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Elizabeth Carter

Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 130

Unité 127 sur 139

Référence canonique 130

Anglais

Deal, Oct. ty 1769. I AM so impatient to know how you do, dear Miss Talbot, that I should not have deferred writing a single Post, if my hand would have al lowed me : to-day it is the better for my losing a little blood, which relieved me immediately. My journey was, I thank God, very safe, and as plea* sant as sunshine could make it. I got to Tunstal * by dinner, and found my nephews in a course of bark, but upon the whole tolerably well, tumbling on the floor with their several studies before them ; the youngest, Montagu, with a book in one hand and hugging and stroking a purring kitten with the other, which is a great favourite with him, and I believe would be so with you if it fell in your way, * A village in Kent, near Sittingbourne, of which her bro ther-in-law Dr. Penninglon was rector; VOL. ur, O I stayed I stayed only an hour at Canterbury, called on Dr\ Berkeley, met Mr. Ford, and was rejoiced to find they leave Canterbury to-day for Richmond. Mr. Ford, I hope, will not be a mere bird of passage. I had the happiness of finding all my friends here well, except Mrs. Underdown, who has a weak ness in her limbs, the remains of an attack of gout or rheumatism ; would to God your's was no worse. My brother and sister are making a tour through several parts of England, and at Southampton met with a lady, of whom they heard a very extraordi nary account. She is about eighteen, and very beautiful : so far they saw. But the wonderful part of the story is, that she. has already written two plays, two novels, two sermons, and several poems ; she is at present engaged in writing com ments on the Revelations, on which subject she is corresponding with a dignitary of the church. She was brought up in a convent, it seems, so she must have a strong impulse of genius, as I believe no thing more effectually fritters away all the powers of the understanding than that kind of education. , Mrs. Montagu is very anxious to know how you do : I hope before I write to her to have a better account to- send her, and do pray let me know if you acquire any degree of flesh, for nothing in your ill ness so ten-ifies and dispirits me as your being so ex tremely thin. I wish you would talk to Dr. Ford particu- particularly about your side : I have been alarming myself ever since I left you, that the discharge may be too great. God direct all for the best !

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Deal, octobre 1769.

JE suis si impatiente de savoir comment vous allez, chère Mlle Talbot, que je n’aurais pas différé d’un seul courrier de vous écrire si ma main me l’avait permis. Elle va mieux aujourd’hui pour avoir perdu un peu de sang, ce qui m’a immédiatement soulagée.

Mon voyage fut, grâce à Dieu, fort sûr et aussi agréable que le soleil pouvait le rendre. J’arrivai à Tunstall* pour le dîner et trouvai mes neveux suivant une cure de quinquina, mais dans l’ensemble assez bien portants, se roulant par terre avec leurs différentes études devant eux. Le plus jeune, Montagu, tenait un livre d’une main et, de l’autre, serrait et caressait un chaton ronronnant qu’il aime beaucoup et qui, je crois, vous plairait aussi s’il se trouvait sur votre chemin.

* Village du Kent, près de Sittingbourne, dont son beau-frère, le docteur Pennington, était recteur.

Je ne suis restée qu’une heure à Canterbury. J’ai rendu visite au docteur Berkeley, rencontré M. Ford, et me suis réjouie d’apprendre qu’ils quittent aujourd’hui Canterbury pour Richmond. J’espère que M. Ford ne sera pas un simple oiseau de passage.

J’ai eu le bonheur de trouver ici tous mes amis en bonne santé, hormis Mme Underdown, qui souffre d’une faiblesse des membres, séquelle d’une attaque de goutte ou de rhumatisme. Plût à Dieu que la vôtre ne fût pas plus grave.

Mon frère et ma sœur font un voyage à travers plusieurs régions d’Angleterre. À Southampton, ils ont rencontré une dame dont on leur a fait un récit fort extraordinaire. Elle a environ dix-huit ans et elle est très belle. Cela, ils l’ont vu. Mais la partie merveilleuse de l’histoire est qu’elle a déjà écrit deux pièces de théâtre, deux romans, deux sermons et plusieurs poèmes. Elle travaille à présent à des commentaires sur l’Apocalypse, sujet au sujet duquel elle correspond avec un dignitaire de l’Église. Elle a été élevée dans un couvent, paraît-il. Elle doit donc posséder une puissante impulsion de génie, car je crois que rien ne réduit plus efficacement en miettes toutes les facultés de l’entendement que cette espèce d’éducation.

Mme Montagu est très impatiente de savoir comment vous allez. J’espère avoir de meilleures nouvelles à lui envoyer avant de lui écrire. Je vous en prie, dites-moi si vous prenez un peu de chair, car rien, dans votre maladie, ne m’effraie ni ne me décourage autant que votre extrême maigreur. Je voudrais que vous parliez en particulier de votre côté au docteur Ford. Depuis que je vous ai quittée, je m’alarme à l’idée que l’écoulement puisse être trop abondant. Que Dieu dirige tout pour le mieux !

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