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Épictète

Manuel d’Épictète Chapitre 52

Chapitre 52 sur 53

Référence canonique 52

Grec ancien

Heinrich Schenkl, Epicteti dissertationes ab Arriano digestae (1916)

ὁ πρῶτος καὶ ἀναγκαιότατος τόπος ἐστὶν ἐν φιλοσοφίᾳ ὁ τῆς χρήσεως τῶν θεωρημάτων, οἷον τὸ μὴ ψεύδεσθαι· ὁ δεύτερος ὁ τῶν ἀποδείξεων, οἷον πόθεν ὅτι οὐ δεῖ ψεύδεσθαι· τρίτος ὁ αὐτῶν τούτων βεβαιωτικὸς καὶ διαρθρωτικός, οἷον πόθεν ὅτι τοῦτο ἀπόδειξις; τί γάρ ἐστιν ἀπόδειξις, τί ἀκολουθία, τί μάχη, τί ἀληθές, τί ψεῦδος; οὐκοῦν ὁ μὲν τρίτος τόπος ἀναγκαῖος διὰ τὸν δεύτερον, ὁ δὲ δεύτερος διὰ τὸν πρῶτον· ὁ δὲ ἀναγκαιότατος καὶ ὅπου ἀναπαύεσθαι δεῖ, ὁ πρῶτος. ἡμεῖς δὲ ἔμπαλιν ποιοῦμεν· ἐν γὰρ τῷ τρίτῳ τόπῳ διατρίβομεν καὶ περὶ ἐκεῖνόν ἐστιν ἡμῖν ἡ πᾶσα σπουδή· τοῦ δὲ πρώτου παντελῶς ἀμελοῦμεν. τοιγαροῦν ψευδόμεθα μέν, πῶς δὲ ἀποδείκνυται ὅτι οὐ δεῖ ψεύδεσθαι, πρόχειρον ἔχομεν.

Anglais

George Long · George Long, The Encheiridion (1877)

The first and most necessary place (part, [Greek: topos]) in philosophy is the use of theorems (precepts, [Greek: theoraemata]), for instance, that we must not lie; the second part is that of demonstrations, for instance, How is it proved that we ought not to lie? The third is that which is confirmatory of these two, and explanatory, for example, How is this a demonstration? For what is demonstration, what is consequence, what is contradiction, what is truth, what is falsehood? The third part (topic) is necessary on account of the second, and the second on account of the first; but the most necessary and that on which we ought to rest is the first. But we do the contrary. For we spend our time on the third topic, and all our earnestness is about it; but we entirely neglect the first. Therefore we lie; but the demonstration that we ought not to lie we have ready to hand.

Français

Jean-Marie Guyau · Jean-Marie Guyau, Manuel d’Épictète (1875)

La première et la plus nécessaire partie de la philosophie est celle qui traite de la mise en pratique des théories : par exemple, ne point mentir . La seconde, celle qui contient les démonstrations : par exemple, par quel principe on démontre qu’il ne faut pas mentir . La troisième, celle qui confirme et explique les autres : par exemple, comment on s’assure que c’est une démonstration ? qu’est-ce qu’une démonstration ? qu’est-ce qu’un raisonnement conséquent ? qu’est-ce qu’une contradiction ? qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? La troisième partie est nécessaire à cause de la seconde, la seconde à cause de la première ; mais la plus nécessaire, et celle où il faut se reposer, c’est la première. Mais nous, nous faisons le contraire. Car nous nous attardons dans la troisième, et c’est sur elle que porte toute notre étude ; mais la première, nous la négligeons entièrement. C’est pourquoi nous mentons, mais les raisons par lesquelles on démontre qu’il ne faut pas mentir, nous les avons sous la main .

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