# L’Interprétation des rêves

- Identifiant : `freud.traumdeutung`
- Auteur : Sigmund Freud
- URL canonique : https://prokopton42.com/fr/ouvrages/freud/traumdeutung/reference-section-0325/
- Empreinte : `8c59d64a22a41bda01cec2e39d434bf663585da641e2ec2a0a9e135440398b1c`

## Passage section-0325

### Allemand

Der Traum enthält nun diesen »großen Wurf«, der aber nicht allein Wunscherfüllung ist. Es verbirgt sich hinter ihm auch die peinliche Überlegung, daß er mit seinen Werbungen um Freundschaft schon so oft Unglück gehabt hat, »hinausgeworfen« wurde, und die Furcht, dieses Schicksal könnte sich bei dem jungen Manne, neben dem er die »Fidelio«-Vorstellung genießt, wiederholen. Und nun schließt sich daran das für den feinsinnigen Träumer beschämende Geständnis an, daß er einst nach einer Abweisung von Seite eines Freundes aus Sehnsucht zweimal hintereinander in sinnlicher Erregung onaniert hat.

Der andere Traum: Zwei ihm bekannte Universitätsprofessoren behandeln ihn an meiner Statt. Der eine tut irgend etwas an seinem Gliede; er hat Angst vor einer Operation. Der andere stößt mit einer eisernen Stange gegen seinen Mund, so daß er ein oder zwei Zähne verliert. Er ist mit vier seidenen Tüchern gebunden.

Der sexuelle Sinn dieses Traumes ist wohl nicht zweifelhaft. Die seidenen Tücher entsprechen einer Identifizierung mit einem ihm bekannten Homosexuellen. Der Träumer, der niemals einen Koitus ausgeführt, auch nie in der Wirklichkeit geschlechtlichen Verkehr mit Männern gesucht hat, stellt sich den sexuellen Verkehr nach dem Vorbilde der ihm einst vertrauten Pubertätsonanie vor.

Über die Symbolik des Zahnreizes.

Ich meine, daß auch die häufigen Modifikationen des typischen Zahnreiztraumes, z. B. daß ein anderer dem Träumer den Zahn auszieht und ähnliches, durch die gleiche Aufklärung verständlich werden (147) . Rätselhaft mag es aber scheinen, wieso der »Zahnreiz« zu dieser Bedeutung gelangen kann. Ich mache hier auf die so häufige Verlegung von unten nach oben aufmerksam, die im Dienste der Sexualverdrängung steht, und vermöge welcher in der Hysterie allerlei Sensationen und Intentionen, die sich an den Genitalien abspielen sollten, wenigstens an anderen einwandfreien Körperteilen realisiert werden können. Ein Fall von solcher Verlegung ist es auch, wenn in der Symbolik des unbewußten Denkens die Genitalien durch das Angesicht ersetzt werden. Der Sprachgebrauch tut dabei mit, indem er »Hinterbacken« als Homologe der Wangen anerkennt, »Schamlippen« neben den Lippen nennt, welche die Mundspalte einrahmen. Die Nase wird in zahlreichen Anspielungen dem Penis gleichgestellt, die Behaarung hier und dort vervollständigt die Ähnlichkeit. Nur ein Gebilde steht außer jeder Möglichkeit von Vergleichung, die Zähne, und gerade dies Zusammentreffen von Übereinstimmung und Abweichung macht die Zähne für die Zwecke der Darstellung unter dem Drucke der Sexualverdrängung geeignet.

### Anglais

The dream contains this “great throw,” but not merely as wish-fulfilment. Behind it lies the painful thought that his bids for friendship have so often failed and he has been “thrown out,” and the fear that this may recur with the young man beside him at Fidelio. Then comes the confession, shameful to this sensitive dreamer, that after a friend rejected him he twice masturbated in succession from longing and sensual excitement.

Another dream: Two university professors he knows treat him instead of me. One does something to his member; he fears an operation. The other strikes his mouth with an iron rod, making him lose one or two teeth. He is bound with four silk cloths.

The sexual meaning is unmistakable. The silk cloths identify him with a homosexual he knows. Having never copulated or sought intercourse with men, he imagines intercourse after the pattern of his former pubertal masturbation.

On the symbolism of dental stimulus.

Frequent variations, such as another person extracting the tooth, are intelligible in the same way (147). How “dental stimulus” acquired this meaning remains puzzling. I point to the frequent displacement upward from below in the service of sexual repression, through which hysteria realizes sensations and intentions belonging to the genitals in unobjectionable body parts. Unconscious symbolism similarly replaces the genitals with the face. Language assists: “buttocks” correspond to cheeks, and “labia” to the lips framing the mouth; the nose often represents the penis, while hair completes the resemblance. Teeth alone resist comparison, and this conjunction of correspondence and divergence makes them suitable for representation under sexual repression.

### Français

Le rêve contient donc ce « grand coup », qui n’est toutefois pas seulement accomplissement de désir. Derrière lui se dissimule aussi la pénible réflexion que ses avances d’amitié lui ont déjà si souvent porté malheur, qu’il a été « jeté dehors », ainsi que la crainte de voir ce sort se répéter avec le jeune homme à côté duquel il assiste à la représentation de « Fidelio ». À cela vient maintenant s’ajouter cet aveu, honteux pour le rêveur délicat : autrefois, après avoir été repoussé par un ami, il s’est masturbé deux fois de suite, sous l’effet du désir et dans une excitation sensuelle.

L’autre rêve : deux professeurs d’université qu’il connaît le soignent à ma place. L’un fait quelque chose à son membre. Il a peur d’une opération. L’autre lui heurte la bouche avec une barre de fer, si bien qu’il perd une ou deux dents. Il est ligoté avec quatre foulards de soie.

Le sens sexuel de ce rêve ne fait guère de doute. Les foulards de soie correspondent à une identification avec un homosexuel qu’il connaît. Le rêveur, qui n’a jamais accompli de coït et n’a jamais non plus recherché dans la réalité de rapports sexuels avec des hommes, se représente les rapports sexuels d’après le modèle de la masturbation pubertaire qui lui était autrefois familière.

Sur la symbolique de l’excitation dentaire.

Je pense que les fréquentes modifications du rêve typique d’excitation dentaire, par exemple le fait qu’une autre personne arrache une dent au rêveur et autres variantes semblables, deviennent également intelligibles grâce à la même explication (147). Il peut toutefois paraître énigmatique que l’« excitation dentaire » ait pu acquérir cette signification. J’attire ici l’attention sur le déplacement si fréquent du bas vers le haut, qui se met au service du refoulement sexuel et grâce auquel, dans l’hystérie, toutes sortes de sensations et d’intentions qui devraient se dérouler dans les organes génitaux peuvent du moins se réaliser dans d’autres parties irréprochables du corps. C’est encore un cas de ce déplacement lorsque, dans la symbolique de la pensée inconsciente, les organes génitaux sont remplacés par le visage. L’usage de la langue y contribue en reconnaissant dans les « fesses » les homologues des joues et en nommant « lèvres honteuses » celles qui encadrent la fente génitale, à côté des lèvres entourant l’ouverture de la bouche. Dans de nombreuses allusions, le nez est assimilé au pénis, et la pilosité présente ici comme là complète la ressemblance. Une seule formation échappe à toute possibilité de comparaison : les dents. Or, c’est précisément cette rencontre de la concordance et de la divergence qui rend les dents propres aux fins de la représentation sous la pression du refoulement sexuel.

