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Friedrich Nietzsche
Dithyrambes de Dionysos Bloc b0002
Bloc 2 sur 16
Référence canonique b0002
Allemand
Unter Töchtern der Wüste. 1. „Gehe nicht davon! sagte da der Wanderer, der sich den Schatten Zarathustras nannte, bleibe bei uns, - es möchte sonst uns die alte dumpfe Trübsal wieder anfallen. Schon gab uns jener alte Zauberer von seinem Schlimmsten zum Besten, und siehe doch, der gute fromme Papst da hat Thränen in den Augen und sich ganz wieder aufs Meer der Schwermuth eingeschifft. Diese Könige da mögen wohl vor uns noch gute Miene machen: hätten sie aber keine Zeugen, ich wette, auch bei ihnen fienge das böse Spiel wieder an, - das böse Spiel der ziehenden Wolken, der feuchten Schwermuth, der verhängten Himmel, der gestohlenen Sonnen, der heulenden Herbstwinde, - das böse Spiel unsres Heulens und Nothschreiens: bleibe bei uns, Zarathustra! Hier ist viel verborgenes Elend, das reden will, viel Abend, viel Wolke, viel dumpfe Luft! Du nährtest uns mit starker Mannskost und kräftigen Sprüchen: lass es nicht zu, dass uns zum Nachtisch die weichlichen weiblichen Geister wieder anfallen! Du allein machst die Luft um dich herum stark und klar! Fand ich je auf Erden so gute Luft als bei dir in deiner Höhle? Vielerlei Länder sah ich doch, meine Nase lernte vielerlei Luft prüfen und abschätzen: aber bei dir schmecken meine Nüstern ihre grösste Lust! Es sei denn - , es sei denn - , oh vergieb eine alte Erinnerung! Vergieb mir ein altes Nachtisch-Lied, das ich einst unter Töchtern der Wüste dichtete. Bei denen nämlich gab es gleich gute helle morgenländische Luft; dort war ich am fernsten vom wolkigen feuchten schwermüthigen Alt-Europa! Damals liebte ich solcherlei Morgenland-Mädchen und andres blaues Himmelreich, über dem keine Wolken und keine Gedanken hängen. Ihr glaubt es nicht, wie artig sie dasassen, wenn sie nicht tanzten, tief, aber ohne Gedanken, wie kleine Geheimnisse, wie bebänderte Räthsel, wie Nachtisch-Nüsse - bunt und fremd fürwahr! aber ohne Wolken: Räthsel, die sich rathen lassen: solchen Mädchen zu Liebe erdachte ich damals einen Nachtisch-Psalm.“ Also sprach der Wanderer, der sich den Schatten Zarathustras nannte; und ehe Jemand ihm antwortete, hatte er schon die Harfe des alten Zauberers ergriffen, die Beine gekreuzt und blickte gelassen und weise um sich: - mit den Nüstern aber zog er langsam und fragend die Luft ein, wie Einer, der in neuen Ländern eine neue Luft kostet. Endlich hob er mit einer Art Gebrüll zu singen an.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Among Daughters of the Desert.
1.
“Do not go away!” said the wanderer who called himself Zarathustra’s shadow. “Stay with us, lest the old dull melancholy assail us again. The old magician has treated us to his worst, and the good pious pope has tears in his eyes and has embarked again upon melancholy’s sea. These kings may still put on a brave face before us, but without witnesses the evil game would begin in them too: drifting clouds, damp melancholy, veiled heavens, stolen suns, howling autumn winds, our howling and cries of distress. Stay, Zarathustra! Much hidden misery here wants to speak, much evening, cloud and stifling air. You fed us strong fare for men and vigorous maxims. Do not let soft womanish spirits assail us again at dessert! You alone make the air around you strong and clear. Never on earth have I found air so good as in your cave. I have seen many lands, and my nose has learned to test many airs, but with you my nostrils taste their greatest delight!
Unless, unless, forgive an old memory! Forgive an old dessert-song I once composed among daughters of the desert. There was equally good, bright Oriental air among them. There I was farthest from cloudy, damp, melancholy Old Europe! Then I loved such Oriental girls and other blue kingdoms of heaven over which no clouds or thoughts hang. You would not believe how prettily they sat when not dancing, profound yet thoughtless, like little secrets, ribboned riddles, dessert nuts, colorful and strange indeed, but cloudless: riddles that let themselves be guessed. For such girls I devised a dessert-psalm.”
Thus spoke the wanderer who called himself Zarathustra’s shadow. Before anyone answered, he had seized the old magician’s harp, crossed his legs and looked around calmly and wisely, while slowly and questioningly inhaling the air through his nostrils like one tasting a new air in new lands. At last he began to sing with a kind of roar.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Parmi les filles du désert.
1.
« Ne t’en va pas ! dit alors le voyageur qui se nommait l’ombre de Zarathoustra, reste auprès de nous, sinon la vieille et sourde affliction pourrait nous assaillir de nouveau. Déjà ce vieux magicien nous a régalés de ce qu’il avait de pire, et vois donc, ce bon et pieux pape a les larmes aux yeux et s’est de nouveau embarqué tout entier sur la mer de la mélancolie.
Ces rois-là peuvent bien encore faire bonne figure devant nous : mais s’ils n’avaient pas de témoins, je parie que chez eux aussi le mauvais jeu recommencerait, le mauvais jeu des nuages qui passent, de l’humide mélancolie, des cieux voilés, des soleils dérobés, des vents d’automne qui hurlent, le mauvais jeu de nos hurlements et de nos cris de détresse : reste auprès de nous, Zarathoustra ! Il y a ici beaucoup de misère cachée qui veut parler, beaucoup de soir, beaucoup de nuages, beaucoup d’air lourd !
Tu nous as nourris de robuste nourriture d’homme et de sentences vigoureuses : ne permets pas que, pour le dessert, les esprits féminins et efféminés nous assaillent de nouveau ! Toi seul rends l’air fort et limpide autour de toi ! Ai-je jamais trouvé sur terre un air aussi bon qu’auprès de toi, dans ta caverne ?
J’ai pourtant vu toutes sortes de pays, mon nez a appris à éprouver et à jauger toutes sortes d’airs : mais c’est auprès de toi que mes narines goûtent leur plus grande volupté !
À moins que..., à moins que..., oh ! pardonne un vieux souvenir ! Pardonne-moi une vieille chanson de dessert que je composai jadis parmi les filles du désert.
Chez elles, en effet, il y avait un air oriental tout aussi bon et limpide ; c’est là que je fus le plus éloigné de la vieille Europe nuageuse, humide et mélancolique !
J’aimais alors de telles jeunes filles d’Orient et cet autre royaume bleu du ciel, au-dessus duquel ne pendent ni nuages ni pensées.
Vous ne sauriez croire avec quelle grâce elles restaient assises lorsqu’elles ne dansaient pas, profondes, mais sans pensées, comme de petits secrets, comme des énigmes ornées de rubans, comme des noix servies au dessert, bariolées et étrangères, en vérité ! mais sans nuages : des énigmes qui se laissent deviner. Pour l’amour de telles jeunes filles, j’inventai alors un psaume de dessert. »
Ainsi parla le voyageur qui se nommait l’ombre de Zarathoustra ; et avant que quiconque lui eût répondu, il avait déjà saisi la harpe du vieux magicien, croisé les jambes et promené autour de lui un regard calme et sage : mais de ses narines il aspirait lentement l’air, d’un air interrogateur, comme quelqu’un qui, dans des pays nouveaux, goûte un air nouveau. Enfin, il commença à chanter avec une sorte de rugissement.
Concepts de ce passage
Éternel retour
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Famille
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Généalogie des valeurs
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Enquête perspectiviste
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Ressentiment
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Dépassement de soi
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Péché
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Guerre et paix
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Volonté de puissance
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