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Friedrich Nietzsche
Généalogie de la morale Bloc b0042
Bloc 43 sur 84
Référence canonique b0042
Allemand
17. Zur Voraussetzung dieser Hypothese über den Ursprung des schlechten Gewissens gehört erstens, dass jene Veränderung keine allmähliche, keine freiwillige war und sich nicht als ein organisches Hineinwachsen in neue Bedingungen darstellte, sondern als ein Bruch, ein Sprung, ein Zwang, ein unabweisbares Verhängniss, gegen das es keinen Kampf und nicht einmal ein Ressentiment gab. Zweitens aber, dass die Einfügung einer bisher ungehemmten und ungestalteten Bevölkerung in eine feste Form, wie sie mit einem Gewaltakt ihren Anfang nahm, nur mit lauter Gewaltakten zu Ende geführt wurde, - dass der älteste „Staat“ demgemäss als eine furchtbare Tyrannei, als eine zerdrückende und rücksichtslose Maschinerie auftrat und fortarbeitete, bis ein solcher Rohstoff von Volk und Halbthier endlich nicht nur durchgeknetet und gefügig, sondern auch geformt war. Ich gebrauchte das Wort „Staat“: es versteht sich von selbst, wer damit gemeint ist - irgend ein Rudel blonder Raubthiere, eine Eroberer- und Herren-Rasse, welche, kriegerisch organisirt und mit der Kraft, zu organisiren, unbedenklich ihre furchtbaren Tatzen auf eine der Zahl nach vielleicht ungeheuer überlegene, aber noch gestaltlose, noch schweifende Bevölkerung legt. Dergestalt beginnt ja der „Staat“ auf Erden: ich denke, jene Schwärmerei ist abgethan, welche ihn mit einem „Vertrage“ beginnen liess. Wer befehlen kann, wer von Natur „Herr“ ist, wer gewaltthätig in Werk und Gebärde auftritt - was hat der mit Verträgen zu schaffen! Mit solchen Wesen rechnet man nicht, sie kommen wie das Schicksal, ohne Grund, Vernunft, Rücksicht, Vorwand, sie sind da wie der Blitz da ist, zu furchtbar, zu plötzlich, zu überzeugend, zu „anders“, um selbst auch nur gehasst zu werden. Ihr Werk ist ein instinktives Formen-schaffen, Formen-aufdrücken, es sind die unfreiwilligsten, unbewusstesten Künstler, die es giebt: - in Kürze steht etwas Neues da, wo sie erscheinen, ein Herrschafts-Gebilde, das lebt, in dem Theile und Funktionen abgegrenzt und bezüglich gemacht sind, in dem Nichts überhaupt Platz findet, dem nicht erst ein „Sinn“ in Hinsicht auf das Ganze eingelegt ist. Sie wissen nicht, was Schuld, was Verantwortlichkeit, was Rücksicht ist, diese geborenen Organisatoren; in ihnen waltet jener furchtbare Künstler-Egoismus, der wie Erz blickt und sich im „Werke“, wie die Mutter in ihrem Kinde, in alle Ewigkeit voraus gerechtfertigt weiss. Sie sind es nicht, bei denen das „schlechte Gewissen“ gewachsen ist, das versteht sich von vornherein, - aber es würde nicht ohne sie gewachsen sein, dieses hässliche Gewächs, es würde fehlen, wenn nicht unter dem Druck ihrer Hammerschläge, ihrer Künstler-Gewaltsamkeit ein ungeheures Quantum Freiheit aus der Welt, mindestens aus der Sichtbarkeit geschafft und gleichsam latent gemacht worden wäre. Dieser gewaltsam latent gemachte Instinkt der Freiheit - wir begriffen es schon - dieser zurückgedrängte, zurückgetretene, in’s Innere eingekerkerte und zuletzt nur an sich selbst noch sich entladende und auslassende Instinkt der Freiheit: das, nur das ist in seinem Anbeginn das schlechte Gewissen.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
17. This hypothesis concerning the origin of the bad conscience presupposes, first, that this change was neither gradual nor voluntary and did not present itself as an organic growth into new conditions, but as a rupture, a leap, a compulsion, an inescapable doom against which there was no struggle and not even any ressentiment. Second, it presupposes that the insertion of a previously uninhibited and unformed population into a fixed form, just as it began with an act of violence, was brought to completion only through a succession of acts of violence; that accordingly the oldest “state” appeared and continued to operate as a terrible tyranny, as a crushing and ruthless machine, until such raw material of people and half-animal had at last been not only thoroughly kneaded and made pliant, but also formed. I used the word “state”: it is self-evident who is meant by it, some pack of blond beasts of prey, a race of conquerors and masters which, organized for war and possessing the power to organize, unhesitatingly lays its terrible paws upon a population perhaps enormously superior in number, but still formless, still roaming. This is how the “state” begins on earth: I think that fantasy which had it begin with a “contract” has been disposed of. He who can command, who is a “master” by nature, who appears violent in deed and bearing, what has he to do with contracts! One cannot reckon with such beings; they come like fate, without reason, rationality, consideration, or pretext; they are there as lightning is there, too terrible, too sudden, too convincing, too “different” even to be hated. Their work is an instinctive creation and imposition of forms; they are the most involuntary, most unconscious artists there are. Before long, wherever they appear, something new stands forth, a structure of domination that lives, in which parts and functions are delimited and brought into relation, in which nothing whatever finds a place before a “meaning” has first been assigned to it in relation to the whole. These born organizers do not know what guilt, responsibility, or consideration is; in them rules that terrible egoism of the artist which looks like bronze and knows itself justified in advance for all eternity in the “work,” as a mother is in her child. It is not in them that the “bad conscience” grew, as is clear from the outset; but this ugly growth would not have grown without them, it would be absent if, under the pressure of their hammer blows and their artistic violence, an enormous quantity of freedom had not been removed from the world, or at least from visibility, and made latent, as it were. This instinct of freedom made latent by force, we have already understood it, this instinct of freedom driven back, withdrawn, imprisoned within, and finally discharging and venting itself only upon itself: this, and this alone, is the bad conscience at its beginning.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
17. Cette hypothèse sur l’origine de la mauvaise conscience suppose, premièrement, que cette transformation ne fut ni progressive ni volontaire et ne se présenta pas comme une croissance organique au sein de conditions nouvelles, mais comme une rupture, un saut, une contrainte, une fatalité inéluctable contre laquelle il n’y eut ni lutte ni même ressentiment. Elle suppose, deuxièmement, que l’insertion dans une forme fixe d’une population jusque-là sans entraves et sans forme, commencée par un acte de violence, ne fut menée à son terme que par une succession d’actes de violence ; que le plus ancien « État », par conséquent, apparut et continua d’œuvrer comme une effroyable tyrannie, comme une machine écrasante et impitoyable, jusqu’à ce qu’une telle matière première faite de peuple et de demi-animal fût enfin non seulement pétrie et rendue docile, mais encore mise en forme. J’ai employé le mot « État » : il va de soi que l’on comprend qui je désigne par là, quelque meute de fauves blonds, une race de conquérants et de maîtres qui, organisée pour la guerre et douée de la force d’organiser, pose sans scrupule ses terribles griffes sur une population peut-être immensément supérieure en nombre, mais encore informe et vagabonde. C’est ainsi, en effet, que commence l’« État » sur terre : je pense qu’on en a fini avec cette rêverie qui le faisait commencer par un « contrat ». Celui qui peut commander, celui qui est « maître » par nature, celui qui se présente avec violence dans ses actes et ses gestes, qu’a-t-il affaire de contrats ! On ne calcule pas avec de tels êtres ; ils viennent comme le destin, sans raison, sans rationalité, sans égard, sans prétexte ; ils sont là comme est là la foudre, trop terribles, trop soudains, trop convaincants, trop « autres » pour qu’on puisse même les haïr. Leur œuvre consiste instinctivement à créer et à imposer des formes ; ce sont les artistes les plus involontaires, les plus inconscients qui soient. En peu de temps, là où ils paraissent, se dresse quelque chose de nouveau, une construction de domination qui vit, dans laquelle les parties et les fonctions sont délimitées et mises en relation, dans laquelle rien ne trouve place qui n’ait d’abord reçu un « sens » en considération du tout. Ils ignorent ce que sont la faute, la responsabilité, les égards, ces organisateurs-nés ; en eux règne ce terrible égoïsme d’artiste qui a l’éclat du bronze et se sait justifié d’avance pour toute éternité dans son « œuvre », comme la mère dans son enfant. Ce n’est pas chez eux que la « mauvaise conscience » a grandi, cela va de soi dès le départ ; mais cette vilaine excroissance n’aurait pas grandi sans eux, elle ferait défaut si, sous la pression de leurs coups de marteau, de leur violence d’artistes, une quantité immense de liberté n’avait été chassée du monde, du moins du domaine visible, et rendue pour ainsi dire latente. Cet instinct de liberté rendu latent par la violence, nous l’avons déjà compris, cet instinct de liberté refoulé, repoussé, incarcéré à l’intérieur et qui finit par ne plus se décharger et se déchaîner que contre lui-même : voilà, et voilà seulement, ce qu’est à son commencement la mauvaise conscience.
Concepts de ce passage
Éternel retour
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Famille
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Généalogie des valeurs
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Enquête perspectiviste
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Ressentiment
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Dépassement de soi
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Péché
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Temps
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Guerre et paix
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Volonté de puissance
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