Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Elizabeth Carter

Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 25

Unité 24 sur 139

Référence canonique 25

Anglais

tell you ; at least begin, " Chi ben comincia ha la meta del'opra;" and I will write at least a line every day, dear Miss Carter, till I have furnished out a decent Letter to thank you for your kind en- * It is presumed that the bottoms of ships at that period were tarred and not coppered. quiry quiry after me. I cannot even own it to be indo lence that made me so long silent, but some strange witchcraft that makes all my time glide away with out suffering me to do any thing in it to any pur pose. Tis a note to this body, a message to that, ao errand to one end of the house, and a whim that sends me to the other : a robin to be fed at this window, and a torn-tit to be attended to at another, cats, or chickens, or spinsters, or ague patients. To be sure Methusalem was a happy man, if he had any genius for filling up his time, In so short a life as fourscore or an hundred year?, one has really no leisure for writing long Letters. Had I been Miss Hilpa *, the antediluvian damsel, and you such another, how we should have cor responded! But why after all should we so much wish for time to employ in the sorry businesses of this world ; and what is there except the calls of duty that are to be preferred to the employment of keeping up an agreeable acquaintance with those we love and esteem ? Repose ye shells and pencils untouched in your drawer; be silent ye chirpers without your breakfast, and you venerable or ele gant authors remain upon your shelf, for write to Miss Carter I must, since she is so kind as to inquire after me. \ * See the Spectator, N« 584. Here Here I am then, dear Miss Carter, just where the last Letter left me, and the next and many ^thers I hope will find me, in the prettiest place, the happiest situation, the sweetest retirement, that perhaps is to be met with. In health as well as need be, (for I think a little disorder now -and then makes one enjoy health the better) I wish sincerely you was half as well, I hope you will be most sin cerely, before you have drank up half that oceun of Tar-water you are arming yourself with perseve rance to swallow. It is a pity the waters of He licon are not so medicinal, for to be sure they would be pleasanter to yourself and your friends too, but I find you have brought from thence the maxim of " Drink deep or taste not/' I can give no answer as to your enquiry about new books, for I have seen none worth recom mending. The Beauties, is a pretty elegant copy of verses, but you that have not been in town *ince the present race of beauties came into bloom, would not be so much pleased with it. Have you forsworn London ? What matter is that to you who are so little there, you will say? Why in truth the country life is much the most rational, much the pleasantest, and as for seeing the people one likes why one must learn to like the people one sees I think ; and indeed for me, who am placed among such friends, and in a very agreeable neigh bourhood, fyourhood, 'tis no hard task ; that there are other agree* able friends, in other parts of the world ought to be no matter of complaint; but if they were t£ come into this neighbourhood then indeed it would be matter of joy. Adieu ! dear Miss Carter, allow me to assure you of a truth beyond all power of doubt, which is that I am, &c»

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

vous le dire ; du moins commencer : « Chi ben comincia ha la meta del’opra » ; et j’écrirai au moins une ligne chaque jour, chère Miss Carter, jusqu’à ce que j’aie composé une lettre convenable pour vous remercier de l’aimable enquête que vous avez faite à mon sujet. Je ne puis même accuser l’indolence de m’avoir gardée si longtemps silencieuse, mais quelque étrange sorcellerie qui fait glisser tout mon temps sans me laisser y accomplir quoi que ce soit d’utile. C’est un billet à l’un, un message à l’autre, une course à un bout de la maison, puis un caprice qui m’envoie à l’autre ; un rouge-gorge à nourrir à cette fenêtre, une mésange à soigner à une autre, des chats, des poulets, des vieilles filles ou des malades de la fièvre. Mathusalem fut assurément un homme heureux, s’il avait quelque génie pour remplir son temps. Dans une vie aussi courte que quatre-vingts ou cent ans, on n’a vraiment aucun loisir pour écrire de longues lettres. Si j’avais été Miss Hilpa*, la demoiselle antédiluvienne, et vous une autre de la même espèce, quelle correspondance nous aurions entretenue !

Mais pourquoi, après tout, souhaiterions-nous tant du temps à employer aux tristes affaires de ce monde ? Et qu’y a-t-il, hormis les appels du devoir, qui doive être préféré à l’occupation d’entretenir un commerce agréable avec ceux que nous aimons et estimons ? Reposez, coquillages et pinceaux, intacts dans votre tiroir ; taisez-vous, petits piailleurs privés de déjeuner ; et vous, auteurs vénérables ou élégants, demeurez sur votre rayon, car il faut que j’écrive à Miss Carter, puisqu’elle a la bonté de s’enquérir de moi.

* Voyez le Spectator, no 584.

Me voici donc, chère Miss Carter, précisément là où la dernière lettre m’a laissée, et où la prochaine et beaucoup d’autres, je l’espère, me trouveront : dans le plus joli lieu, la situation la plus heureuse, la retraite la plus douce que l’on puisse peut-être rencontrer. Je me porte aussi bien qu’il est nécessaire, car je crois qu’un petit dérangement de temps à autre fait mieux goûter la santé. Je souhaite sincèrement que vous alliez moitié aussi bien ; j’espère que ce sera très sincèrement le cas avant que vous ayez bu la moitié de cet océan d’eau de goudron que vous vous armez de persévérance pour avaler. Il est dommage que les eaux de l’Hélicon ne soient pas aussi médicinales, car elles seraient assurément plus agréables pour vous-même et pour vos amis ; mais je vois que vous en avez rapporté la maxime : « Buvez à longs traits, ou ne goûtez point. »

Je ne puis répondre à votre question sur les livres nouveaux, car je n’en ai vu aucun qui mérite d’être recommandé. Les Beautés sont une assez élégante pièce en vers ; mais vous, qui n’êtes pas venue en ville depuis que la race actuelle des beautés s’est épanouie, n’en seriez pas aussi contente.

Avez-vous abjuré Londres ? Qu’est-ce que cela peut vous faire, à vous qui y êtes si peu, direz-vous ? En vérité, la vie à la campagne est beaucoup plus raisonnable, beaucoup plus agréable ; et quant à voir les gens qu’on aime, il faut apprendre, je crois, à aimer ceux que l’on voit. Et en effet, pour moi qui suis placée parmi de tels amis et dans un voisinage fort agréable, ce n’est pas une tâche difficile. Qu’il y ait d’autres amis agréables dans d’autres parties du monde ne devrait donner matière à aucune plainte ; mais s’ils venaient dans ce voisinage, alors ce serait véritablement matière à joie.

Adieu ! chère Miss Carter, permettez-moi de vous assurer d’une vérité qui dépasse toute possibilité de doute : je suis, etc.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète