# L’Interprétation des rêves

- Identifiant : `freud.traumdeutung`
- Auteur : Sigmund Freud
- URL canonique : https://prokopton42.com/fr/ouvrages/freud/traumdeutung/reference-section-0126/
- Empreinte : `f65d630330e14e384e87852327f9cf2e708e40a8fcbd7e942ffb8fa8e9181d14`

## Passage section-0126

### Allemand

Dennoch ist es nicht sehr schwer, sich diesen anscheinend zwingenden Einwänden zu entziehen. Man wolle bloß beachten, daß unsere Lehre nicht auf der Würdigung des manifesten Trauminhaltes beruht, sondern sich auf den Gedankeninhalt bezieht, welcher durch die Deutungsarbeit hinter dem Traume erkannt wird. Stellen wir manifesten und latenten Trauminhalt einander gegenüber. Es ist richtig, daß es Träume gibt, deren manifester Inhalt von der peinlichsten Art ist. Aber hat jemand versucht, diese Träume zu deuten, den latenten Gedankeninhalt derselben aufzudecken? Wenn aber nicht, dann treffen uns die beiden Einwände nicht mehr; es bleibt immerhin möglich, daß auch peinliche und Angst-Träume sich nach der Deutung als Wunscherfüllungen enthüllen (46) .

Bei wissenschaftlicher Arbeit ist es oft von Vorteil, wenn die Lösung des einen Problems Schwierigkeiten bereitet, ein zweites hinzuzunehmen, etwa wie man zwei Nüsse leichter miteinander als einzeln aufknackt. So stehen wir nicht nur vor der Frage: Wie können peinliche und Angst-Träume Wunscherfüllungen sein, sondern wir können auch aus unseren bisherigen Erörterungen über den Traum eine zweite Frage aufwerfen: Warum zeigen die Träume indifferenten Inhalts, welche sich als Wunscherfüllungen ergeben, diesen ihren Sinn nicht unverhüllt? Man nehme den weitläufig behandelten Traum von Irmas Injektion, er ist keineswegs peinlicher Natur, er ist durch die Deutung als eklatante Wunscherfüllung zu erkennen. Wozu bedarf es aber überhaupt einer Deutung? Warum sagt der Traum nicht direkt, was er bedeutet? Tatsächlich macht auch der Traum von Irmas Injektion zunächst nicht den Eindruck, daß er einen Wunsch des Träumers als erfüllt darstellt. Der Leser wird diesen Eindruck nicht bekommen haben, aber auch ich selbst wußte es nicht, ehe ich die Analyse angestellt hatte. Heißen wir dieses der Erklärung bedürftige Verhalten des Traumes: die Tatsache der Traumentstellung , so erhebt sich also die zweite Frage: Wovon rührt diese Traumentstellung her?

Der Onkeltraum.

Wenn man hierüber seine ersten Einfälle befrägt, könnte man auf verschiedene mögliche Lösungen geraten, z. B. daß während des Schlafes ein Unvermögen bestehe, den Traumgedanken einen entsprechenden Ausdruck zu schaffen. Allein die Analyse gewisser Träume nötigt uns, für die Traumentstellung eine andere Erklärung zuzulassen. Ich will dies an einem zweiten Traume von mir selbst zeigen, welcher wiederum vielfache Indiskretionen erfordert, aber für dies persönliche Opfer durch eine gründliche Aufhellung des Problems entschädigt.

### Anglais

Nevertheless, it is not very difficult to evade these seemingly compelling objections. One need only note that our doctrine is not based on an assessment of the manifest content of the dream, but refers to the content of thoughts discerned behind the dream through the work of interpretation. Let us set the manifest and latent contents of the dream against each other. It is true that there are dreams whose manifest content is of the most distressing kind. But has anyone attempted to interpret these dreams, to uncover their latent thought-content? If not, then the two objections no longer apply to us. It remains possible that even distressing dreams and anxiety dreams reveal themselves after interpretation as wish fulfilments (46).

In scientific work, when the solution of one problem presents difficulties, it is often advantageous to add a second, just as two nuts can be cracked more easily together than separately. Thus we are faced not only with the question, “How can distressing dreams and anxiety dreams be wish fulfilments?” We can also raise a second question from our discussions of dreams thus far: “Why do dreams with indifferent content, which prove to be wish fulfilments, not display this meaning openly?” Take the extensively discussed dream of Irma’s injection. It is by no means distressing in nature, and interpretation reveals it as a striking wish fulfilment. But why is an interpretation needed at all? Why does the dream not say directly what it means? In fact, the dream of Irma’s injection does not at first give the impression that it represents a wish of the dreamer as fulfilled. The reader will not have received this impression, but neither did I myself know it before carrying out the analysis. If we call this behavior of the dream, which requires explanation, the fact of dream-distortion, then the second question arises: What causes this dream-distortion?

The Dream of the Uncle.

If one consults one’s first ideas about this, one might arrive at various possible solutions, for example, that during sleep there is an inability to create an appropriate expression for the dream-thoughts. But the analysis of certain dreams compels us to accept a different explanation for dream-distortion. I shall demonstrate this with a second dream of my own, which again requires numerous indiscretions, but compensates for this personal sacrifice by thoroughly illuminating the problem.

### Français

Il n’est pourtant pas très difficile d’échapper à ces objections apparemment contraignantes. Que l’on veuille seulement remarquer que notre doctrine ne repose pas sur l’appréciation du contenu manifeste du rêve, mais se rapporte au contenu de pensée que le travail d’interprétation permet de reconnaître derrière le rêve. Opposons le contenu manifeste et le contenu latent du rêve. Il est exact qu’il existe des rêves dont le contenu manifeste est des plus pénibles. Mais quelqu’un a-t-il essayé d’interpréter ces rêves, d’en découvrir le contenu de pensée latent ? Si ce n’est pas le cas, les deux objections ne nous atteignent plus ; il demeure toujours possible que même les rêves pénibles et les rêves d’angoisse se révèlent, après interprétation, être des accomplissements de désir (46).

Dans le travail scientifique, lorsque la résolution d’un problème présente des difficultés, il est souvent avantageux de lui en adjoindre un second, un peu comme on casse plus facilement deux noix l’une contre l’autre que chacune séparément. Ainsi, nous ne sommes pas seulement confrontés à la question : comment les rêves pénibles et les rêves d’angoisse peuvent-ils être des accomplissements de désir ? Nous pouvons aussi soulever, à partir de nos discussions précédentes sur le rêve, une seconde question : pourquoi les rêves au contenu indifférent, qui se révèlent être des accomplissements de désir, ne montrent-ils pas ce sens à visage découvert ? Prenons le rêve, longuement traité, de l’injection faite à Irma : il n’est nullement de nature pénible, et l’interprétation permet de reconnaître en lui un accomplissement de désir éclatant. Mais pourquoi une interprétation est-elle seulement nécessaire ? Pourquoi le rêve ne dit-il pas directement ce qu’il signifie ? En fait, le rêve de l’injection faite à Irma ne donne pas non plus, au premier abord, l’impression de présenter comme accompli un désir du rêveur. Le lecteur n’aura pas eu cette impression, mais moi-même je ne le savais pas avant d’avoir procédé à l’analyse. Appelons ce comportement du rêve qui réclame une explication « le fait de la déformation du rêve » ; une seconde question se pose alors : d’où provient cette déformation du rêve ?

Le rêve de l’oncle.

Si l’on interroge à ce sujet ses premières idées, on pourrait parvenir à diverses solutions possibles, par exemple qu’il existe pendant le sommeil une incapacité à donner aux pensées du rêve une expression adéquate. Mais l’analyse de certains rêves nous contraint à admettre une autre explication de la déformation du rêve. Je veux le montrer à l’aide d’un second rêve personnel, qui exige une fois encore de multiples indiscrétions, mais qui compense ce sacrifice personnel par un éclaircissement approfondi du problème.

