Passage potentiellement protégé En consultant ce texte, vous reconnaissez disposer du droit de l’utiliser à titre personnel et éducatif. Ne reproduisez pas son contenu. Si ce livre vous accompagne, achetez-le pour soutenir l’auteur ou ses ayants droit.

Sigmund Freud

L’Interprétation des rêves Section section-0133

Section 133 sur 630

Référence canonique section-0133

Allemand

Die bis ins einzelne durchzuführende Übereinstimmung zwischen den Phänomenen der Zensur und denen der Traumentstellung gibt uns die Berechtigung, ähnliche Bedingungen für beide vorauszusetzen. Wir würden also als die Urheber der Traumgestaltung zwei psychische Mächte (Strömungen, Systeme) im Einzelmenschen annehmen, von denen die eine den durch den Traum zum Ausdruck gebrachten Wunsch bildet, während die andere eine Zensur an diesem Traumwunsche übt und durch diese Zensur eine Entstellung seiner Äußerung erzwingt. Es fragt sich nur, worin die Machtbefugnis dieser zweiten Instanz besteht, kraft deren sie ihre Zensur ausüben darf. Wenn wir uns erinnern, daß die latenten Traumgedanken vor der Analyse nicht bewußt sind, der von ihnen ausgehende manifeste Trauminhalt aber als bewußt erinnert wird, so liegt die Annahme nicht fern, das Vorrecht der zweiten Instanz sei eben die Zulassung zum Bewußtsein. Aus dem ersten System könne nichts zum Bewußtsein gelangen, was nicht vorher die zweite Instanz passiert habe, und die zweite Instanz lasse nichts passieren, ohne ihre Rechte auszuüben und die ihr genehmen Abänderungen am Bewußtseinswerber durchzusetzen. Wir verraten dabei eine ganz bestimmte Auffassung vom »Wesen« des Bewußtseins; das Bewußtwerden ist für uns ein besonderer psychischer Akt, verschieden und unabhängig von dem Vorgang des Gedacht- oder Vorgestelltwerdens, und das Bewußtsein erscheint uns als ein Sinnesorgan, welches einen anderwärts gegebenen Inhalt wahrnimmt. Es läßt sich zeigen, daß die Psychopathologie dieser Grundannahmen schlechterdings nicht entraten kann. Eine eingehendere Würdigung derselben dürfen wir uns für eine spätere Stelle vorbehalten.

Wenn ich die Vorstellung der beiden psychischen Instanzen und ihrer Beziehungen zum Bewußtsein festhalte, ergibt sich für die auffällige Zärtlichkeit, die ich im Traume für meinen Freund R. empfinde, der in der Traumdeutung so herabgesetzt wird, eine völlig kongruente Analogie aus dem politischen Leben der Menschen. Ich versetze mich in ein Staatsleben, in welchem ein auf seine Macht eifersüchtiger Herrscher und eine rege öffentliche Meinung miteinander ringen. Das Volk empöre sich gegen einen ihm mißliebigen Beamten und verlange dessen Entlassung; um nicht zu zeigen, daß er dem Volkswillen Rechnung tragen muß, wird der Selbstherrscher dem Beamten gerade dann eine hohe Auszeichnung verleihen, zu der sonst kein Anlaß vorläge. So zeichnet meine zweite, den Zugang zum Bewußtsein beherrschende Instanz Freund R. durch einen Erguß von übergroßer Zärtlichkeit aus, weil die Wunschbestrebungen des ersten Systems ihn in einem besonderen Interesse, dem sie gerade nachhängen, als einen Schwachkopf beschimpfen möchten (48) .

Träume von einem versagten Wunsch.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

The correspondence, which can be followed down to the smallest detail, between the phenomena of censorship and those of dream-distortion entitles us to assume similar conditions for both. We would therefore suppose that the authors of the dream’s formation are two psychical powers (currents, systems) in the individual, one of which forms the wish expressed by the dream, while the other exercises censorship upon this dream-wish and, through this censorship, compels a distortion of its expression. The only question is what constitutes the authority of this second agency by virtue of which it is permitted to exercise its censorship. If we recall that the latent dream-thoughts are not conscious before analysis, whereas the manifest dream-content arising from them is consciously remembered, it is not far-fetched to suppose that the privilege of the second agency is precisely that of admission to consciousness. Nothing could reach consciousness from the first system without first passing through the second agency, and the second agency would let nothing pass without exercising its rights and enforcing upon the candidate for consciousness the modifications agreeable to it. In saying this, we reveal a quite definite conception of the “essence” of consciousness. For us, becoming conscious is a particular psychical act, distinct from and independent of the process of being thought or represented, and consciousness appears to us as a sensory organ that perceives a content given elsewhere. It can be shown that psychopathology simply cannot dispense with these fundamental assumptions. We may reserve a more detailed consideration of them for a later point.

If I hold fast to the conception of the two psychical agencies and their relations to consciousness, I find in the political life of human beings a fully congruent analogy for the striking tenderness that I feel in the dream for my friend R., who is so disparaged in the dream’s interpretation. I transport myself into the life of a state in which a ruler jealous of his power and an active public opinion are struggling with one another. The people revolt against an official who displeases them and demand his dismissal. In order not to show that he must take account of the popular will, the autocrat will at that very moment bestow upon the official a high distinction for which there would otherwise be no occasion. In the same way, my second agency, which controls access to consciousness, distinguishes my friend R. with an outpouring of excessive tenderness because the wishful impulses of the first system, in pursuit of a particular interest that presently concerns them, would like to revile him as a simpleton (48).

Dreams of a Frustrated Wish.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

La concordance entre les phénomènes de la censure et ceux de la déformation du rêve, concordance qui peut être établie jusque dans les détails, nous autorise à supposer des conditions analogues pour les uns et les autres. Nous admettrions donc comme auteurs de la formation du rêve deux puissances psychiques (courants, systèmes) chez l’individu, dont l’une forme le désir exprimé par le rêve, tandis que l’autre exerce une censure sur ce désir du rêve et, par cette censure, contraint à déformer son expression. La seule question est de savoir en quoi consiste le pouvoir de cette seconde instance, en vertu duquel elle est en droit d’exercer sa censure. Si nous nous rappelons que les pensées latentes du rêve ne sont pas conscientes avant l’analyse, tandis que le contenu manifeste du rêve qui en émane est remémoré comme conscient, l’hypothèse s’impose assez naturellement que le privilège de la seconde instance consiste précisément dans l’admission à la conscience. Rien ne pourrait parvenir du premier système à la conscience sans avoir préalablement passé par la seconde instance, et la seconde instance ne laisserait rien passer sans exercer ses droits et imposer au candidat à la conscience les modifications qui lui agréent. Nous révélons ainsi une conception tout à fait déterminée de l’« essence » de la conscience ; le devenir-conscient est pour nous un acte psychique particulier, distinct et indépendant du processus par lequel quelque chose est pensé ou représenté, et la conscience nous apparaît comme un organe sensoriel qui perçoit un contenu donné ailleurs. On peut montrer que la psychopathologie ne saurait absolument se passer de ces hypothèses fondamentales. Nous pouvons réserver pour un passage ultérieur leur appréciation plus approfondie.

Si je maintiens la représentation des deux instances psychiques et de leurs relations avec la conscience, je trouve dans la vie politique des hommes une analogie parfaitement congruente avec la tendresse frappante que j’éprouve en rêve pour mon ami R., lequel est si rabaissé dans l’interprétation du rêve. Je me transporte dans la vie d’un État où un souverain jaloux de son pouvoir et une opinion publique active luttent l’un contre l’autre. Le peuple se révolte contre un fonctionnaire qui lui déplaît et réclame sa destitution ; afin de ne pas montrer qu’il doit tenir compte de la volonté populaire, l’autocrate conférera précisément alors au fonctionnaire une haute distinction que rien d’autre ne justifierait. De même, ma seconde instance, qui contrôle l’accès à la conscience, distingue mon ami R. par une effusion de tendresse excessive, parce que les tendances de désir du premier système voudraient, dans un intérêt particulier qu’elles poursuivent précisément, l’injurier en le traitant de faible d’esprit (48).

Rêves d’un désir refusé.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète