Passage potentiellement protégé En consultant ce texte, vous reconnaissez disposer du droit de l’utiliser à titre personnel et éducatif. Ne reproduisez pas son contenu. Si ce livre vous accompagne, achetez-le pour soutenir l’auteur ou ses ayants droit.

Sigmund Freud

Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient Section section-0020

Section 20 sur 224

Référence canonique section-0020

Allemand

Ich kann einige wenige Beispiele anführen, die in ihrer Technik mit diesem identisch sind.

Mit einem auf die gleiche Technik der zweifachen Verwendung beruhenden Witz soll sich eine italienische Dame für eine taktlose Bemerkung des ersten Napoleon gerächt haben. Er sagte ihr auf einem Hofballe, auf ihre Landsleute deutend: „Tutti gli Italiani danzano si male“, und sie erwiderte schlagfertig: „Non tutti, ma buona parte .“ ( Brill , l. c.)

(Nach Th. Vischer und K. Fischer .) Als in Berlin einmal die Antigone aufgeführt wurde, fand die Kritik, daß die Aufführung des antiken Charakters entbehrt habe. Der Berliner Witz machte sich diese Kritik in folgender Weise zu eigen: Antik? Oh, nee.

In ärztlichen Kreisen ist ein analoger Zerteilungswitz heimisch. Wenn man einen seiner jugendlichen Patienten befragte, ob er [S. 22] sich je mit der Masturbation befaßt habe, würde man gewiß keine andere Antwort hören als: O na, nie .

In allen drei Beispielen, die für die Gattung genügen mögen, dieselbe Technik des Witzes. Ein Name wird in ihnen zweimal verwendet, das eine Mal ganz, das andere Mal in seine Silben zerteilt, in welcher Zerteilung seine Silben einen gewissen anderen Sinn ergeben. [15]

Die mehrfache Verwendung desselben Wortes einmal als eines Ganzen und dann der Silben, in die es sich zerfällen läßt, war der erste Fall einer von der Verdichtung abweichenden Technik, der uns begegnet ist. Nach kurzer Besinnung müssen wir aber aus der Fülle der uns zuströmenden Beispiele erraten, daß die neu aufgefundene Technik kaum auf dieses eine Mittel beschränkt sein dürfte. Es gibt offenbar eine zunächst noch gar nicht übersehbare Anzahl von Möglichkeiten, wie man dasselbe Wort oder dasselbe Material von Worten zur mehrfachen Verwendung in einem Satze ausnützen kann. Sollten uns alle diese Möglichkeiten als technische Mittel des Witzes entgegentreten? Es scheint so zu sein; die nachfolgenden Beispiele von Witzen werden es erweisen.

Man kann zunächst dasselbe Material von Worten nehmen und nur etwas an der Anordnung derselben ändern. Je geringer die Abänderung ist, je eher man den Eindruck empfängt, verschiedener Sinn sei doch mit denselben Worten gesagt worden, desto besser ist in technischer Hinsicht der Witz.

[S. 23]

D. Spitzer (Wiener Spaziergänge, II. Bd., S. 42):

„Das Ehepaar X. lebt auf ziemlich großem Fuße. Nach der Ansicht der einen soll der Mann viel verdient und sich dabei etwas zurückgelegt haben, nach anderen wieder soll sich die Frau etwas zurückgelegt und dabei viel verdient haben.“

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

I can give a few examples that are identical with this one in their technique.

An Italian lady is said to have avenged herself for a tactless remark by the first Napoleon with a joke based on the same technique of twofold use. At a court ball, indicating her compatriots, he said to her: “Tutti gli Italiani danzano si male,” and she promptly replied: “Non tutti, ma buona parte.” (Brill, loc. cit.)

(After Th. Vischer and K. Fischer.) When Antigone was once performed in Berlin, the critics found that the production had lacked the character of antiquity. Berlin wit appropriated this criticism in the following form: Antik? Oh, nee.

An analogous joke by division is current in medical circles. If one asked a youthful patient whether he had [p. 22] ever engaged in masturbation, one would certainly hear no answer other than: O na, nie.

In all three examples, which may suffice for the class, the technique of the joke is the same. A name is used twice in them, once as a whole and once divided into its syllables, which, when so divided, yield a certain other meaning. [15]

The multiple use of the same word, once as a whole and then as the syllables into which it can be divided, was the first case we encountered of a technique differing from condensation. After brief reflection, however, the abundance of examples that crowd in upon us must lead us to suspect that the newly discovered technique can scarcely be confined to this single device. There are evidently a number of possibilities, not yet even remotely surveyable, for exploiting the same word or the same verbal material for multiple use in a sentence. Are all these possibilities to confront us as technical devices of jokes? It appears so; the following examples of jokes will demonstrate it.

One may begin by taking the same verbal material and merely altering its arrangement somewhat. The slighter the alteration, and the more readily one receives the impression that a different meaning has nevertheless been expressed in the same words, the better the joke is from a technical point of view.

[p. 23]

D. Spitzer (Vienna Walks, vol. II, p. 42):

“The married couple X. live in fairly grand style. According to some, the husband is said to have earned a great deal and put a little aside in the process; according to others, the wife is said to have put herself aside a little and earned a great deal in the process.”

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

Je peux citer quelques rares exemples dont la technique est identique à celle-ci.

Une dame italienne se serait vengée d’une remarque dépourvue de tact du premier Napoléon par un mot d’esprit fondé sur la même technique du double emploi. Lors d’un bal à la cour, désignant ses compatriotes, il lui dit : « Tutti gli Italiani danzano si male », et elle lui répondit avec à-propos : « Non tutti, ma buona parte. » (Brill, l. c.)

(D’après Th. Vischer et K. Fischer.) Lorsqu’Antigone fut un jour représentée à Berlin, la critique jugea que la représentation manquait de caractère antique. L’esprit berlinois s’appropria cette critique de la manière suivante : Antik ? Oh, nee.

Dans les milieux médicaux circule un mot d’esprit analogue fondé sur une décomposition. Si l’on demandait à l’un de ses jeunes patients s’il [p. 22] s’était jamais livré à la masturbation, on n’entendrait certainement pas d’autre réponse que : O na, nie.

Dans les trois exemples, qui peuvent suffire pour le genre, nous trouvons la même technique du mot d’esprit. Un nom y est employé deux fois, la première comme un tout, la seconde décomposé en ses syllabes, lesquelles prennent dans cette décomposition un autre sens déterminé. [15]

L’emploi multiple du même mot, d’abord comme un tout, puis sous la forme des syllabes dans lesquelles il peut être décomposé, constituait le premier cas rencontré d’une technique différente de la condensation. Après une brève réflexion, nous devons cependant deviner, devant l’abondance des exemples qui affluent, que la technique nouvellement découverte ne saurait guère se limiter à ce seul moyen. Il existe manifestement un nombre encore impossible à embrasser de possibilités permettant d’exploiter un même mot ou un même matériau verbal en vue d’un emploi multiple dans une phrase. Toutes ces possibilités se présenteraient-elles à nous comme des moyens techniques du mot d’esprit ? Il semble que oui ; les exemples suivants le démontreront.

On peut tout d’abord prendre le même matériau verbal et n’en modifier que quelque peu l’ordonnance. Moins la modification est importante, plus on a l’impression qu’un sens différent a pourtant été énoncé avec les mêmes mots, meilleur est le mot d’esprit du point de vue technique.

[p. 23]

D. Spitzer (Promenades viennoises, t. II, p. 42) :

« Le couple X. vit sur un assez grand pied. Selon les uns, le mari aurait beaucoup gagné et en aurait mis un peu de côté ; selon les autres, la femme se serait un peu mise de côté et y aurait beaucoup gagné. »

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète