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Sigmund Freud

L’Interprétation des rêves Section section-0102

Section 102 sur 630

Référence canonique section-0102

Allemand

Im Verlaufe meiner Psychoanalysen bei Neurotikern habe ich wohl bereits viele tausend Träume zur Deutung gebracht, aber dieses Material möchte ich hier nicht zur Einführung in die Technik und Lehre der Traumdeutung verwenden. Ganz abgesehen davon, daß ich mich dem Einwand aussetzen würde, es seien ja die Träume von Neuropathen, die einen Rückschluß auf die Träume gesunder Menschen nicht gestatten, nötigt mich ein anderer Grund zu deren Verwerfung. Das Thema, auf welches diese Träume zielen, ist natürlich immer die Krankheitsgeschichte, welche der Neurose zu grunde liegt. Hiedurch würde für jeden Traum ein überlanger Vorbericht und ein Eindringen in das Wesen und die ätiologischen Bedingungen der Psychoneurosen erforderlich, Dinge, die an und für sich neu und im höchsten Grade befremdlich sind und so die Aufmerksamkeit vom Traumproblem ablenken würden. Meine Absicht geht vielmehr dahin, in der Traumauflösung eine Vorarbeit für die Erschließung der schwierigeren Probleme der Neurosenpsychologie zu schaffen. Verzichte ich aber auf die Träume der Neurotiker, mein Hauptmaterial, so darf ich gegen den Rest nicht allzu wählerisch verfahren. Es bleiben nur noch jene Träume, die mir gelegentlich von gesunden Personen meiner Bekanntschaft erzählt worden sind oder die ich als Beispiele in der Literatur über das Traumleben verzeichnet finde. Leider geht mir bei all diesen Träumen die Analyse ab, ohne welche ich den Sinn des Traumes nicht finden kann. Mein Verfahren ist ja nicht so bequem wie das der populären Chiffriermethode, welche den gegebenen Trauminhalt nach einem fixierten Schlüssel übersetzt; ich bin vielmehr gefaßt darauf, daß derselbe Trauminhalt bei verschiedenen Personen und in verschiedenem Zusammenhang auch einen anderen Sinn verbergen mag. Somit bin ich auf meine eigenen Träume angewiesen als auf ein reichliches und bequemes Material, das von einer ungefähr normalen Person herrührt und sich auf mannigfache Anlässe des täglichen Lebens bezieht. Man wird mir sicherlich Zweifel in die Verläßlichkeit solcher »Selbstanalysen« entgegensetzen. Die Willkür sei dabei keineswegs ausgeschlossen. Nach meinem Urteile liegen die Verhältnisse bei der Selbstbeobachtung eher günstiger als bei der Beobachtung anderer; jedenfalls darf man versuchen, wie weit man in der Traumdeutung mit der Selbstanalyse reicht. Andere Schwierigkeiten habe ich in meinem eigenen Innern zu überwinden. Man hat eine begreifliche Scheu, soviel Intimes aus seinem Seelenleben preiszugeben, weiß sich dabei auch nicht gesichert vor der Mißdeutung der Fremden. Aber darüber muß man sich hinaussetzen können. »Tout psychologiste« schreibt Delboeuf , »est obligé de faire l’aveu même de ses faiblesses s’il croit par là jeter du jour sur quelque problème obscure.« Und auch beim Leser, darf ich annehmen, wird das anfängliche Interesse an den Indiskretionen, die ich begehen muß, sehr bald der ausschließlichen Vertiefung in die hiedurch beleuchteten psychologischen Probleme Platz machen.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

In the course of my psychoanalyses of neurotics, I have probably already interpreted many thousands of dreams, but I do not wish to use this material here as an introduction to the technique and theory of dream interpretation. Quite apart from the fact that I would expose myself to the objection that these are the dreams of neuropaths and therefore permit no inference about the dreams of healthy people, another reason compels me to reject them. The subject toward which these dreams point is naturally always the history of the illness underlying the neurosis. This would require, for each dream, an excessively long preliminary account and an inquiry into the nature and etiological conditions of the psychoneuroses, matters that are in themselves novel and strange in the highest degree and would thus divert attention from the problem of dreams. My intention, rather, is to make the resolution of dreams a preliminary task for gaining access to the more difficult problems of the psychology of the neuroses. But if I renounce the dreams of neurotics, my principal material, I must not be too selective about what remains. There remain only those dreams occasionally related to me by healthy persons of my acquaintance, or those that I find recorded as examples in the literature on dream life. Unfortunately, in all these dreams I lack the analysis without which I cannot discover the meaning of the dream. My procedure is not as convenient as the popular cipher method, which translates the given dream-content according to a fixed key; I am prepared, rather, to find that the same dream-content may conceal a different meaning in different persons and in different contexts. Thus I am dependent upon my own dreams as abundant and convenient material originating from an approximately normal person and relating to the manifold occasions of daily life. Doubts will certainly be raised against the reliability of such “self-analyses.” Arbitrariness, it will be said, is by no means excluded. In my judgment, the conditions are actually more favorable in self-observation than in the observation of others; in any case, one may try how far self-analysis can take us in dream interpretation. I have other difficulties to overcome within myself. One feels an understandable reluctance to reveal so much that is intimate in one’s mental life, while knowing that one is not protected against misinterpretation by strangers. But one must be able to rise above this. “Tout psychologiste,” writes Delboeuf, “est obligé de faire l’aveu même de ses faiblesses s’il croit par là jeter du jour sur quelque problème obscure.” And in the reader too, I may assume, the initial interest in the indiscretions I must commit will very soon give way to exclusive absorption in the psychological problems they illuminate.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

Au cours de mes psychanalyses de névrosés, j’ai sans doute déjà soumis plusieurs milliers de rêves à l’interprétation, mais je ne voudrais pas employer ici ce matériau pour introduire à la technique et à la doctrine de l’interprétation des rêves. Indépendamment du fait que je m’exposerais à l’objection qu’il s’agit précisément des rêves de neuropathes, qui ne permettent aucune conclusion rétrospective sur les rêves des personnes saines, une autre raison me contraint à les écarter. Le thème que visent ces rêves est naturellement toujours l’histoire de la maladie qui sous-tend la névrose. Chaque rêve nécessiterait ainsi un exposé préliminaire excessivement long et une pénétration dans la nature et les conditions étiologiques des psychonévroses, choses qui sont en elles-mêmes nouvelles et au plus haut degré déconcertantes, et qui détourneraient donc l’attention du problème du rêve. Mon intention est plutôt de faire de la résolution du rêve un travail préparatoire à l’élucidation des problèmes plus difficiles de la psychologie des névroses. Mais si je renonce aux rêves des névrosés, mon matériau principal, je ne puis me montrer trop difficile à l’égard du reste. Il ne reste plus que les rêves qui m’ont été racontés à l’occasion par des personnes saines de ma connaissance, ou que je trouve consignés comme exemples dans la littérature sur la vie onirique. Malheureusement, pour tous ces rêves, l’analyse me fait défaut, et sans elle je ne puis trouver le sens du rêve. Mon procédé n’est en effet pas aussi commode que celui de la méthode populaire du chiffre, qui traduit le contenu onirique donné d’après une clef déterminée. Je suis au contraire préparé à ce que le même contenu onirique puisse dissimuler un autre sens selon les personnes et les contextes. Je suis donc réduit à mes propres rêves comme à un matériau abondant et commode, provenant d’une personne à peu près normale et se rapportant à des occasions variées de la vie quotidienne. On m’opposera certainement des doutes quant à la fiabilité de telles « auto-analyses ». L’arbitraire, dira-t-on, n’en est nullement exclu. À mon avis, les conditions sont plutôt plus favorables dans l’auto-observation que dans l’observation d’autrui. Quoi qu’il en soit, on peut tenter de voir jusqu’où l’auto-analyse permet d’aller dans l’interprétation des rêves. J’ai à surmonter en moi-même d’autres difficultés. On éprouve une répugnance bien compréhensible à livrer tant de choses intimes de sa vie psychique, sans se savoir pour autant à l’abri de la mésinterprétation des étrangers. Mais il faut pouvoir passer outre. « Tout psychologiste, écrit Delboeuf, est obligé de faire l’aveu même de ses faiblesses s’il croit par là jeter du jour sur quelque problème obscur. » Et chez le lecteur aussi, puis-je supposer, l’intérêt initial pour les indiscrétions que je dois commettre cédera très vite la place à une immersion exclusive dans les problèmes psychologiques qu’elles éclairent.

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