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Elizabeth Carter

Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 58

Unité 56 sur 139

Référence canonique 58

Anglais

Deal, 3% 21, 1751. I HOPE by this time you are perfectly happy, by the arrival of my Lord and fine weather. But really and truly just now I have a most violent disinclination to writing, being harrassed almost to death with various disputes and turmoils, that have much disturbed the peace of this otherwise agree able society. How difficult is it for a temper weak and untoward as mine is, to conduct itself with in nocence ! when one is affected in so many various ways, the safest method seems to be absolute si lence. This too has its inconveniences, and yet to talk is, without the utmost caution, to do wrong. And now probably you may think with all these vexations vexations I. am tolerably prepared to receive your lessons, and to look with great composure on any change. But still disagreeable as some circum stances in my present situation arc, it is unreason able to complain, for in general there are more advantages in our present state, than upon a calm consideration can be foreseen in any other. And although I know you will be angry with me, I can not for my life help telling you, that ever since I have been made unhappy by these commotions, it has been a great subject of consolation to me, that I never was tempted by any voluntary connexion to engage myself in the interests, passions, and tu mults of the world. If I have suffered from the troubles of others, who have more sense, more understanding, and more virtues than I might reasonably have expected to find, what might I not have suffered from a husband ! Perhaps be need lessly thwarted and contradicted in every innocent enjoyment of life : involved in all his schemes right or wrong, and perhaps not allowed the liberty of even silently Seeming to disapprove them ! It is true indeed the righteous laws of heaven are all consistent, nor is any human creature placed in a situation in which it is not possible to be wise and good, but if one state appears more liable to gan ger and uneasiness than another, why should people expose themselves to voluntary difficulties? lam •-,.,, '• r,-. •-• : I am much obliged to you for relating to me the Bishop of Norwich's Address to our Prince, it has really given me great pleasure. It was not for want of public spirit that I neglected to consult with you what was to be done for the good of the nation, and the young Royal family, whom I have had greatly at heart, and had formed a scheme for their education, in which I was so happy that I felt quite disappointed that it did not take effect, and determined to have nothing more to do in the affair, than sincerely to wish the method that is fixed on may prove a happy one. The behaviour of the King is truly noble and good. I send you a deal of Epictetus, and have more ready for you; has my Lord heard any thing of the translation said to be going on in Edinburgh ? I long for you to see Epictetus in a better dress, he will appear to more advantage than in my vile dis guise. You must allow me to put you in mind of a promise you was so good as to make me when I had the happiness of seeing you last year. Miss

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Deal, 3% 21, 1751.

J’ESPÈRE qu’à présent l’arrivée de monseigneur et le beau temps vous rendent parfaitement heureuse. Mais, véritablement, j’éprouve en cet instant une très violente répugnance à écrire, car diverses disputes et agitations, qui ont beaucoup troublé la paix de cette société par ailleurs agréable, m’ont presque harassée à mort. Qu’il est difficile à un caractère aussi faible et rétif que le mien de se conduire avec innocence ! Lorsqu’on est affecté de tant de manières diverses, la méthode la plus sûre paraît être le silence absolu. Celui-ci a aussi ses inconvénients, et pourtant parler, sans la plus extrême prudence, c’est mal agir.

Vous pensez probablement maintenant qu’avec toutes ces contrariétés je suis assez bien préparée à recevoir vos leçons et à considérer tout changement avec un grand calme. Mais, si désagréables que soient certaines circonstances de ma situation présente, il serait déraisonnable de me plaindre ; car notre état actuel présente en général plus d’avantages qu’une réflexion sereine ne permet d’en prévoir dans aucun autre. Et bien que je sache que vous m’en voudrez, je ne puis pour rien au monde m’empêcher de vous dire que, depuis que ces agitations m’ont rendue malheureuse, j’ai trouvé une grande consolation dans le fait de ne jamais avoir été tentée, par quelque lien volontaire, de m’engager dans les intérêts, les passions et les tumultes du monde. Si j’ai souffert des troubles d’autrui, chez des personnes qui possèdent plus de bon sens, plus d’intelligence et plus de vertus que je n’aurais raisonnablement pu espérer en rencontrer, que n’aurais-je pas pu souffrir d’un mari ! Peut-être contrariée et contredite sans nécessité dans chaque plaisir innocent de la vie ; mêlée à tous ses projets, bons ou mauvais, et peut-être privée même de la liberté de paraître les désapprouver en silence !

Il est vrai que les justes lois du ciel sont toutes cohérentes, et qu’aucune créature humaine n’est placée dans une situation où il lui soit impossible d’être sage et bonne ; mais si un état paraît plus exposé qu’un autre au danger et au malaise, pourquoi les gens s’exposeraient-ils à des difficultés volontaires ?

Je vous suis fort obligée de m’avoir rapporté l’adresse de l’évêque de Norwich à notre prince ; elle m’a véritablement procuré un grand plaisir. Ce n’est pas par manque d’esprit public que j’ai négligé de vous consulter sur ce qu’il fallait faire pour le bien de la nation et de la jeune famille royale, dont le sort m’a beaucoup préoccupée. J’avais conçu pour leur éducation un projet qui me rendait si heureuse que je fus tout à fait déçue de le voir rester sans effet, et je résolus de ne plus prendre aucune part à l’affaire, sinon en souhaitant sincèrement que la méthode retenue se révèle heureuse. La conduite du roi est véritablement noble et bonne.

Je vous envoie beaucoup d’Épictète et en ai encore de prêt pour vous. Monseigneur a-t-il entendu parler de la traduction que l’on dit en cours à Édimbourg ? Il me tarde que vous voyiez Épictète sous de meilleurs habits ; il paraîtra plus avantageusement que sous mon affreux déguisement. Vous devez me permettre de vous rappeler une promesse que vous avez eu la bonté de me faire lorsque j’ai eu le bonheur de vous voir l’année dernière.

Miss

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