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Sigmund Freud
Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient Section section-0077
Section 77 sur 224
Référence canonique section-0077
Allemand
Für unsere theoretische Aufklärung über das Wesen des Witzes müssen uns die harmlosen Witze wertvoller sein als die tendenziösen, die gehaltlosen wertvoller als die tiefsinnigen. Harmlose und gehaltlose Wortspiele etwa werden uns das Problem des Witzes in seiner reinsten Form entgegenbringen, weil wir bei ihnen der Gefahr der Verwirrung durch die Tendenz und der Urteilstäuschung [S. 79] durch den guten Sinn entgehen. An solchem Material kann unsere Erkenntnis einen neuen Fortschritt machen.
Ich wähle ein möglichst harmloses Beispiel von Wortwitz:
Ein Mädchen, welches während seiner Toilette die Ankündigung eines Besuches erhält, klagt: „Ach wie schade, gerade wenn man am anziehendsten ist, darf man sich nicht sehen lassen.“ [34]
Da mir aber Bedenken aufsteigen, ob ich diesen Witz für einen tendenzlosen auszugeben das Recht habe, ersetze ich ihn durch einen anderen, herzlich einfältigen, der von solcher Einwendung frei sein dürfte.
In einem Hause, wo ich zu Gast geladen bin, wird zum Schluß der Mahlzeit die Roulard genannte Mehlspeise gereicht, deren Herstellung einiges Geschick bei der Köchin voraussetzt. „Zu Hause gemacht?“ fragt darum einer der Gäste, und der Hausherr antwortet: „Ja, gewiß, ein Home-Roulard “ (Home-Rule).
Wir wollen diesmal nicht die Technik des Witzes untersuchen, sondern gedenken unsere Aufmerksamkeit einem anderen, dem wichtigsten Momente zwar, zuzuwenden. Das Anhören dieses improvisierten Witzes bereitete den Anwesenden ein - von mir klar erinnertes - Vergnügen und machte uns lachen. In diesem wie in ungezählten anderen Fällen kann die Lustempfindung des Hörers nicht von der Tendenz und nicht vom Gedankeninhalt des Witzes herrühren; es bleibt nichts übrig als diese Lustempfindung mit der Technik des Witzes in Zusammenhang zu bringen. Die von uns vorhin beschriebenen technischen Mittel des Witzes - die Verdichtung, Verschiebung, indirekte Darstellung usw. - haben also das Vermögen, beim Hörer eine Lustempfindung hervorzurufen, wenngleich wir noch gar nicht einsehen können, wie ihnen dies Vermögen zukommen mag. Auf so leichte Art gewinnen wir den zweiten Satz zur Aufklärung des Witzes; der erste lautete ( S. 9 ), daß der Charakter des Witzes an der Ausdrucksform hängt. Besinnen wir uns noch, daß der zweite Satz uns eigentlich nichts Neues gelehrt hat. Er isoliert nur, was bereits in einer früher von uns gemachten Erfahrung enthalten war. Wir erinnern ja, wenn es gelang, den Witz zu reduzieren, d. h. mit sorgfältiger Erhaltung des Sinnes dessen Ausdruck durch einen anderen zu ersetzen, so war damit nicht nur der Witzcharakter, sondern auch der Lacheffekt, also das Vergnügen am Witze, aufgehoben.
[S. 80]
Wir können hier nicht weiter gehen, ohne uns vorerst mit unseren philosophischen Autoritäten auseinander zu setzen.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14
For our theoretical elucidation of the nature of jokes, innocent jokes must be more valuable to us than tendentious ones, and jokes without substance more valuable than profound ones. Innocent and insubstantial wordplays, for instance, will present the problem of the joke to us in its purest form, because with them we escape the danger of confusion through their tendency and of error in judgment [p. 79] through their good sense. With such material our understanding can make further progress.
I select as innocent an example of a verbal joke as possible:
A girl who, while dressing, receives word that a visitor has arrived complains: “Oh, what a pity that just when one is at one’s most attractive, one must not let oneself be seen.” [34]
But since I begin to have doubts whether I am entitled to present this joke as non-tendentious, I shall replace it with another, thoroughly simple-minded one that should be free from such an objection.
In a house where I am a dinner guest, the meal concludes with the flour-based dessert called a roulade, the preparation of which requires some skill on the cook’s part. “Made at home?” one of the guests therefore asks, and the host replies: “Yes, certainly, a Home-Roulade” (Home Rule).
This time we shall not examine the technique of the joke, but intend to direct our attention to another, indeed the most important, factor. Hearing this improvised joke gave those present pleasure, as I clearly remember, and made us laugh. In this case, as in countless others, the listener’s sensation of pleasure cannot have arisen from the joke’s tendency or its intellectual content; nothing remains but to connect this sensation of pleasure with the technique of the joke. The technical devices of jokes described by us earlier, condensation, displacement, indirect representation, and so forth, thus possess the power to evoke a sensation of pleasure in the listener, although we are still entirely unable to see how they may come to possess this power. In this easy way we gain the second proposition toward elucidating the joke; the first stated (p. 9) that the character of the joke depends upon its form of expression. Let us reflect that the second proposition has really taught us nothing new. It merely isolates what was already contained in an observation we made earlier. We recall that, whenever it proved possible to reduce a joke, that is, while carefully preserving its meaning, to replace its expression with another, this abolished not only its character as a joke but also its effect of laughter, and thus the pleasure in the joke.
[p. 80]
We cannot proceed further here without first coming to terms with our philosophical authorities.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14
Pour notre élucidation théorique de l’essence du mot d’esprit, les mots d’esprit inoffensifs doivent nous être plus précieux que les mots d’esprit tendancieux, et ceux qui sont dépourvus de contenu plus précieux que ceux qui sont profonds. Les jeux de mots inoffensifs et dépourvus de contenu, par exemple, nous présenteront le problème du mot d’esprit sous sa forme la plus pure, car nous éviterons avec eux le risque d’une confusion due à la tendance et celui d’une erreur de jugement [p. 79] due au bon sens. Sur un tel matériau, notre connaissance peut accomplir un nouveau progrès.
Je choisis un exemple aussi inoffensif que possible de mot d’esprit verbal :
Une jeune fille à qui l’on annonce une visite pendant qu’elle fait sa toilette se plaint : « Ah, quel dommage ! C’est justement quand on est le plus attirant qu’on ne peut pas se montrer. » [34]
Mais comme il me vient des scrupules sur le droit que j’aurais de présenter ce mot d’esprit comme dépourvu de tendance, je le remplace par un autre, franchement naïf, qui devrait échapper à une telle objection.
Dans une maison où je suis invité, on sert à la fin du repas le mets sucré appelé roulade, dont la préparation exige quelque habileté de la part de la cuisinière. « Faite à la maison ? » demande donc l’un des convives, et le maître de maison répond : « Oui, certainement, une Home-Roulade » (Home Rule).
Cette fois, nous ne voulons pas examiner la technique du mot d’esprit, mais nous proposons de porter notre attention sur un autre facteur, qui est certes le plus important. L’audition de ce mot d’esprit improvisé procura aux personnes présentes un plaisir dont je me souviens clairement et nous fit rire. Dans ce cas comme dans d’innombrables autres, le sentiment de plaisir de l’auditeur ne peut provenir ni de la tendance ni du contenu de pensée du mot d’esprit. Il ne reste donc qu’à mettre ce sentiment de plaisir en relation avec la technique du mot d’esprit. Les moyens techniques du mot d’esprit que nous avons décrits précédemment, condensation, déplacement, représentation indirecte, etc., ont donc le pouvoir de susciter chez l’auditeur un sentiment de plaisir, bien que nous ne puissions encore nullement comprendre comment un tel pouvoir peut leur échoir. C’est ainsi que nous obtenons aisément la deuxième proposition propre à éclairer le mot d’esprit. La première disait (p. 9) que le caractère spirituel dépend de la forme d’expression. Songeons cependant que cette deuxième proposition ne nous a, à vrai dire, rien appris de nouveau. Elle ne fait qu’isoler ce qui était déjà contenu dans une expérience faite antérieurement. Nous nous souvenons en effet que, lorsque nous parvenions à réduire le mot d’esprit, c’est-à-dire à remplacer son expression par une autre en conservant soigneusement son sens, non seulement son caractère spirituel se trouvait aboli, mais aussi son effet comique, et donc le plaisir pris au mot d’esprit.
[p. 80]
Nous ne pouvons aller plus loin ici sans nous expliquer d’abord avec nos autorités philosophiques.
Concepts de ce passage
Travail du rêve
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Famille
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Travail du mot d’esprit
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Principe de plaisir
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Déterminisme psychique
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Compulsion de répétition
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Refoulement
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Péché
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Conflit inconscient
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Guerre et paix
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Accomplissement de désir
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