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Elizabeth Carter

Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 118

Unité 115 sur 139

Référence canonique 118

Anglais

^largos Street, Ffb. 5, I AM delighted, my dear Miss Talbot, to find you arrived so safe and well at Canterbury, and that his Grace is better, I think I have not picked picked up any intelligence for you in my travels through the cities of London and Westminster, since I wrote last. I would fain take advantage of your absence and be very civil to the rest of the world, but it rains so perpetually, and the streets are so impracticable that I cannot walk. However my comfort is, that I shall not long be under the necessity of either staying at home, or being draggled to the neck in dirty streets. The bon ton at Paris is Jurieusement to have every thing a la Grecquc. It must necessarily be the ton in London too, and as no fine gentlemen can be happy without a wife a la Grecque, I expect soon to have my choice of the most splendid par ties; for though I am not Minerva, I may make my fortune very prettily as her owl. Only think what a number of duels will be fought about me, and how many targets battered into cullenders ! When I have enjoyed the triumph of a few dozens of these rencontres, I propose before the fashion varies to take the richest survivor, flourish down to breakfast with you in a post chaise and six, and return to town time enough for the opera. Mr. Wilkes's post chaise and two servants landed at Deal last week ; one of his servants said that his master's wound was perfectly healed. I lately heard that Churchill, within two years, has got 3500/. by his ribbald scribbling. Happy age of virtue virtue and genius, in which Wilkes is a patriot, and Churchill a poet! I have just heard that there was. a squabble yesterday in the House of Commons. Sir Wm. Meredith made a motion, that the warrants for apprehending Wilkes should be laid before the House. He was seconded by Sir. G. Saville : opposed by Mr. Grenville and the Attorney Ge neral. Mr. Conway and Lord G. Sackville spoke particularly well. In some minority motion which was unexpected, your Bristol friend I amiable seekrat, sent in all haste to a neighbouring tavern to enquire whether there were any members, and to desire they would come to the House. There did happen to be two who came immediately, and they \vere both of the minority. T h -{P ^ . Two days head-ache must account for the delay of this, and for not having yet heard that the yatches are arrived any where. During the supper at Witham the Princess appeared out of spirits, on which the Prince said, " Eh qu'avez vous dont ina chere princesse ? est ce que vous manquez vos gardes. Nous sommes tous egaux ici. Mais consolez vous, quand vous screz a B. vous en aurez. The Princess laughed and grew very cheerful. I think I have repeated the words exactly as I heard them : and I have some reason to think they were ,M really really spoken. Various and very ingenious have been the political inventions of every day. The minority to have a fair pretence for hanging the ministry, have sunk the yatch and drowned the Prince and Princess. The majority on their side, have choaked the Duke of C. by fat and a dropsy. I hope it is as certain that the Prince, &c. are safely landed in spite of being drowned, as that the Duke rode out after he was killed. From the H. of C. to the basket women in St. James's market is no such fall as will hazard one's neck. These ladies have been most intern per ately voci ferous in their wishes, that all who sent the Prince and Princess away in such weather were in their places. The Marriage Act is to be examined by a Committee of the whole House on Wednesday. I have this moment heard the good news that the yatches are arrived at Helvoet, one of them sprung a mast. I have now told you all the news of every sort I can collect, so adieu. I go on piano piano with my history of the Incas. brio ipfynsi- **K)iurt «IT Miss

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Clarges Street, 5 février,

JE suis ravie, ma chère Mlle Talbot, de vous savoir arrivée saine et sauve à Canterbury, et d’apprendre que Sa Grâce va mieux. Je crois n’avoir recueilli pour vous aucun renseignement au cours de mes voyages à travers les cités de Londres et Westminster depuis ma dernière lettre. Je voudrais profiter de votre absence pour témoigner beaucoup de civilité au reste du monde, mais il pleut si continuellement et les rues sont si impraticables que je ne puis marcher. Ma consolation est toutefois que je ne serai pas longtemps obligée soit de rester chez moi, soit de me traîner dans les rues sales, crottée jusqu’au cou.

Le bon ton à Paris exige furieusement que tout soit à la grecque. Cela doit nécessairement devenir aussi le ton à Londres et, comme aucun élégant ne saurait être heureux sans une épouse à la grecque, je m’attends bientôt à pouvoir choisir parmi les partis les plus splendides. Car, sans être Minerve, je pourrais fort joliment faire fortune en devenant sa chouette. Songez seulement au nombre de duels que l’on livrera pour moi, et à toutes ces rondaches qui seront martelées jusqu’à ressembler à des passoires ! Lorsque j’aurai goûté au triomphe de quelques douzaines de ces rencontres, je me propose, avant que la mode ne change, de prendre le survivant le plus riche, d’arriver en grand apparat chez vous pour le petit déjeuner dans une chaise de poste à six chevaux, puis de rentrer à Londres à temps pour l’opéra.

La chaise de poste de M. Wilkes et deux de ses domestiques ont débarqué à Deal la semaine dernière. L’un de ses domestiques disait que la blessure de son maître était parfaitement guérie. J’ai récemment entendu dire que Churchill avait gagné, en deux ans, 3 500 livres avec ses écrits orduriers. Heureux âge de vertu et de génie, où Wilkes est un patriote et Churchill un poète !

Je viens d’apprendre qu’il y eut hier une querelle à la Chambre des communes. Sir William Meredith proposa que les mandats d’arrestation de Wilkes fussent déposés devant la Chambre. Sir G. Saville appuya sa motion. M. Grenville et le procureur général s’y opposèrent. M. Conway et lord G. Sackville parlèrent particulièrement bien. Lors d’une motion de la minorité, qui était inattendue, votre ami de Bristol, aimable secret, envoya en toute hâte quelqu’un dans une taverne voisine pour demander s’il s’y trouvait des députés et les prier de venir à la Chambre. Il s’en trouva justement deux, qui vinrent aussitôt, et tous deux appartenaient à la minorité.

Deux jours de mal de tête doivent expliquer le retard de cette lettre et le fait que je n’aie pas encore appris que les yachts sont arrivés quelque part. Pendant le souper à Witham, la princesse parut manquer d’entrain, sur quoi le prince lui dit : « Eh qu’avez-vous donc, ma chère princesse ? Est-ce que vous manquez vos gardes ? Nous sommes tous égaux ici. Mais consolez-vous, quand vous serez à B., vous en aurez. » La princesse rit et devint fort gaie. Je crois avoir répété les mots exactement tels que je les ai entendus, et j’ai quelque raison de croire qu’ils furent véritablement prononcés.

Nombreuses et fort ingénieuses ont été les inventions politiques de chaque jour. Afin de disposer d’un juste prétexte pour pendre le ministère, la minorité a coulé le yacht et noyé le prince et la princesse. De son côté, la majorité a étouffé le duc de C. sous la graisse et l’hydropisie. J’espère qu’il est aussi certain que le prince, etc., a débarqué sain et sauf malgré sa noyade, qu’il est certain que le duc est sorti à cheval après avoir été tué.

De la Chambre des communes aux marchandes de paniers du marché de Saint-James, la chute n’est pas assez grande pour risquer de se rompre le cou. Ces dames ont exprimé avec une véhémence des plus immodérées le souhait que tous ceux qui avaient envoyé le prince et la princesse par un tel temps fussent à leur place. La loi sur le mariage doit être examinée mercredi par un comité de la Chambre entière. J’apprends à l’instant la bonne nouvelle que les yachts sont arrivés à Helvoet. L’un d’eux a brisé un mât. Je vous ai maintenant raconté toutes les nouvelles de toutes sortes que j’ai pu recueillir, aussi adieu. J’avance piano piano dans mon histoire des Incas.

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