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Elizabeth Carter
Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 29
Unité 28 sur 139
Référence canonique 29
Anglais
Canterbury, March , 20, 174-7, GOOD-MORROW, dear MissTalbot, I must interrupt your dreams, for the only leisure moments I have are when people are asleep. I hope you are by this time safe in London without being petrified upon the road. I was much rejoiced to find the latter part of your Letter contradict the first resolu tion, which really made me shudder, as well inured as I am to all kinds of weather. But apprehensive as I Avas about your journey, I did not at all need your good wishes that I might be insensible to the inclemency of the sky, for I should be very sorry to lose such a pleasing set of horrors ; whistling winds- and driving snows I consider as the pro per anjl becoming ornaments of winter^ and I can not not help looking upon a fine day in that season with some kind of dislike as a very unnatural thing. I ana extremely delighted with a buzzard, whom : I have watched all this winter, and who seems to .-be of the same taste with myself. Whenever it 'looks clear and shining the creature sits mighty snug and stupid upon his perch, but the moment the1 -sky begins to lour he descends, claps ;his wings, • and wanders about the garden with a most complete enjoyment of the tempest. I should certainly hav£ pursued the method of this rny fellow-creature in rambling up and down the face of the.;eatth in thd last blowing snowy weather, but on my talking one evening something, about walking out, there was; as much astonishment and outcry in the 'family a§ if I had seriously told them I was going to hang myself; and so to avoid the scandal of having 'ab solutely lost my senses I was obliged to conti-ni myself with quietly setting by the fire-side, ; and listening to the storm at a distance, r Was you ever electrified? We have an ifinei'antj philosopher here, who knocks people down -for tile moderate consideration of sixpence, and mefny women, and children' are electrified out of their senses. This is at present the ud/ersal topic of discourse. The fine ladies forget their cards and fc '•>•'•>•• ' ) •' scandal to talk of the effects of electricity. Ifte squires flock out of the villages foiling themselves VOL. i. O and and their dogs to be electrified; and the very boys and girls in the streets break their teeth with long hard words in describing the wonders of trttity. For fear, however, that the mere love of philosophy should not gain him a sufficient number of specta-* tors, this High Dutch conjuror is likewise possessed of a curious puppet-show, where I suppose, the whole system of electricity is exhibited by Punch, who I believe would explain it just as well as any body else, for all the philosophers seem marvelously perplexed on this subject. But however ignorant people may be with regard to particulars, do not the experiments in general seem strongly to prove the favourite ethereal , fire of the ancients and the Bishop, of Cloyae *?. Perhaps not only in this but in most other instances, all the. disco veries of the moderns tend only to convince one of Ihejgood sense and true philosophy of the ancients, and to prove what they have asserted j\ I want much to know your opinion of the new pjay, and till then shall suspend my curiosity of seeing it. The great applause it lias met with j in this town is no proof of its merit, if one is to form ajiy judgment of the taste of the town from the to 'j'. ' ;j 0- ': XS'Viq l8 fl t.i-: .fe'jr.110- * Bishop Berfcley., I Gowuet's celebrated work " L'Origine des Loix, des Arts, ct des Sciences," &c. tending to prove this seeming paradox, tfafc not published till 1758. j /if* /"\ . . encourage- encouragement it has given to the stupid ridiculou? favour of Miss . To be sure there are some seasons when the English seem to be arrantly be witched, for I think one can no otherwise account for those strange distortions that one sometimes ob serves in the natural good sense of the nation. After railing at the nonsense of other people, you will perhaps think 'tis with a very ill grace that I have the assurance to enclose you some of my own *. By way of excuse, 1 recollect that you agree with me in expressing great veneration for an owl, and as this has flown about the earth much more than I ever intended it should, it would be a very ungrateful owl not to pay his com pliments to you. I have the pleasure of being se renaded every night by a concert of these Athenian singing birds from the cathedral that overlooks my window. To be sure you will think one great drift of this Letter was to assure you of my singular affection for owls and buzzards. I am very glad Pliny appears so well in an English dress, for he is one of my favourite writers. The translation of his Letters must certainly be a very difficult task. The Panegyric, as it is a pane gyric, and a very long one, I never read, nor I * The " Ode to Wisdom," p. 396 of the quarto edition. o 2 believe believe ever shall, unless you tell me it much de serves it. I gladly claim your promise of London Letters, which will probably find me here, though the fine weather strongly invites me to my morning walks at Deal ; for as to walking here, 'tis an impracti cable scheme, unless in- speculation through a tele scope. Adieu, &c
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Canterbury, 20 mars 1747.
BONJOUR, chère Miss Talbot, il faut que j’interrompe vos rêves, car mes seuls moments de loisir sont ceux où les gens dorment. J’espère qu’à cette heure vous êtes arrivée saine et sauve à Londres sans avoir été pétrifiée en chemin. J’ai été fort heureuse de voir la dernière partie de votre lettre contredire la première résolution, qui m’avait réellement fait frissonner, tout accoutumée que je sois à toutes sortes de temps. Mais, si inquiète que j’aie été de votre voyage, je n’avais nul besoin de vos bons souhaits pour être insensible aux rigueurs du ciel ; je serais bien fâchée de perdre un ensemble d’horreurs aussi plaisant. Je considère les vents sifflants et les neiges chassées comme les ornements propres et convenables de l’hiver, et je ne puis m’empêcher de regarder une belle journée en cette saison avec une sorte d’aversion, comme une chose fort peu naturelle.
Je suis extrêmement ravie d’une buse que j’ai observée tout cet hiver, et qui paraît partager mes goûts. Chaque fois que le temps est clair et lumineux, la créature demeure bien au chaud et bien stupide sur son perchoir ; mais dès que le ciel commence à s’assombrir, elle descend, bat des ailes et se promène dans le jardin en jouissant parfaitement de la tempête. J’aurais certainement suivi la méthode de cette créature, ma semblable, et vagabondé sur toute la face de la terre pendant les derniers temps venteux et neigeux ; mais, comme je disais un soir quelque chose au sujet d’une sortie à pied, il y eut dans la famille autant de stupeur et de clameurs que si je leur avais sérieusement annoncé que j’allais me pendre. Ainsi, pour éviter le scandale d’avoir absolument perdu la raison, je fus obligée de me contenter de rester tranquillement assise au coin du feu et d’écouter la tempête à distance.
Avez-vous jamais été électrisée ? Nous avons ici un philosophe itinérant qui renverse les gens pour la modique somme de six pence, et quantité de femmes et d’enfants sont électrisés jusqu’à perdre la raison. C’est actuellement le sujet universel des conversations. Les dames du beau monde oublient leurs cartes et la médisance pour parler des effets de l’électricité. Les hobereaux sortent en foule de leurs villages pour se faire électriser avec leurs chiens ; et les garçons et les filles des rues se cassent les dents sur de longs mots difficiles en décrivant les merveilles de trttity. Cependant, de crainte que le pur amour de la philosophie ne lui procure pas un nombre suffisant de spectateurs, ce magicien haut-allemand possède également un curieux théâtre de marionnettes où, je suppose, tout le système de l’électricité est exposé par Punch. Je crois qu’il l’expliquerait aussi bien que quiconque, car tous les philosophes semblent merveilleusement perplexes sur ce sujet.
Mais, si ignorants que puissent être les gens quant aux détails, les expériences en général ne paraissent-elles pas prouver fortement le feu éthéré favori des anciens et de l’évêque de Cloyne* ? Peut-être, dans ce cas comme dans la plupart des autres, toutes les découvertes des modernes tendent-elles seulement à nous convaincre du bon sens et de la véritable philosophie des anciens, et à prouver ce qu’ils ont affirmé.
* L’évêque Berkeley.
† Le célèbre ouvrage de Goguet, L’Origine des lois, des arts et des sciences, etc., qui tend à prouver ce paradoxe apparent, ne fut publié qu’en 1758.
Je désire vivement connaître votre opinion sur la nouvelle pièce, et jusque-là je suspendrai mon désir de la voir. Les grands applaudissements qu’elle a reçus dans cette ville ne prouvent aucunement son mérite, s’il faut juger du goût de la ville par l’encouragement qu’elle a donné à la faveur stupide et ridicule de Miss . Assurément, il est des saisons où les Anglais semblent véritablement ensorcelés, car je ne vois pas comment expliquer autrement les étranges distorsions que l’on observe quelquefois dans le bon sens naturel de la nation.
Après avoir vitupéré les sottises d’autrui, vous trouverez peut-être que j’ai fort mauvaise grâce à avoir l’assurance de vous joindre quelques-unes des miennes*. Pour m’excuser, je me souviens que vous convenez avec moi de témoigner une grande vénération pour un hibou ; et comme celui-ci a volé par le monde bien davantage que je ne l’avais jamais voulu, il serait un hibou fort ingrat s’il ne venait vous présenter ses compliments. J’ai le plaisir d’être chaque nuit sérénadée par un concert de ces oiseaux chanteurs athéniens, depuis la cathédrale qui domine ma fenêtre. Assurément, vous penserez qu’un des grands objets de cette lettre était de vous assurer de mon singulier attachement pour les hiboux et les buses.
* L’« Ode à la Sagesse », p. 396 de l’édition in-quarto.
Je suis très heureuse que Pline paraisse si bien sous des habits anglais, car c’est l’un de mes auteurs favoris. La traduction de ses Lettres doit certainement être une tâche fort difficile. Le Panégyrique, parce que c’est un panégyrique, et fort long, je ne l’ai jamais lu et ne le lirai, je crois, jamais, à moins que vous ne me disiez qu’il le mérite grandement.
Je réclame avec joie la promesse de vos lettres de Londres, qui me trouveront probablement ici, bien que le beau temps m’invite vivement à mes promenades matinales de Deal ; car marcher ici est un projet impraticable, sinon en spéculation à travers un télescope.
Adieu, etc.
Concepts de ce passage
Scepticisme académicien
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Affects
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Aporie
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Soin de l’âme
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Courage
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Éther et champ
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Foi
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Famille
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Crainte
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Amitié
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Dieu
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