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Albert Einstein
Comment je vois le monde Section section-0007
Section 7 sur 169
Référence canonique section-0007
Anglais
Alan Harris
A man’s value to die community depends primarily on how far his feelings, thoughts and actions are directed towards promoting the good of his fellows. We call him good or bad according to how he stands in this matter. It looks at first sight as if our estimate of a man depended entirely on his social qualities. And yet such an attitude would be wrong. It is clear that all die valuable diings, material, spiritual and moral, which we receive from society can be traced back through countless generations to certain creative in¬ dividuals. The use of fire, the cultivation of edible plants, the steam engine; - each was discovered by one man. Only the individual can think, and thereby create new values for society, nay, even set up new moral standards to which the life of the community conforms. Without creative, independently thinking and judging personalities die upward development of society is as unthinkable as the development of the individual personality without the nourishing soil of the com¬ munity. . , The health of society thus depends quite as much on the independence of the individuals composing it as on their close political cohesion. It has been said very justly that Graeco-Europeo-American culture as a whole, and in particular its brilliant flowering in the Italian Renaissance, which put an end to the stagnation of mediaeval Europe, is based on the liberation and comparative isolation of the individual. Let us now consider the times in which we live. How does society fare, how the individual ? The popu¬ lation of the civilised countries is extremely dense as compared with former times; Europe to-day contains about three times as many people as it did a hundred years ago. But the number of great men has decreased out of all proportion. Only a few individuals are known to the masses as personalities, through their creative achievements. Organisation has to some extent taken the place of the great man, particularly in the technical sphere, but also to a very perceptible extent in the scientific.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
La valeur d’un homme pour la collectivité dépend avant tout de la mesure dans laquelle ses sentiments, ses pensées et ses actes tendent à favoriser le bien de ses semblables. Nous le disons bon ou mauvais selon la position qu’il adopte à cet égard. À première vue, il semble que notre appréciation d’un homme dépende entièrement de ses qualités sociales. Pourtant, une telle attitude serait erronée. Il est clair que toutes les choses précieuses, matérielles, spirituelles et morales, que nous recevons de la société remontent, à travers d’innombrables générations, à certains individus créateurs. L’usage du feu, la culture des plantes comestibles, la machine à vapeur : chacun fut découvert par un homme. Seul l’individu peut penser et, par là, créer de nouvelles valeurs pour la société, voire établir de nouvelles normes morales auxquelles se conforme la vie de la collectivité. Sans personnalités créatrices, capables de penser et de juger par elles-mêmes, le progrès de la société est aussi inconcevable que le développement de la personnalité individuelle sans le sol nourricier de la collectivité.
La santé de la société dépend donc autant de l’indépendance des individus qui la composent que de leur étroite cohésion politique. On a dit avec beaucoup de justesse que la culture gréco-européo-américaine dans son ensemble, et en particulier son brillant épanouissement lors de la Renaissance italienne, qui mit fin à la stagnation de l’Europe médiévale, repose sur la libération et l’isolement relatif de l’individu.
Considérons maintenant l’époque où nous vivons. Comment se portent la société et l’individu ? La population des pays civilisés est extrêmement dense par rapport aux temps anciens. L’Europe compte aujourd’hui environ trois fois plus d’habitants qu’il y a cent ans. Mais le nombre des grands hommes a diminué hors de toute proportion. Seuls quelques individus sont connus des masses comme des personnalités, grâce à leurs créations. L’organisation a, dans une certaine mesure, pris la place du grand homme, surtout dans le domaine technique, mais aussi, de façon très sensible, dans le domaine scientifique.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Sentiment religieux cosmique
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Démocratie
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Éducation
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