Passage potentiellement protégé
En consultant ce texte, vous reconnaissez disposer du droit de l’utiliser à titre personnel et éducatif. Ne reproduisez pas son contenu. Si ce livre vous accompagne, achetez-le pour soutenir l’auteur ou ses ayants droit.
Sigmund Freud
L’Interprétation des rêves Section section-0267
Section 267 sur 630
Référence canonique section-0267
Allemand
VI. Marcinowski : »Heute früh erlebte ich zwischen Traum und Wachen eine sehr hübsche Wortverdichtung. Im Ablauf einer Fülle von kaum erinnerbaren Traumbruchstücken stutzte ich gewissermaßen über ein Wort, das ich halb wie geschrieben, halb wie gedruckt vor mir sehe. Es lautet: › erzefilisch ‹ und gehört zu einem Satz, der außerhalb jedes Zusammenhanges völlig isoliert in mein bewußtes Erinnern hinüberglitt; er lautete: ›Das wirkt erzefilisch auf die Geschlechtsempfindung.‹ Ich wußte sofort, daß es eigentlich ›erzieherisch‹ heißen solle, schwankte auch einige Male hin und her, ob es nicht richtiger ›erzifilisch‹ hieße. Dabei fiel mir das Wort Syphilis ein, und ich zerbrach mir, noch im Halbschlaf zu analysieren beginnend, den Kopf, wie das wohl in meinen Traum hineinkäme, da ich weder persönlich noch von Berufs wegen irgend welche Berührungspunkte mit dieser Krankheit habe. Dann fiel mir ein ›erzehlerisch‹, das e erklärend, und zu gleicher Zeit erklärend, daß ich gestern abend von unserer ›Erzieherin‹ veranlaßt wurde, über das Problem der Prostitution zu sprechen, und ich hatte ihr dabei tatsächlich, um ›erzieherisch‹ auf ihr nicht ganz normal entwickeltes Empfindungsleben einzuwirken, das Buch von Hesse ›Über die Prostitution‹ gegeben, nachdem ich ihr mancherlei über das Problem erzählt hatte. Und nun wurde mir auf einmal klar, daß das Wort ›Syphilis‹ nicht im wörtlichen Sinne zu nehmen sei, sondern für Gift stand, in Beziehung natürlich zum Geschlechtsleben. Der Satz lautet also in der Übersetzung ganz logisch: ›Durch meine Erzählung habe ich auf meine Erzieherin erzieherisch auf deren Empfindungsleben einwirken wollen, aber habe die Befürchtung, daß es zu gleicher Zeit vergiftend wirken könne.‹ Erzefilisch = erzäh– (erzieh–) ( erzifilisch ).«
Die Wortverbildungen des Traumes ähneln sehr den bei der Paranoia bekannten, die aber auch bei Hysterie und Zwangsvorstellungen nicht vermißt werden. Die Sprachkünste der Kinder, die zu gewissen Zeiten die Worte tatsächlich wie Objekte behandeln, auch neue Sprachen und artefizielle Wortfügungen erfinden, sind für den Traum wie für die Psychoneurosen hier die gemeinsame Quelle.
Wo in einem Traume Reden vorkommen, die ausdrücklich als solche von Gedanken unterschieden werden, da gilt als ausnahmslose Regel, daß Traumrede von erinnerter Rede im Traummaterial abstammt. Der Wortlaut der Rede ist entweder unversehrt erhalten oder leise im Ausdruck verschoben; häufig ist die Traumrede aus verschiedenen Redeerinnerungen zusammengestückelt; der Wortlaut dabei das sich gleich gebliebene, der Sinn womöglich mehr- oder andersdeutig verändert. Die Traumrede dient nicht selten als bloße Anspielung auf ein Ereignis, bei dem die erinnerte Rede vorfiel (107) .
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14
VI. Marcinowski: “This morning, between dreaming and waking, I experienced a very fine verbal condensation. In the course of a multitude of dream fragments that I can scarcely remember, I stumbled, as it were, over a word that I saw before me half as though written, half as though printed. It read ‘erzefilisch’ and belonged to a sentence that slipped into my conscious memory entirely isolated and without any context; the sentence was: ‘That has an erzefilisch effect on sexual feeling.’ I knew at once that it ought really to be ‘erzieherisch’ [educational], though I wavered several times over whether ‘erzifilisch’ might not be more correct. In doing so, the word syphilis occurred to me, and, beginning to analyze while still half asleep, I racked my brains over how it could have entered my dream, since I have no points of contact with this disease either personally or professionally. Then ‘erzehlerisch’ occurred to me, explaining the e and at the same time explaining that yesterday evening our ‘Erzieherin’ [governess] prompted me to speak about the problem of prostitution, and that, after telling her various things about the problem, I had in fact given her Hesse's book Über die Prostitution, in order to exert an ‘erzieherisch’ influence upon her not entirely normally developed emotional life. And then it suddenly became clear to me that the word ‘syphilis’ was not to be taken literally, but stood for poison, naturally in relation to sexual life. Translated, the sentence therefore reads quite logically: ‘Through my narrative I wished to have an educational effect on the emotional life of my governess, but I fear that it might at the same time have a poisonous effect.’ Erzefilisch = erzäh- (erzieh-) (erzifilisch).”
The verbal distortions of dreams closely resemble those familiar in paranoia, though they are also found in hysteria and obsessional ideas. The linguistic arts of children, who at certain periods actually treat words like objects and also invent new languages and artificial combinations of words, are here the common source for dreams as well as for the psychoneuroses.
Where speeches occur in a dream and are expressly distinguished as such from thoughts, the invariable rule is that dream-speech derives from remembered speech in the dream-material. The wording of the speech is either preserved intact or slightly displaced in expression; dream-speech is frequently pieced together from several memories of speech, with the wording remaining the same while the meaning is altered, if possible, so as to be multiple or different. Dream-speech not infrequently serves as a mere allusion to an event at which the remembered speech occurred (107).
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14
VI. Marcinowski : « Ce matin, entre rêve et veille, j’ai fait l’expérience d’une très jolie condensation verbale. Au cours d’une profusion de fragments de rêve à peine mémorisables, je butai pour ainsi dire sur un mot que je vois devant moi moitié écrit à la main, moitié imprimé. Il est ainsi conçu : “erzefilisch”, et appartient à une phrase qui, totalement isolée et hors de tout contexte, passa dans mon souvenir conscient. Elle disait : “Cela agit de façon erzefilisch sur la sensibilité sexuelle.” Je sus aussitôt qu’il fallait lire en réalité “erzieherisch”, éducatif, tout en hésitant plusieurs fois sur la question de savoir si la forme correcte n’était pas plutôt “erzifilisch”. Le mot Syphilis me vint alors à l’esprit et, commençant à analyser encore à demi endormi, je me creusai la tête pour comprendre comment il avait pu entrer dans mon rêve, puisque je n’ai aucun point de contact avec cette maladie, ni personnellement ni professionnellement. Puis “erzehlerisch” me vint à l’esprit, ce qui expliquait le e et expliquait en même temps qu’hier soir notre “Erzieherin”, notre éducatrice, m’avait amené à parler du problème de la prostitution. De fait, afin d’agir de manière “erzieherisch”, éducative, sur sa vie affective, qui ne s’est pas développée tout à fait normalement, je lui avais donné le livre de Hesse “Sur la prostitution”, après lui avoir raconté diverses choses au sujet du problème. Et soudain, je compris clairement que le mot “Syphilis” ne devait pas être pris au sens littéral, mais qu’il représentait le poison, naturellement en relation avec la vie sexuelle. La phrase donne donc, traduite, quelque chose de tout à fait logique : “Par mon récit, j’ai voulu exercer sur mon éducatrice une action éducative concernant sa vie affective, mais je crains que cela ne puisse en même temps avoir un effet empoisonnant.” Erzefilisch = erzäh- (erzieh-) (erzifilisch). »
Les déformations verbales du rêve ressemblent beaucoup à celles que l’on connaît dans la paranoïa, mais qui ne font pas non plus défaut dans l’hystérie et les représentations obsessionnelles. Les artifices langagiers des enfants, qui, à certaines périodes, traitent effectivement les mots comme des objets et inventent même de nouvelles langues et des assemblages verbaux artificiels, constituent ici la source commune du rêve et des psychonévroses.
Lorsque, dans un rêve, apparaissent des paroles expressément distinguées comme telles des pensées, la règle, sans exception, est que la parole du rêve provient d’une parole remémorée dans le matériel du rêve. Le texte de la parole est soit conservé intact, soit légèrement déplacé dans son expression. Souvent, la parole du rêve est composée de fragments de différents souvenirs de paroles. Le texte demeure alors identique à lui-même, tandis que le sens se trouve, si possible, modifié pour devenir multiple ou différent. Il n’est pas rare que la parole du rêve serve de simple allusion à un événement au cours duquel furent prononcées les paroles remémorées (107).
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Travail du rêve
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Famille
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Travail du mot d’esprit
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Principe de plaisir
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Pauvreté et richesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Déterminisme psychique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Compulsion de répétition
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Refoulement
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Ressentiment
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Conflit inconscient
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Accomplissement de désir
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque