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Elizabeth Carter
Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 87
Unité 85 sur 139
Référence canonique 87
Anglais
Deal, May 3, 1756v I AM making all possible dispatch to finish my task, as I shall shortly have a safe op portunity of sending it by a safe hand to London. Epictetus and I have been so long acquainted that it would be some grief of heart to me to expose him to any hazardous way of travelling, and I have a still stronger reason to be solicitous abont him, ashe is your property. I should be therefore mighty glad if he was safely deposited in St. Paul's Deanery, where he will be ready to attend your commands, and receive from you the whole dis position of his fate. As soon as I have dispatched Epictetus to St. Paul's, Harry to the University, and finished my fifteen shirts, I comfort myself with the hopes of being at liberty to grow most dele etably idle, to read what books I please, and run wild over hill and dale for the rest of the summer. I am much obliged to you for your excellent Notes, which I have transcribed, except one. I find myself obliged sometimes in mere charity to under take the cause of the poor heathen against you. upon whom, I think, you are in general too severe. You bid bid RJG refer to Solomon, " to what is there said of those worsen who were allowed by the boasted mo rality of Greece and Rome." The references to Solomon, whose observations on this subject are inimitably fine, may be very just, but the censure, considering the quotations, are to be from a Jewish, not a Christian writer, I believe you will think not quite fair. See Abp. Potter's Greek Antiquities, Jl IV- c. 1 1 . Ilcsidcs, even if the quotation Iraxi been made from the New Testament, 1 know not if such an animadversion might be perfectly justifi able, as perhaps this toleration might be highly of fensive to wise and good heathens ia Greece and Rome, as no doubt it is with stronger reasons in Italy and Holland, where I have heard the same allowances, with far less excuse, are supported by the laws. In general I believe it is scarcely ever of any use, and perhaps very seldom right, to de preciate tlie heathen morality *. Wise and good men in all ages, who sincerely applied their hearts to the discovery of their duty, cannot, 1 think, be supposed in any very material instances to have failed, though they had neither a proper authority, nor could promise sufficient encouragements to qua lify them for effectual instructors of the multitude ^fiiit OiOT? * Rut Bp. Seeker *-as of a different opinion. See a Letter from _f him upon this subject, (never published before) ia " O.-asura Literaria," Vol. IX. p. 30S. of £30 of mankind. The Christian religion has peculiar and distinguishing advantages enough of its own to prove its divine excellence to every unprejudiced mind, and on these we may safely rest our cause, even if we grant every thing to the heathen mo rality which its most zealous admirers can de mand. I am obliged to you for your picture of your little friend. Such a genius and such a heart, as sisted by circumstances of rank and fortune that will set them in the fairest light, and give them the most extensive influence, one cannot help consider^ ing with great pleasure as an important blessing to human society. While I had nothing but my fa vourite Metastasio in my head I was mightily scandalized at the contempt with which you men tion operas ; but as, upon recollection, I charitably concluded that you must mean that outrage against fill taste and common sense, a pasticcio, I am very ready to allow it to be an absurdity beyond mortal sufferance, I had read an extract from that book which you say is writ by Mr, Greville, and con cluded it must be a translation from some French author, and I can scarcely forbear wishing my no tion had been right, I believe there might be some good things in it, but, Genius of Britain, forbid that any such frippery kind of writing should grow into fashion amongst us! J have 'i have no news to tell you from the c,oast more, important than that several armed vessels are dis patched from the Downs in quest of two French privateers just out of Calais.' ; No talk of inva sions. ;f'} . ^u
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Deal, 3 mai 1756.
Je mets toute la diligence possible à achever ma tâche, car j’aurai bientôt une occasion sûre de l’envoyer à Londres par une main sûre. Épictète et moi nous connaissons depuis si longtemps que j’aurais quelque douleur au cœur à l’exposer à une façon hasardeuse de voyager, et j’ai une raison plus forte encore de veiller sur lui puisqu’il est votre propriété. Je serais donc fort heureuse qu’il fût déposé en sûreté au doyenné de Saint-Paul, où il sera prêt à attendre vos ordres et à recevoir de vous l’entière disposition de son sort.
Dès que j’aurai expédié Épictète à Saint-Paul, Harry à l’Université, et achevé mes quinze chemises, je me console par l’espoir d’être libre de devenir délicieusement oisive, de lire les livres qui me plaisent et de courir en sauvage par monts et par vaux durant tout le reste de l’été.
Je vous suis très obligée pour vos excellentes notes, que j’ai transcrites à l’exception d’une seule. Je me trouve parfois contrainte, par pure charité, de défendre contre vous la cause des pauvres païens, envers lesquels vous êtes, je crois, trop sévère en général. Vous m’ordonnez de renvoyer à Salomon « pour ce qui y est dit de ces femmes qui étaient tolérées par la moralité tant vantée de la Grèce et de Rome ». Les renvois à Salomon, dont les observations sur ce sujet sont d’une finesse inimitable, peuvent être très justes ; mais la censure, puisque les citations doivent provenir d’un auteur juif et non chrétien, ne vous paraîtra pas, je crois, parfaitement équitable. Voyez les Greek Antiquities de l’archevêque Potter, livre IV, chapitre 11.
En outre, même si la citation avait été tirée du Nouveau Testament, je ne sais si une telle remarque aurait pu être parfaitement justifiée, car cette tolérance était peut-être profondément offensante pour les païens sages et vertueux de Grèce et de Rome, comme elle l’est sans nul doute, pour des raisons plus fortes, en Italie et en Hollande où, m’a-t-on dit, les mêmes permissions, bien moins excusables, sont soutenues par les lois.
En général, je crois qu’il n’est presque jamais utile, et peut-être fort rarement juste, de rabaisser la morale païenne*. Les hommes sages et vertueux de tous les siècles qui appliquèrent sincèrement leur cœur à la découverte de leur devoir ne peuvent, me semble-t-il, être supposés avoir échoué sur des points très importants, bien qu’ils ne possédassent ni l’autorité convenable ni la promesse d’encouragements suffisants pour devenir des instructeurs efficaces de la multitude humaine. La religion chrétienne possède assez d’avantages propres et distinctifs pour démontrer son excellence divine à tout esprit sans préjugés, et nous pouvons sans risque appuyer notre cause sur ceux-ci, même si nous accordons à la morale païenne tout ce que ses plus zélés admirateurs peuvent réclamer.
Je vous suis obligée pour le portrait de votre petite amie. Un tel génie et un tel cœur, secondés par des circonstances de rang et de fortune qui les placeront sous leur jour le plus favorable et leur donneront l’influence la plus étendue, ne peuvent manquer d’être considérés avec grand plaisir comme un important bienfait pour la société humaine.
Tant que je n’avais en tête que mon cher Metastasio, j’étais profondément scandalisée par le mépris avec lequel vous parliez des opéras ; mais, après réflexion, ayant charitablement conclu que vous deviez entendre par là cet outrage à tout goût et à tout bon sens qu’est un pasticcio, je suis toute disposée à reconnaître qu’il s’agit d’une absurdité excédant ce que les mortels peuvent supporter.
J’avais lu un extrait de ce livre que vous dites écrit par M. Greville et j’en avais conclu qu’il devait s’agir d’une traduction de quelque auteur français ; je puis à peine m’empêcher de souhaiter que mon idée eût été juste. Je crois qu’il s’y trouvait peut-être quelques bonnes choses, mais, Génie de la Grande-Bretagne, empêche qu’une façon d’écrire aussi frivole ne devienne à la mode parmi nous !
Je n’ai à vous annoncer de la côte aucune nouvelle plus importante que l’envoi depuis les Downs de plusieurs bâtiments armés à la recherche de deux corsaires français qui viennent de sortir de Calais. On ne parle point d’invasion.
* Mais l’évêque Secker était d’une opinion différente. Voyez une lettre de lui sur ce sujet, jamais publiée auparavant, dans Censura Literaria, vol. IX, p. 308.
Concepts de ce passage
Colère
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