Passage potentiellement protégé En consultant ce texte, vous reconnaissez disposer du droit de l’utiliser à titre personnel et éducatif. Ne reproduisez pas son contenu. Si ce livre vous accompagne, achetez-le pour soutenir l’auteur ou ses ayants droit.

Friedrich Nietzsche

Humain, trop humain I Bloc s02

Bloc 235 sur 656

Référence canonique b0232.s02

Allemand

Gerade weil seine Natur ihn lange Zeit in der Bahn der poetischen Revolution festhielt, gerade weil er am gründlichsten auskostete, was Alles indirect durch jenen Abbruch der Tradition an neuen Funden, Aussichten, Hülfsmitteln entdeckt und gleichsam unter den Ruinen der Kunst ausgegraben worden war, so wiegt seine spätere Umwandelung und Bekehrung so viel: sie bedeutet, dass er das tiefste Verlangen empfand, die Tradition der Kunst wieder zu gewinnen und den stehen gebliebenen Trümmern und Säulengängen des Tempels mit der Phantasie des Auges wenigstens die alte Vollkommenheit und Ganzheit anzudichten, wenn die Kraft des Armes sich viel zu schwach erweisen sollte, zu bauen, wo so ungeheure Gewalten schon zum Zerstören nöthig waren. So lebte er in der Kunst als in der Erinnerung an die wahre Kunst: sein Dichten war zum Hülfsmittel der Erinnerung, des Verständnisses alter, längst entrückter Kunstzeiten geworden. Seine Forderungen waren zwar in Hinsicht auf die Kraft des neuen Zeitalters unerfüllbar; der Schmerz darüber wurde aber reichlich durch die Freude aufgewogen, dass sie einmal erfüllt gewesen sind und dass auch wir noch an dieser Erfüllung theilnehmen können. Nicht Individuen, sondern mehr oder weniger idealische Masken; keine Wirklichkeit, sondern eine allegorische Allgemeinheit; Zeitcharaktere, Localfarben zum fast Unsichtbaren abgedämpft und mythisch gemacht; das gegenwärtige Empfinden und die Probleme der gegenwärtigen Gesellschaft auf die einfachsten Formen zusammengedrängt, ihrer reizenden, spannenden, pathologischen Eigenschaften entkleidet, in jedem andern als dem artistischen Sinne wirkungslos gemacht; keine neuen Stoffe und Charaktere, sondern die alten, längst gewohnten in immerfort währender Neubeseelung und Umbildung: das ist die Kunst, so wie sie Goethe später verstand, so wie sie die Griechen, ja auch die Franzosen übten.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Precisely because his nature kept him for so long on the path of poetic revolution, precisely because he tasted more thoroughly than anyone else everything that had indirectly been discovered through that rupture with tradition in the way of new findings, prospects, and resources, and had been excavated, as it were, from beneath the ruins of art, his later transformation and conversion carry so much weight. They signify that he felt the deepest longing to recover the tradition of art and, at least through the imagination of the eye, to restore in poetry the temple’s ancient perfection and wholeness to its surviving ruins and colonnades, should the strength of his arm prove far too weak to build where such immense forces had already been required to destroy. Thus he lived in art as in the memory of true art: his poetry had become an aid to remembering and understanding ancient ages of art long since withdrawn from us. His demands were indeed impossible to fulfil in view of the power of the new age; but the pain of this was amply outweighed by the joy that they had once been fulfilled, and that we too can still partake of this fulfilment. Not individuals, but more or less ideal masks; not reality, but an allegorical universality; period characters and local colours muted almost to invisibility and rendered mythical; present feeling and the problems of present society compressed into the simplest forms, stripped of their alluring, exciting, pathological qualities, and rendered ineffective in every sense except the artistic; no new subjects and characters, but the old and long-familiar ones, continually reanimated and reshaped: that is art as Goethe later understood it, as the Greeks, and indeed the French too, practised it.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Précisément parce que sa nature le retint longtemps dans la voie de la révolution poétique, précisément parce qu’il goûta plus profondément que quiconque tout ce que cette rupture de la tradition avait indirectement permis de découvrir en fait de trouvailles, de perspectives et de ressources nouvelles, comme si on les avait exhumées des ruines de l’art, sa transformation et sa conversion tardives ont tant de poids : elles signifient qu’il éprouva le désir le plus profond de reconquérir la tradition de l’art et, au moins par l’imagination du regard, de restituer aux débris et aux colonnades encore debout du temple leur ancienne perfection et leur intégrité, si la force du bras devait se révéler bien trop faible pour bâtir là où des puissances si formidables avaient déjà été nécessaires pour détruire. Ainsi vivait-il dans l’art comme dans le souvenir de l’art véritable : sa poésie était devenue un moyen de se souvenir et de comprendre d’anciennes époques de l’art depuis longtemps disparues. Ses exigences étaient certes irréalisables eu égard aux forces de l’époque nouvelle ; mais la douleur qu’il en ressentait était largement compensée par la joie de savoir qu’elles avaient jadis été satisfaites et que nous pouvons, nous aussi, participer encore à cet accomplissement. Non des individus, mais des masques plus ou moins idéaux ; non la réalité, mais une généralité allégorique ; les caractères d’une époque et les couleurs locales atténués jusqu’à devenir presque invisibles et rendus mythiques ; le sentiment présent et les problèmes de la société présente ramenés aux formes les plus simples, dépouillés de leurs propriétés séduisantes, captivantes et pathologiques, rendus sans effet en tout autre sens que le sens artistique ; non des sujets et des caractères nouveaux, mais les anciens, depuis longtemps familiers, continuellement ranimés et transformés : tel est l’art comme Goethe le comprit plus tard, comme les Grecs et même les Français le pratiquèrent.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète