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Friedrich Nietzsche
Ecce Homo Bloc b0055
Bloc 56 sur 73
Référence canonique b0055
Allemand
2. Dies Buch (1886) ist in allem Wesentlichen eine Kritik der Modernität, die modernen Wissenschaften, die modernen Künste, selbst die moderne Politik nicht ausgeschlossen, nebst Fingerzeigen zu einem Gegensatz-Typus, der so wenig modern als möglich ist, einem vornehmen, einem jasagenden Typus. Im letzteren Sinne ist das Buch eine Schule des gentilhomme, der Begriff geistiger und radikaler genommen als er je genommen worden ist. Man muss Muth im Leibe haben, ihn auch nur auszuhalten, man muss das Fürchten nicht gelernt haben… Alle die Dinge, worauf das Zeitalter stolz ist, werden als Widerspruch zu diesem Typus empfunden, als schlechte Manieren beinahe, die berühmte „Objektivität“ zum Beispiel, das „Mitgefühl mit allem Leidenden“, der „historische Sinn“ mit seiner Unterwürfigkeit vor fremdem Geschmack, mit seinem Auf-dem-Bauch-liegen vor petits faits, die „Wissenschaftlichkeit“. - Erwägt man, dass das Buch nach dem Zarathustra folgt, so erräth man vielleicht auch das diätetische régime, dem es eine Entstehung verdankt. Das Auge, verwöhnt durch eine ungeheure Nöthigung fern zu sehn - Zarathustra ist weitsichtiger noch als der Czar - , wird hier gezwungen, das Nächste, die Zeit, das Um-uns scharf zu fassen. Man wird in allen Stücken, vor Allem auch in der Form, eine gleiche willkürliche Abkehr von den Instinkten finden, aus denen ein Zarathustra möglich wurde. Das Raffinement in Form, in Absicht, in der Kunst des Schweigens, ist im Vordergrunde, die Psychologie wird mit eingeständlicher Härte und Grausamkeit gehandhabt, - das Buch entbehrt jedes gutmüthigen Worts… Alles das erholt: wer erräth zuletzt, welche Art Erholung eine solche Verschwendung von Güte, wie der Zarathustra ist, nöthig macht?… Theologisch geredet - man höre zu, denn ich rede selten als Theologe - war es Gott selber, der sich als Schlange am Ende seines Tagewerks unter den Baum der Erkenntniss legte: er erholte sich so davon, Gott zu sein… Er hatte Alles zu schön gemacht… Der Teufel ist bloss der Müssiggang Gottes an jedem siebenten Tage…
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
2. This book (1886) is in every essential respect a critique of modernity, not excluding modern sciences, modern arts, or even modern politics, together with indications of an opposite type, one as little modern as possible, a noble, affirmative type. In the latter sense, the book is a school for the gentilhomme, with the concept understood more intellectually and radically than it has ever been understood. One must have courage in one’s body merely to endure it; one must never have learned to be afraid... All the things of which the age is proud are felt to contradict this type, almost as bad manners: the famous “objectivity,” for example; “sympathy with all who suffer”; the “historical sense,” with its submissiveness before alien taste, with its groveling on its belly before petits faits; “scientificity.” If one considers that the book follows Zarathustra, one may perhaps also divine the dietary régime to which it owes its origin. The eye, spoiled by a tremendous compulsion to see far into the distance (Zarathustra is even more farsighted than the Tsar), is forced here to grasp sharply what is nearest: the age, our surroundings. In every respect, above all in the form, one will find the same deliberate turning away from the instincts out of which a Zarathustra became possible. Refinement of form, of intention, of the art of silence stands in the foreground; psychology is handled with avowed hardness and cruelty; the book lacks every good-natured word... All this is restorative: who can ultimately guess what kind of restoration is required after such a prodigality of goodness as Zarathustra?... Theologically speaking, and listen, for I seldom speak as a theologian, it was God himself who, at the end of his day’s work, lay down beneath the tree of knowledge in the form of a serpent: thus he rested from being God... He had made everything too beautiful... The devil is merely God’s idleness on every seventh day...
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
2. Ce livre (1886) est, dans tout ce qui est essentiel, une critique de la modernité, sans exclure les sciences modernes, les arts modernes, ni même la politique moderne, accompagnée d’indications sur un type opposé, aussi peu moderne que possible, un type noble, affirmatif. En ce dernier sens, le livre est une école du gentilhomme, ce concept étant pris dans un sens plus spirituel et plus radical qu’il ne l’a jamais été. Il faut avoir du courage au ventre rien que pour le supporter, il faut ne pas avoir appris à avoir peur... Toutes les choses dont l’époque est fière sont ressenties comme étant en contradiction avec ce type, presque comme de mauvaises manières : la célèbre « objectivité », par exemple, la « compassion pour tout ce qui souffre », le « sens historique » avec sa soumission au goût d’autrui, avec sa manière de ramper devant les petits faits, l’« esprit scientifique ». Si l’on considère que le livre vient après Zarathoustra, on devinera peut-être aussi le régime diététique auquel il doit sa naissance. L’œil, gâté par une prodigieuse contrainte à regarder au loin, Zarathoustra voit encore plus loin que le tsar, est ici forcé de saisir avec acuité ce qui est le plus proche, l’époque, ce qui nous entoure. On trouvera en toutes choses, et surtout dans la forme, le même détournement délibéré des instincts qui rendirent possible un Zarathoustra. Le raffinement dans la forme, dans l’intention, dans l’art de se taire, est au premier plan ; la psychologie est maniée avec une dureté et une cruauté avouées ; le livre est dépourvu de toute parole débonnaire... Tout cela délasse : qui devine, en fin de compte, quelle sorte de délassement rend nécessaire une telle prodigalité de bonté que Zarathoustra ?... Pour parler en théologien, que l’on écoute, car je parle rarement en théologien : ce fut Dieu lui-même qui, sous la forme du serpent, s’étendit au terme de sa journée de travail sous l’arbre de la connaissance ; c’est ainsi qu’il se reposa d’être Dieu... Il avait fait toute chose trop belle... Le diable n’est que l’oisiveté de Dieu chaque septième jour...
Concepts de ce passage
Éternel retour
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Généalogie des valeurs
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Mode
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Enquête perspectiviste
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Ressentiment
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Dépassement de soi
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Péché
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Guerre et paix
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Volonté de puissance
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Sagesse
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