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Friedrich Nietzsche

Généalogie de la morale Bloc b0006

Bloc 6 sur 84

Référence canonique b0006

Allemand

6. Dies Problem vom Werthe des Mitleids und der Mitleids-Moral ( - ich bin ein Gegner der schändlichen modernen Gefühlsverweichlichung - ) scheint zunächst nur etwas Vereinzeltes, ein Fragezeichen für sich; wer aber einmal hier hängen bleibt, hier fragen lernt, dem wird es gehn, wie es mir ergangen ist: - eine ungeheure neue Aussicht thut sich ihm auf, eine Möglichkeit fasst ihn wie ein Schwindel, jede Art Misstrauen, Argwohn, Furcht springt hervor, der Glaube an die Moral, an alle Moral wankt, - endlich wird eine neue Forderung laut. Sprechen wir sie aus, diese neue Forderung: wir haben eine Kritik der moralischen Werthe nöthig, der Werth dieser Werthe ist selbst erst einmal in Frage zu stellen - und dazu thut eine Kenntniss der Bedingungen und Umstände noth, aus denen sie gewachsen, unter denen sie sich entwickelt und verschoben haben (Moral als Folge, als Symptom, als Maske, als Tartüfferie, als Krankheit, als Missverständniss; aber auch Moral als Ursache, als Heilmittel, als Stimulans, als Hemmung, als Gift), wie eine solche Kenntniss weder bis jetzt da war, noch auch nur begehrt worden ist. Man nahm den Werth dieser „Werthe“ als gegeben, als thatsächlich, als jenseits aller In-Frage-Stellung; man hat bisher auch nicht im Entferntesten daran gezweifelt und geschwankt, „den Guten“ für höherwerthig als „den Bösen“ anzusetzen, höherwerthig im Sinne der Förderung, Nützlichkeit, Gedeihlichkeit in Hinsicht auf den Menschen überhaupt (die Zukunft des Menschen eingerechnet). Wie? wenn das Umgekehrte die Wahrheit wäre? Wie? wenn im „Guten“ auch ein Rückgangssymptom läge, insgleichen eine Gefahr, eine Verführung, ein Gift, ein Narcoticum, durch das etwa die Gegenwart auf Kosten der Zukunft lebte? Vielleicht behaglicher, ungefährlicher, aber auch in kleinerem Stile, niedriger?… So dass gerade die Moral daran Schuld wäre, wenn eine an sich mögliche höchste Mächtigkeit und Pracht des Typus Mensch niemals erreicht würde? So dass gerade die Moral die Gefahr der Gefahren wäre?…

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

6. This problem of the value of pity and of the morality of pity (I am an opponent of the disgraceful modern softening of feeling) at first seems merely something isolated, a question mark standing alone; but whoever once gets caught here, whoever learns to question here, will fare as I did: an immense new prospect opens before him, a possibility seizes him like vertigo, every kind of mistrust, suspicion, and fear springs up, faith in morality, in all morality, wavers, and at last a new demand makes itself heard. Let us voice it, this new demand: we need a critique of moral values; the value of these values must itself first be called into question, and for that there is needed a knowledge of the conditions and circumstances from which they grew, under which they developed and shifted (morality as consequence, as symptom, as mask, as Tartuffery, as illness, as misunderstanding; but also morality as cause, as remedy, as stimulant, as inhibition, as poison), such as has neither existed until now nor even been desired. The value of these “values” was taken as given, as factual, as beyond all questioning; until now there has not been even the remotest doubt or hesitation in assigning “the good man” a higher value than “the evil man,” a higher value in the sense of promoting, benefiting, and fostering man in general (the future of man included). What if the reverse were true? What if there lay also in the “good” a symptom of regression, likewise a danger, a seduction, a poison, a narcotic, through which the present might be living at the expense of the future? Perhaps more comfortably, less dangerously, but also in a smaller style, more basely?... So that morality itself would be to blame if a highest power and splendor of the human type, possible in itself, were never attained? So that morality itself would be the danger of dangers?...

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

6. Ce problème de la valeur de la compassion et de la morale de la compassion (je suis un adversaire du honteux amollissement moderne des sentiments) ne paraît d’abord qu’une question isolée, un point d’interrogation à part ; mais celui qui s’y arrête une fois, qui apprend ici à questionner, connaîtra ce qui m’est arrivé : une immense perspective nouvelle s’ouvre devant lui, une possibilité le saisit comme un vertige, toutes sortes de méfiances, de soupçons, de craintes jaillissent, la foi en la morale, en toute morale, vacille, enfin une nouvelle exigence se fait entendre. Énonçons-la, cette nouvelle exigence : nous avons besoin d’une critique des valeurs morales, la valeur de ces valeurs doit elle-même être mise en question pour commencer. Il faut pour cela connaître les conditions et les circonstances dans lesquelles elles ont grandi, sous lesquelles elles se sont développées et déplacées (la morale comme conséquence, comme symptôme, comme masque, comme tartufferie, comme maladie, comme malentendu ; mais aussi la morale comme cause, comme remède, comme stimulant, comme entrave, comme poison), connaissance qui n’a jamais existé jusqu’à présent, ni même jamais été désirée. On tenait la valeur de ces « valeurs » pour donnée, pour effective, pour située au-delà de toute mise en question ; jusqu’à présent, on n’a pas même douté ou hésité le moins du monde à attribuer au « bon » une valeur supérieure à celle du « méchant », supérieure au sens de ce qui favorise, de ce qui est utile et salutaire à l’homme en général (y compris l’avenir de l’homme). Quoi ? Et si le contraire était vrai ? Quoi ? Et si, dans le « bon », résidait aussi un symptôme de régression, de même qu’un danger, une séduction, un poison, un narcotique grâce auquel le présent vivrait peut-être aux dépens de l’avenir ? Peut-être plus confortablement, avec moins de danger, mais aussi dans un style plus petit, de façon plus basse ?... Si bien que la morale serait précisément responsable de ce qu’une puissance et une splendeur suprêmes, possibles en soi, du type humain ne fussent jamais atteintes ? Si bien que la morale serait précisément le danger des dangers ?...

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