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Platon
Premier Alcibiade Passage 108
Passage 6 sur 33
Référence canonique 108
Grec ancien
perseus-plato-alcibiades_1-grc
ΣΩ. ἆρα καὶ τοσαῦτα ὅσα ἄμεινον; ΑΛ. τοσαῦτα. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ τότε ὅτε ἄμεινον; ΑΛ. πάνυ γε. ΣΩ. ἀλλὰ μὴν καὶ ᾁδοντα δεῖ κιθαρίζειν ποτὲ πρὸς τὴν ᾠδὴν καὶ βαίνειν; ΑΛ. δεῖ γάρ. ΣΩ. οὐκοῦν τότε ὁπότε βέλτιον; ΑΛ. ναί. ΣΩ. καὶ τοσαῦθʼ ὅσα βέλτιον; ΑΛ. φημί. ΣΩ. τί οὖν; ἐπειδὴ βέλτιον μὲν ὠνόμαζες ἐπʼ ἀμφοτέροις, τῷ τε κιθαρίζειν πρὸς τὴν ᾠδὴν καὶ τῷ προσπαλαίειν, τί καλεῖς τὸ ἐν τῷ κιθαρίζειν βέλτιον, ὥσπερ ἐγὼ τὸ ἐν τῷ παλαίειν καλῶ γυμναστικόν· σὺ δʼ ἐκεῖνο τί καλεῖς; ΑΛ. οὐκ ἐννοῶ. ΣΩ. ἀλλὰ πειρῶ ἐμὲ μιμεῖσθαι. ἐγὼ γάρ που ἀπεκρινάμην τὸ διὰ παντὸς ὀρθῶς ἔχον, ὀρθῶς δὲ δήπου ἔχει τὸ κατὰ τὴν τέχνην γιγνόμενον· ἢ οὔ; ΑΛ. ναί. ΣΩ. ἡ δὲ τέχνη οὐ γυμναστικὴ ἦν; ΑΛ. πῶς δʼ οὔ; ΣΩ. ἐγὼ δʼ εἶπον τὸ ἐν τῷ παλαίειν βέλτιον γυμναστικόν. ΑΛ. εἶπες γάρ. ΣΩ. οὐκοῦν καλῶς; ΑΛ. ἔμοιγε δοκεῖ. ΣΩ. ἴθι δὴ καὶ σύ - πρέποι γὰρ ἄν που καὶ σοὶ τὸ καλῶς διαλέγεσθαι - εἰπὲ πρῶτον τίς ἡ τέχνη ἧς τὸ κιθαρίζειν καὶ τὸ ᾁδειν καὶ τὸ ἐμβαίνειν ὀρθῶς; συνάπασα τίς καλεῖται; οὔπω δύνασαι εἰπεῖν; ΑΛ. οὐ δῆτα. ΣΩ. ἀλλʼ ὧδε πειρῶ· τίνες αἱ θεαὶ ὧν ἡ τέχνη; ΑΛ. τὰς μούσας, ὦ Σώκρατες, λέγεις; ΣΩ. ἔγωγε. ὅρα δή· τίνα ἀπʼ αὐτῶν ἐπωνυμίαν ἡ τέχνη ἔχει; ΑΛ. μουσικήν μοι δοκεῖς λέγειν. ΣΩ. λέγω γάρ. τί οὖν τὸ κατὰ ταύτην ὀρθῶς γιγνόμενόν ἐστιν; ὥσπερ ἐκεῖ ἐγώ σοι τὸ κατὰ τὴν τέχνην ἔλεγον ὀρθῶς, τὴν γυμναστικήν, καὶ σὺ δὴ οὖν οὕτως ἐνταῦθα τί φῄς; πῶς γίγνεσθαι; ΑΛ. μουσικῶς μοι δοκεῖ. ΣΩ. εὖ λέγεις. ἴθι δή, καὶ τὸ ἐν τῷ πολεμεῖν βέλτιον καὶ τὸ ἐν τῷ εἰρήνην ἄγειν, τοῦτο τὸ βέλτιον τί ὀνομάζεις; ὥσπερ ἐκεῖ ἐφʼ ἑκάστῳ ἔλεγες τὸ ἄμεινον, ὅτι μουσικώτερον καὶ ἐπὶ τῷ ἑτέρῳ, ὅτι γυμναστικώτερον· πειρῶ δὴ καὶ ἐνταῦθα λέγειν τὸ βέλτιον. ΑΛ. ἀλλʼ οὐ πάνυ τι ἔχω.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-alcibiades_1-en
Soc. And so far as is better, too? Alc. So far. Soc. And at such time also as is better? Alc. Certainly. Soc. But again, when one sings, one has sometimes to accompany the song with harping and stepping? Alc. Yes, one has. Soc. And at such time as is better? Alc. Yes. Soc. And so far as is better? Alc. I agree. Soc. Well now, since you applied the term better to the two cases of harping for accompaniment of a song and close wrestling, what do you call the better in the case of harping, to correspond with what in the case of wrestling I call gymnastic? What do you call the other? Alc. I do not understand. Soc. Well, try to copy me: for my answer gave you, I think, what is correct in every instance; and that is correct, I presume, which proceeds by rule of the art, is it not? Alc. Yes. Soc. And was not the art here gymnastic? Alc. To be sure. Soc. And I said that the better in the case of wrestling was gymnastic. Alc. You did. Soc. And I was quite fair? Alc. I think so. Soc. Come then, in your turn - for it would befit you also, I fancy, to argue fairly - tell me, first, what is the art which includes harping and singing and treading the measure correctly? What is it called as a whole? You cannot yet tell me? Alc. No, indeed. Soc. Well, try another way: who are the goddesses that foster the art? Alc. The Muses, you mean, Socrates? Soc. I do. Now, just think, and say by what name the art is called after them. Alc. Music, I suppose you mean. Soc. Yes, I do. And what is that which proceeds correctly by its rule? As in the other case I was correct in mentioning to you gymnastic as that which goes by the art, so I ask you, accordingly, what you say in this case. What manner of proceeding is required? Alc. A musical one, I suppose. Soc. You are right. Come then, what is it that you term better, in respect of what is better in waging war and being at peace? Just as in our other instances you said that the better implied the more musical and again, in the parallel case, the more gymnastical, try now if you can tell me what is the better in this case. Alc. But I am quite unable.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-alcibiades_1-fr-01
[108b] pour accompagner son chant avec la lyre, comme il y en a un dans la lutte, comment l’appelles-tu, ce mieux là ? Car, pour celui de la lutte, je l’appelle gymnastique. ALCIBIADE. Je ne t’entends pas. SOCRATE. Tâche de m’imiter ; pour moi, je répondrais que ce mieux, c’est ce qui est toujours bien. Or, cela est bien qui se fait selon les règles de l’art. N’est-ce pas ? ALCIBIADE. Oui. SOCRATE. Et l’art de la lutte, n’est-ce pas la gymnastique ? ALCIBIADE. Oui. SOCRATE. Et le mieux dans l’art de la lutte, je l’appelais gymnastique ? ALCIBIADE. C’est ainsi que tu l’appelais. SOCRATE. Eh bien ! n’avais-je pas raison ? ALCIBIADE. À ce qu’il me semble. SOCRATE. Courage ; à ton tour, pique-toi aussi de bien répondre. Dis-moi d’abord comment tu appelles l’art qui enseigne à chanter, à jouer de la lyre, et à bien danser. Comment l’appelles-tu d’un seul nom ? Ne saurais-tu encore me le dire ? ALCIBIADE. Non, en vérité. SOCRATE. Essaie, je vais te mettre sur la voie. Comment appelles-tu les déesses qui président à cet art ? ALCIBIADE. Tu veux parler des Muses ? SOCRATE. Assurément. Vois maintenant quel nom cet art a tiré des Muses. SOCRATE. Ah ! c’est de la musique que tu parles ? SOCRATE. Précisément ; et comme je t’ai dit que ce qui se faisait selon les règles de la gymnastique s’appelait gymnastique, dis-moi aussi à ton tour comment s’appelle ce qui se fait selon les règles de cet autre art. ALCIBIADE. Musical, je crois. SOCRATE. Fort bien ; continue. Et le mieux dans l’art de faire la guerre, et dans celui de faire la paix, comment [108e] l’appelles-tu ? Dans chacun des deux autres arts tu dis que le mieux dans l’un, est ce qui est plus gymnastique, et le mieux dans l’autre, est ce qui est plus musical. Tâche donc de même de me dire le nom de ce qui est le mieux ici. ALCIBIADE. Je ne saurais. SOCRATE. Mais si quelqu’un t’entendait raisonner et donner conseil sur les alimens, et dire : Celui-là est meilleur que celui-ci ; il faut le prendre en tel temps et en telle quantité ; et qu’il te demandât : Alcibiade, qu’est-ce que tu appelles meilleur ? Ne serait-ce pas une honte que tu lui répondisses que le meilleur c’est ce qui est le plus sain, quoique tu ne fasses pas profession d’être médecin ; et que dans les choses que
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Courage
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Dialectique
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Famille
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Dieu
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Guerre et paix
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