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Sigmund Freud

L’Interprétation des rêves Section section-0053

Section 53 sur 630

Référence canonique section-0053

Allemand

Wir haben gehört, daß schon das Einschlafen den Verzicht auf eine der seelischen Tätigkeiten, nämlich auf die willkürliche Leitung des Vorstellungsablaufes, mit sich bringt. Es wird uns so die ohnedies naheliegende Vermutung aufgedrängt, daß der Schlafzustand sich auch über die seelischen Verrichtungen erstrecken möge. Die eine oder andere dieser Verrichtungen wird etwa ganz aufgehoben; ob die übrigbleibenden ungestört weiter arbeiten, ob sie unter solchen Umständen normale Arbeit leisten können, kommt jetzt in Frage. Der Gesichtspunkt taucht auf, daß man die Eigentümlichkeiten des Traumes erklären könne durch die psychische Minderleistung im Schlafzustand, und nun kommt der Eindruck, den der Traum unserem wachen Urteil macht, einer solchen Auffassung entgegen. Der Traum ist unzusammenhängend, vereinigt ohne Anstoß die ärgsten Widersprüche, läßt Unmöglichkeiten zu, läßt unser bei Tag einflußreiches Wissen bei Seite, zeigt uns ethisch und moralisch stumpfsinnig. Wer sich im Wachen so benehmen würde, wie es der Traum in seinen Situationen vorführt, den würden wir für wahnsinnig halten; wer im Wachen so spräche oder solche Dinge mitteilen wollte, wie sie im Trauminhalt vorkommen, der würde uns den Eindruck eines Verworrenen und eines Schwachsinnigen machen. Somit glauben wir nur dem Tatbestand Worte zu leihen, wenn wir die psychische Tätigkeit im Traum nur sehr gering anschlagen und insbesondere die höheren intellektuellen Leistungen als im Traume aufgehoben oder wenigstens schwer geschädigt erklären.

Mit ungewöhnlicher Einmütigkeit – von den Ausnahmen wird an anderer Stelle die Rede sein – haben die Autoren solche Urteile über den Traum gefällt, die auch unmittelbar zu einer bestimmten Theorie oder Erklärung des Traumlebens hinleiten. Es ist an der Zeit, daß ich mein eben ausgesprochenes Resumé durch eine Sammlung von Aussprüchen verschiedener Autoren – Philosophen und Ärzte – über die psychologischen Charaktere des Traumes ersetze:

Nach Lemoine ist die Inkohärenz der Traumbilder der einzig wesentliche Charakter des Traumes.

Maury pflichtet dem bei; er sagt (p. 163): »il n’y a pas de rêves absolument raisonnables et qui ne contiennent quelque incohérence, quelque anachronisme, quelque absurdité.«

Nach Hegel bei Spitta fehlt dem Traume aller objektive verständige Zusammenhang.

Dugas sagt: »Le rêve, c’est l’anarchie psychique, affective et mentale, c’est le jeu des fonctions livrées à elles-mêmes et s’exerçant sans contrôle et sans but; dans le rêve l’esprit est un automate spirituel.«

»Die Auflockerung, Lösung und Durcheinandermischung des im Wachen durch die logische Gewalt des zentralen Ich zusammengehaltenen Vorstellungslebens« räumt selbst Volkelt ein (p. 14), nach dessen Lehre die psychische Tätigkeit während des Schlafes keineswegs zwecklos erscheint.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

We have heard that falling asleep already entails the renunciation of one mental activity, namely the voluntary direction of the course of ideas. We are thus pressed toward the otherwise obvious supposition that the state of sleep may extend over the other mental functions as well. One or another of these functions may perhaps be suspended entirely; the question now is whether those that remain continue to operate undisturbed and whether they can perform normal work under such circumstances. The view emerges that the peculiarities of dreams might be explained by diminished psychical functioning in the state of sleep, and the impression that dreams make upon our waking judgment supports such a view. The dream is incoherent, combines the grossest contradictions without objection, admits impossibilities, sets aside our knowledge, which is influential by day, and shows us to be ethically and morally obtuse. Anyone who behaved while awake as the dream represents us behaving in its situations would be regarded as insane; anyone who spoke while awake or attempted to communicate such things as occur in dream-content would give us the impression of being confused and feeble-minded. Thus we believe that we are merely putting the facts into words when we rate psychical activity in dreams very low and, in particular, declare that the higher intellectual achievements are suspended in dreams or at least severely impaired.

With unusual unanimity, apart from exceptions to be discussed elsewhere, the authors have passed such judgments on dreams, judgments that also lead directly to a particular theory or explanation of dream-life. It is time for me to replace the summary I have just given with a collection of statements by various authors, philosophers and physicians, concerning the psychological characteristics of dreams:

According to Lemoine, the incoherence of dream-images is the sole essential characteristic of dreams.

Maury agrees; he says (p. 163): “There are no absolutely rational dreams that do not contain some incoherence, some anachronism, some absurdity.”

According to Hegel, as cited by Spitta, dreams lack all objective and intelligible coherence.

Dugas says: “The dream is psychical, affective, and mental anarchy; it is the play of functions left to themselves and operating without control or aim; in dreams the mind is a spiritual automaton.”

Even Volkelt (p. 14), according to whose theory psychical activity during sleep by no means appears purposeless, admits “the loosening, dissolution, and intermingling of the ideational life held together during waking by the logical power of the central ego.”

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

Nous avons entendu que l’endormissement entraîne déjà le renoncement à l’une des activités psychiques, à savoir la direction volontaire du cours des représentations. Ainsi s’impose à nous l’hypothèse, déjà évidente par ailleurs, que l’état de sommeil pourrait s’étendre également aux fonctions psychiques. L’une ou l’autre de ces fonctions est peut-être entièrement supprimée. La question se pose maintenant de savoir si celles qui subsistent continuent à travailler sans perturbation et si elles peuvent, dans de telles circonstances, accomplir un travail normal. Le point de vue se fait jour selon lequel les particularités du rêve pourraient s’expliquer par une diminution de l’activité psychique dans l’état de sommeil, et l’impression que le rêve produit sur notre jugement éveillé vient appuyer une telle conception. Le rêve est incohérent, réunit sans difficulté les contradictions les plus criantes, admet des impossibilités, laisse de côté notre savoir si influent pendant la journée, nous montre dépourvus de discernement éthique et moral. Celui qui, à l’état de veille, se comporterait comme le rêve le représente dans ses situations serait tenu par nous pour fou. Celui qui, à l’état de veille, parlerait ou voudrait communiquer des choses telles qu’elles apparaissent dans le contenu du rêve nous donnerait l’impression d’un esprit confus et faible. Nous croyons donc ne faire qu’exprimer les faits lorsque nous n’accordons qu’une très faible valeur à l’activité psychique dans le rêve et déclarons en particulier que les fonctions intellectuelles supérieures y sont abolies ou du moins gravement altérées.

Avec une unanimité inhabituelle, les exceptions seront traitées ailleurs, les auteurs ont porté sur le rêve des jugements de ce genre, qui conduisent aussi directement à une théorie ou à une explication déterminée de la vie onirique. Il est temps que je remplace le résumé que je viens d’énoncer par un recueil de déclarations de différents auteurs, philosophes et médecins, sur les caractères psychologiques du rêve :

Selon Lemoine, l’incohérence des images oniriques est le seul caractère essentiel du rêve.

Maury souscrit à cette opinion. Il dit (p. 163) : « Il n’y a pas de rêves absolument raisonnables et qui ne contiennent quelque incohérence, quelque anachronisme, quelque absurdité. »

Selon Hegel, cité par Spitta, toute cohérence objective et intelligible fait défaut au rêve.

Dugas dit : « Le rêve, c’est l’anarchie psychique, affective et mentale, c’est le jeu des fonctions livrées à elles-mêmes et s’exerçant sans contrôle et sans but ; dans le rêve l’esprit est un automate spirituel. »

Même Volkelt (p. 14), selon la doctrine duquel l’activité psychique pendant le sommeil ne paraît nullement dépourvue de finalité, admet « le relâchement, la dissolution et le mélange désordonné de la vie représentative maintenue à l’état de veille par la puissance logique du moi central ».

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