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Sigmund Freud

L’Interprétation des rêves Section section-0598

Section 598 sur 630

Référence canonique section-0598

Allemand

»Deine herrliche Eigenschaft, zu träumen wie zu wachen, beruht auf deinen Tugenden, auf deiner Güte, deiner Gerechtigkeit, deiner Wahrheitsliebe; es ist die moralische Klarheit deiner Natur, die mir alles an dir verständlich macht.«

»Wenn ich es aber recht bedenke,« erwiderte der andere, »so glaube ich beinahe, alle Menschen seien so wie ich beschaffen, und gar niemand träume jemals Unsinn! Ein Traum, an den man sich so deutlich erinnert, daß man ihn nacherzählen kann, der also kein Fiebertraum ist, hat immer Sinn und es kann auch gar nicht anders sein! Denn was miteinander in Widerspruch steht, könnte sich ja nicht zu einem Ganzen gruppieren. Daß Zeit und Raum oft durcheinander gerüttelt werden, benimmt dem wahren Inhalt des Traumes gar nichts, denn sie sind beide gewiß ohne Bedeutung für seinen wesentlichen Inhalt gewesen. Wir machen es ja oft im Wachen auch so; denke an das Märchen, an so viele kühne und sinnvolle Phantasiegebilde, zu denen nur ein Unverständiger sagen würde: ›Das ist widersinnig! Denn das ist nicht möglich‹!«

»Wenn man nur die Träume immer richtig zu deuten wüßte, so wie du das eben mit dem meinen getan hast!« sagte der Freund.

»Das ist gewiß keine leichte Aufgabe, aber es müßte bei einiger Aufmerksamkeit dem Träumenden selbst wohl immer gelingen. – Warum es meistens nicht gelingt? Es scheint bei Euch etwas Verstecktes in den Träumen zu liegen, etwas Unkeusches eigener und höherer Art, eine gewisse Heimlichkeit in Eurem Wesen, die schwer auszudenken ist; und darum scheint Euer Träumen so oft ohne Sinn, sogar ein Widersinn zu sein. Es ist aber im tiefsten Grunde durchaus nicht so; ja, es kann gar nicht so sein, denn es ist immer derselbe Mensch, ob er wacht oder träumt.«

(110) Ich habe die vollständige Analyse und Synthese zweier Träume seither in dem »Bruchstück einer Hysterieanalyse«, 1905, gegeben. Als die vollständigste Deutung eines längeren Traumes muß die Analyse von O. Rank »Ein Traum, der sich selbst deutet« anerkannt werden.

(111) Aus einer Arbeit von K. Abel , Der Gegensinn der Urworte, 1884 (siehe mein Referat im Jahrbuch f. Ps.-A. II, 1910) erfuhr ich die überraschende, auch von anderen Sprachforschern bestätigte Tatsache, daß die ältesten Sprachen sich in diesem Punkte ganz ähnlich benehmen wie der Traum. Sie haben anfänglich nur ein Wort für die beiden Gegensätze an den Enden einer Qualitäten- oder Tätigkeitsreihe (starkschwach, altjung, fernnah, binden-trennen) und bilden gesonderte Bezeichnungen für die beiden Gegensätze erst sekundär durch leichte Modifikationen des gemeinsamen Urwortes. Abel weist diese Verhältnisse im großen Ausmaße im Altägyptischen nach, zeigt aber deutliche Reste derselben Entwicklung auch in den semitischen und indogermanischen Sprachen auf.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

“Your splendid capacity to dream as you do when awake rests upon your virtues, upon your goodness, your justice, your love of truth; it is the moral clarity of your nature that makes everything about you intelligible to me.”

“But when I consider it properly,” replied the other, “I almost believe that all people are constituted as I am, and that no one ever dreams nonsense! A dream that one remembers so distinctly that one can recount it, and that is therefore not a fever dream, always has a meaning, nor can it possibly be otherwise! For things that contradict one another could not combine into a whole. The fact that time and space are often jumbled together detracts nothing at all from the true content of the dream, for both were surely without significance for its essential content. We often do the same thing while awake; think of fairy tales, of so many bold and meaningful creations of fantasy, of which only a person without understanding would say: ‘That is absurd! For that is impossible!’”

“If only one always knew how to interpret dreams correctly, as you have just done with mine!” said the friend.

“That is certainly no easy task, but with some attentiveness the dreamer himself ought always to succeed at it. Why does he usually not succeed? In your dreams there seems to be something concealed, something unchaste of a peculiar and higher kind, a certain secrecy in your nature that is difficult to fathom; and that is why your dreaming so often appears to be without meaning, even absurd. But at the deepest level it is not so at all; indeed, it cannot be so, for it is always the same person, whether awake or dreaming.”

(110) I have since given the complete analysis and synthesis of two dreams in “Fragment of an Analysis of a Case of Hysteria,” 1905. The analysis by O. Rank, “A Dream That Interprets Itself,” must be acknowledged as the most complete interpretation of a longer dream.

(111) From a work by K. Abel, The Antithetical Meaning of Primal Words, 1884 (see my review in Jahrbuch f. Ps.-A. II, 1910), I learned the surprising fact, also confirmed by other linguists, that the oldest languages behave in this respect very much like dreams. Initially they have only one word for the two opposites at the ends of a series of qualities or activities (strong-weak, old-young, far-near, bind-separate), and only secondarily form distinct terms for the two opposites through slight modifications of the common primal word. Abel demonstrates these conditions on a large scale in ancient Egyptian, but also shows clear remnants of the same development in the Semitic and Indo-European languages.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

« Ta merveilleuse faculté de rêver comme de veiller repose sur tes vertus, sur ta bonté, ta justice, ton amour de la vérité ; c’est la clarté morale de ta nature qui me rend intelligible tout ce qui te concerne. »

« Mais, à bien y réfléchir, répondit l’autre, je crois presque que tous les hommes sont constitués comme moi et que jamais personne ne rêve d’absurdités ! Un rêve dont on se souvient assez nettement pour pouvoir le raconter, et qui n’est donc pas un rêve fiévreux, a toujours un sens, et il ne saurait en être autrement ! Car ce qui se contredit ne pourrait se grouper en un tout. Que le temps et l’espace soient souvent bouleversés n’enlève absolument rien au contenu véritable du rêve, car tous deux étaient certainement dépourvus de signification pour son contenu essentiel. Nous faisons d’ailleurs souvent de même à l’état de veille ; songe au conte, à tant de constructions imaginaires audacieuses et pleines de sens, dont seul un esprit borné dirait : “C’est absurde ! Car ce n’est pas possible !” »

« Si seulement on savait toujours interpréter correctement les rêves, comme tu viens de le faire pour le mien ! » dit l’ami.

« Ce n’est certainement pas une tâche facile, mais, avec un peu d’attention, le rêveur lui-même devrait toujours pouvoir y parvenir. Pourquoi n’y parvient-il pas la plupart du temps ? Il semble y avoir dans vos rêves quelque chose de caché, quelque chose d’impudique d’une espèce particulière et supérieure, une certaine secrète réserve de votre être qu’il est difficile de pénétrer ; voilà pourquoi votre activité onirique paraît si souvent dépourvue de sens, voire absurde. Mais, au fond le plus profond, il n’en est nullement ainsi ; oui, il ne peut en être ainsi, car c’est toujours le même homme, qu’il veille ou qu’il rêve. »

(110) J’ai donné depuis lors l’analyse et la synthèse complètes de deux rêves dans le « Fragment d’une analyse d’hystérie », 1905. L’analyse d’O. Rank, « Un rêve qui s’interprète lui-même », doit être reconnue comme l’interprétation la plus complète d’un rêve assez long.

(111) Un travail de K. Abel, Du sens opposé des mots primitifs, 1884 (voir mon compte rendu dans le Jahrbuch f. Ps.-A. II, 1910), m’a appris ce fait surprenant, confirmé également par d’autres linguistes, que les langues les plus anciennes se comportent sur ce point d’une manière tout à fait analogue au rêve. Elles ne possèdent d’abord qu’un seul mot pour les deux contraires situés aux extrémités d’une série de qualités ou d’activités (fort-faible, vieux-jeune, loin-proche, lier-séparer), et ne forment que secondairement des désignations distinctes pour les deux contraires, au moyen de légères modifications du mot primitif commun. Abel démontre très largement ces rapports dans l’égyptien ancien, mais fait également apparaître des vestiges manifestes de la même évolution dans les langues sémitiques et indo-européennes.

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