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Sigmund Freud

Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient Section section-0171

Section 171 sur 224

Référence canonique section-0171

Allemand

Ein drittes Beispiel wird uns eine noch andere Technik, die wir beim Witze kennen gelernt haben, im Dienste des Naiven zeigen. Für ein kleines Mädchen wird eine „Französin“ als Gouvernante aufgenommen, deren Person aber nicht ihren Beifall findet. Kaum daß die neu Engagierte sich entfernt hat, läßt die Kleine ihre Kritik verlauten: „Das soll eine Französin sein! Vielleicht heißt sie sich so, weil sie einmal bei einem Franzosen gelegen ist!“ Dies könnte ein sogar erträglicher Witz sein - Doppelsinn mit Zweideutigkeit oder zweideutiger Anspielung, wenn das Kind von der Möglichkeit des Doppelsinnes eine Ahnung gehabt hätte. In Wirklichkeit hatte sie nur eine oft gehörte scherzhafte Behauptung der Unechtheit auf die ihr unsympathische Fremde übertragen. („Das soll echtes Gold sein? Das ist vielleicht einmal bei Gold gelegen!“) Wegen dieser Unkenntnis des Kindes, die den psychischen Vorgang bei den verstehenden Zuhörern so gründlich abändert, wird seine Rede eine naive. Infolge dieser Bedingung gibt es aber auch ein mißverständlich Naives; man kann beim Kind eine Unwissenheit annehmen, die nicht mehr besteht, und Kinder pflegen sich häufig naiv zu stellen, um sich einer Freiheit zu bedienen, die ihnen sonst nicht zugestanden würde.

An diesen Beispielen kann man die Stellung des Naiven zwischen dem Witz und dem Komischen erläutern. Mit dem Witz stimmt das Naive (der Rede) im Wortlaut und im Inhalt überein, es bringt einen Wortmißbrauch, einen Unsinn oder eine Zote zu stande. Aber der psychische Vorgang in der ersten produzierenden Person, der uns beim Witze so viel des Interessanten und Rätselhaften bot, entfällt hier völlig. Die naive Person vermeint sich ihrer Ausdrucksmittel und Denkwege in normaler und einfacher Weise bedient zu haben und weiß nichts von einer Nebenabsicht; sie zieht aus der Produktion des Naiven auch keinen Lustgewinn. Alle Charaktere des Naiven bestehen nur in der Auffassung der anhörenden Person, die mit der dritten Person des Witzes zusammenfällt. Die produzierende Person erzeugt [S. 161] ferner das Naive mühelos; die komplizierte Technik, die beim Witz dazu bestimmt ist, die Hemmung durch die verständige Kritik zu lahmen, entfällt bei ihr, weil sie diese Hemmung noch nicht besitzt, so daß sie Unsinn und Zote unmittelbar und ohne Kompromiß von sich geben kann. Insofern ist das Naive der Grenzfall des Witzes, der sich herausstellt, wenn man in der Formel der Witzbildung die Größe dieser Zensur auf Null heruntersetzt.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

A third example will show us yet another technique, with which we became acquainted in jokes, serving the naïve. A “Frenchwoman” is engaged as governess for a little girl, but her person does not meet with the child’s approval. Scarcely has the newly engaged woman left when the little girl voices her criticism: “She is supposed to be a Frenchwoman! Perhaps she calls herself that because she once lay with a Frenchman!” This could be a quite tolerable joke, ambiguity with a double meaning or an equivocal allusion, if the child had had any inkling of the possibility of the double meaning. In reality, she had merely transferred to the stranger she disliked an often-heard joking assertion that something was not genuine. (“That is supposed to be real gold? Perhaps it once lay beside gold!”) Because of this ignorance on the child’s part, which so thoroughly alters the psychical process in the listeners who understand, her remark becomes naïve. As a result of this condition, however, there is also a naïveté that can be misunderstood; one may assume ignorance in a child where it no longer exists, and children often pretend to be naïve in order to avail themselves of a liberty that would otherwise not be granted to them.

These examples can illustrate the position of the naïve between the joke and the comic. The naïve (in speech) agrees with the joke in wording and content; it produces a misuse of words, nonsense, or an obscenity. But the psychical process in the first, producing person, which presented us with so much that was interesting and puzzling in the joke, is entirely absent here. The naïve person believes that he has made normal and simple use of his means of expression and paths of thought, and knows nothing of a secondary intention; nor does he derive any gain in pleasure from producing the naïve utterance. All the characteristics of the naïve exist only in the apprehension of the listening person, who coincides with the third person in a joke. Moreover, the producing person produces [p. 161] the naïve utterance effortlessly; the complicated technique that, in a joke, is intended to paralyze inhibition by rational criticism is absent in him because he does not yet possess this inhibition, so that he can utter nonsense and obscenity directly and without compromise. In this respect, the naïve is the limiting case of the joke, which emerges when the magnitude of this censorship is reduced to zero in the formula for the formation of jokes.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

Un troisième exemple nous montrera au service du naïf une autre technique encore, que nous avons découverte dans le mot d’esprit. Une « Française » est engagée comme gouvernante pour une petite fille, mais sa personne ne trouve pas grâce aux yeux de celle-ci. À peine la nouvelle venue s’est-elle éloignée que la petite fait entendre sa critique : « Ça, une Française ! Peut-être qu’elle s’appelle comme ça parce qu’elle a couché une fois avec un Français ! » Cela pourrait même constituer un mot d’esprit acceptable, à double sens avec équivoque ou allusion équivoque, si l’enfant avait eu quelque idée de la possibilité du double sens. En réalité, elle n’avait fait que transposer à l’étrangère qui lui déplaisait une plaisanterie souvent entendue mettant en doute l’authenticité d’une chose. (« Ça, de l’or véritable ? Peut-être que ça a couché une fois avec de l’or ! ») C’est en raison de cette ignorance de l’enfant, qui modifie si profondément le processus psychique chez les auditeurs qui comprennent, que sa parole devient naïve. Mais cette condition rend également possible un naïf prêtant à malentendu ; on peut supposer chez l’enfant une ignorance qui n’existe plus, et les enfants ont souvent coutume de jouer les naïfs afin de s’accorder une liberté qui ne leur serait pas autrement concédée.

Ces exemples permettent d’illustrer la position du naïf entre le mot d’esprit et le comique. Le naïf de la parole concorde avec le mot d’esprit par sa formulation et son contenu ; il produit un mauvais usage des mots, un non-sens ou une obscénité. Mais le processus psychique de la première personne, la personne productrice, qui nous offrait dans le mot d’esprit tant de choses intéressantes et énigmatiques, fait ici entièrement défaut. La personne naïve croit avoir employé ses moyens d’expression et ses voies de pensée d’une manière normale et simple, et elle ne sait rien d’une intention secondaire ; elle ne tire non plus aucun gain de plaisir de la production du naïf. Tous les caractères du naïf résident uniquement dans l’appréhension de la personne qui écoute, laquelle coïncide avec la troisième personne du mot d’esprit. La personne productrice produit [p. 161] en outre le naïf sans effort ; la technique complexe destinée, dans le mot d’esprit, à paralyser l’inhibition exercée par la critique raisonnable lui fait défaut, car elle ne possède pas encore cette inhibition, de sorte qu’elle peut énoncer directement et sans compromis le non-sens et l’obscénité. En ce sens, le naïf est le cas limite du mot d’esprit, qui apparaît lorsqu’on réduit à zéro, dans la formule de la formation du mot d’esprit, la grandeur de cette censure.

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