are forces of another kind operating between them, the nature of which has hitherto remained obscure to us. [13] If we now assume that the relative distances between the electrical masses constituting the electron remain unchanged during the motion of the electron (rigid connection in the sense of classical mechanics), we arrive at a law of motion of the electron which does not agree with experience. Guided by purely formal points of view, H. A. Lorentz was the first to introduce the hypothesis that the form of the electron experiences a contraction in the direction of motion in consequence of that motion. the contracted length being proportional to the expression This, hypothesis, which is not justifiable by any electrodynamical facts, supplies us then with that particular law of motion which has been confirmed with great precision in recent years. [13] The general theory of relativity renders it likely that the electrical masses of an electron are held together by gravitational forces. The theory of relativity leads to the same law of motion, without requiring any special hypothesis whatsoever as to the structure and the behaviour of the electron. We arrived at a similar conclusion in Section XIII in connection with the experiment of Fizeau, the result of which is foretold by the theory of relativity without the necessity of drawing on hypotheses as to the physical nature of the liquid.

### Français

On sait que les rayons cathodiques et les rayons dits β, émis par les substances radioactives, sont constitués de particules chargées négativement (électrons), de très faible inertie et de grande vitesse. En examinant la déviation de ces rayons sous l’influence de champs électriques et magnétiques, nous pouvons étudier avec une très grande précision la loi du mouvement de ces particules. Dans le traitement théorique de ces électrons, nous nous heurtons à la difficulté que la théorie électrodynamique est, à elle seule, incapable de rendre compte de leur nature. En effet, puisque des masses électriques de même signe se repoussent, les masses électriques négatives constituant l’électron seraient nécessairement dispersées sous l’influence de leurs répulsions mutuelles, à moins que n’agissent entre elles des forces d’une autre nature, dont la nature nous est jusqu’ici demeurée obscure. [13] Si nous supposons maintenant que les distances relatives entre les masses électriques constituant l’électron restent inchangées pendant le mouvement de celui-ci (liaison rigide au sens de la mécanique classique), nous aboutissons à une loi du mouvement de l’électron qui ne concorde pas avec l’expérience. Guidé par des considérations purement formelles, H. A. Lorentz fut le premier à introduire l’hypothèse selon laquelle la forme de l’électron subit, du fait de son mouvement, une contraction dans la direction de celui-ci, la longueur contractée étant proportionnelle à l’expression Cette hypothèse, qui n’est justifiée par aucun fait électrodynamique, nous fournit alors précisément la loi du mouvement qui a été confirmée avec une grande précision au cours des dernières années. [13] La théorie générale de la relativité rend vraisemblable que les masses électriques d’un électron sont maintenues ensemble par des forces gravitationnelles. La théorie de la relativité conduit à la même loi du mouvement, sans exiger la moindre hypothèse particulière quant à la structure et au comportement de l’électron. Nous sommes parvenus à une conclusion analogue à la section XIII, à propos de l’expérience de Fizeau, dont la théorie de la relativité prédit le résultat sans qu’il soit nécessaire de recourir à des hypothèses sur la nature physique du liquide.

