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Platon

Apologie de Socrate Passage 37

Passage 21 sur 26

Référence canonique 37

Grec ancien

perseus-plato-apology-grc

εἰ οὖν δεῖ με κατὰ τὸ δίκαιον τῆς ἀξίας τιμᾶσθαι, τούτου τιμῶμαι, ἐν πρυτανείῳ σιτήσεως. ἴσως οὖν ὑμῖν καὶ ταυτὶ λέγων παραπλησίως δοκῶ λέγειν ὥσπερ περὶ τοῦ οἴκτου καὶ τῆς ἀντιβολήσεως, ἀπαυθαδιζόμενος· τὸ δὲ οὐκ ἔστιν, ὦ ἄνδρες Ἀθηναῖοι, τοιοῦτον ἀλλὰ τοιόνδε μᾶλλον. πέπεισμαι ἐγὼ ἑκὼν εἶναι μηδένα ἀδικεῖν ἀνθρώπων, ἀλλὰ ὑμᾶς τοῦτο οὐ πείθω· ὀλίγον γὰρ χρόνον ἀλλήλοις διειλέγμεθα. ἐπεί, ὡς ἐγᾦμαι, εἰ ἦν ὑμῖν νόμος, ὥσπερ καὶ ἄλλοις ἀνθρώποις, περὶ θανάτου μὴ μίαν ἡμέραν μόνον κρίνειν ἀλλὰ πολλάς, ἐπείσθητε ἄν· νῦν δʼ οὐ ῥᾴδιον ἐν χρόνῳ ὀλίγῳ μεγάλας διαβολὰς ἀπολύεσθαι. πεπεισμένος δὴ ἐγὼ μηδένα ἀδικεῖν πολλοῦ δέω ἐμαυτόν γε ἀδικήσειν καὶ κατʼ ἐμαυτοῦ ἐρεῖν αὐτὸς ὡς ἄξιός εἰμί του κακοῦ καὶ τιμήσεσθαι τοιούτου τινὸς ἐμαυτῷ. τί δείσας; ἦ μὴ πάθω τοῦτο οὗ Μέλητός μοι τιμᾶται, ὅ φημι οὐκ εἰδέναι οὔτʼ εἰ ἀγαθὸν οὔτʼ εἰ κακόν ἐστιν; ἀντὶ τούτου δὴ ἕλωμαι ὧν εὖ οἶδά τι κακῶν ὄντων τούτου τιμησάμενος; πότερον δεσμοῦ; καὶ τί με δεῖ ζῆν ἐν δεσμωτηρίῳ, δουλεύοντα τῇ ἀεὶ καθισταμένῃ ἀρχῇ, τοῖς ἕνδεκα; ἀλλὰ χρημάτων καὶ δεδέσθαι ἕως ἂν ἐκτείσω; ἀλλὰ ταὐτόν μοί ἐστιν ὅπερ νυνδὴ ἔλεγον· οὐ γὰρ ἔστι μοι χρήματα ὁπόθεν ἐκτείσω. ἀλλὰ δὴ φυγῆς τιμήσωμαι; ἴσως γὰρ ἄν μοι τούτου τιμήσαιτε. πολλὴ μεντἄν με φιλοψυχία ἔχοι, ὦ ἄνδρες Ἀθηναῖοι, εἰ οὕτως ἀλόγιστός εἰμι ὥστε μὴ δύνασθαι λογίζεσθαι ὅτι ὑμεῖς μὲν ὄντες πολῖταί μου οὐχ οἷοί τε ἐγένεσθε ἐνεγκεῖν τὰς ἐμὰς διατριβὰς καὶ τοὺς λόγους, ἀλλʼ ὑμῖν βαρύτεραι γεγόνασιν καὶ ἐπιφθονώτεραι, ὥστε ζητεῖτε αὐτῶν νυνὶ ἀπαλλαγῆναι· ἄλλοι δὲ ἄρα αὐτὰς οἴσουσι ῥᾳδίως; πολλοῦ γε δεῖ, ὦ ἄνδρες Ἀθηναῖοι. καλὸς οὖν ἄν μοι ὁ βίος εἴη ἐξελθόντι τηλικῷδε ἀνθρώπῳ ἄλλην ἐξ ἄλλης πόλεως ἀμειβομένῳ καὶ ἐξελαυνομένῳ ζῆν. εὖ γὰρ οἶδʼ ὅτι ὅποι ἂν ἔλθω, λέγοντος ἐμοῦ ἀκροάσονται οἱ νέοι ὥσπερ ἐνθάδε· κἂν μὲν τούτους ἀπελαύνω, οὗτοί με αὐτοὶ ἐξελῶσι πείθοντες τοὺς πρεσβυτέρους· ἐὰν δὲ μὴ ἀπελαύνω, οἱ τούτων πατέρες δὲ καὶ οἰκεῖοι διʼ αὐτοὺς τούτους. ἴσως οὖν ἄν τις εἴποι· σιγῶν δὲ καὶ ἡσυχίαν ἄγων, ὦ Σώκρατες, οὐχ οἷός τʼ ἔσῃ ἡμῖν ἐξελθὼν ζῆν; τουτὶ δή ἐστι πάντων χαλεπώτατον πεῖσαί τινας ὑμῶν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-apology-en

So if I must propose a penalty in accordance with my deserts, I propose maintenance in the prytaneum. Perhaps some of you think that in saying this, as in what I said about lamenting and imploring, I am speaking in a spirit of bravado; but that is not the case. The truth is rather that I am convinced that I never intentionally wronged anyone; but I cannot convince you of this, for we have conversed with each other only a little while. I believe if you had a law, as some other people have, that capital cases should not be decided in one day, but only after several days, you would be convinced; but now it is not easy to rid you of great prejudices in a short time. Since, then, I am convinced that I never wronged any one, I am certainly not going to wrong myself, and to say of myself that I deserve anything bad, and to propose any penalty of that sort for myself. Why should I? Through fear of the penalty that Meletus proposes, about which I say that I do not know whether it is a good thing or an evil? Shall I choose instead of that something which I know to be an evil? What penalty shall I propose? Imprisonment? And why should I live in prison a slave to those who may be in authority? Or shall I propose a fine, with imprisonment until it is paid? But that is the same as what I said just now, for I have no money to pay with. Shall I then propose exile as my penalty? Perhaps you would accept that. I must indeed be possessed by a great love of life if I am so irrational as not to know that if you, who are my fellow citizens, could not endure my conversation and my words, but found them too irksome and disagreeable, so that you are now seeking to be rid of them, others will not be willing to endure them. No, men of Athens , they certainly will not. A fine life I should lead if I went away at my time of life, wandering from city to city and always being driven out! For well I know that wherever I go, the young men will listen to my talk, as they do here; and if I drive them away, they will themselves persuade their elders to drive me out, and if I do not drive them away, their fathers and relatives will drive me out for their sakes. Perhaps someone might say, Socrates, can you not go away from us and live quietly, without talking? Now this is the hardest thing to make some of you believe.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Si je dois donc proposer une peine conforme à mes mérites, je propose d’être entretenu au Prytanée. Peut-être certains d’entre vous pensent-ils qu’en parlant ainsi, comme lorsque j’ai parlé des lamentations et des supplications, je m’exprime avec bravade. Mais ce n’est pas le cas. La vérité est plutôt que je suis convaincu de n’avoir jamais fait volontairement de tort à personne. Je ne peux cependant vous en convaincre, car nous n’avons conversé ensemble que peu de temps. Je crois que, si vous aviez une loi, comme certains autres peuples, selon laquelle les affaires capitales ne doivent pas être jugées en un seul jour, mais seulement au terme de plusieurs jours, vous seriez convaincus. Mais il n’est pas facile aujourd’hui de vous débarrasser en peu de temps de grands préjugés. Puisque je suis convaincu de n’avoir jamais fait de tort à personne, je ne vais assurément pas m’en faire à moi-même, affirmer que je mérite quelque chose de mauvais et proposer contre moi une peine de cette sorte. Pourquoi le ferais-je? Par crainte de la peine proposée par Mélétos, dont je dis ignorer si elle est un bien ou un mal? Choisirai-je à sa place quelque chose dont je sais que c’est un mal? Quelle peine proposerai-je? L’emprisonnement? Et pourquoi devrais-je vivre en prison, esclave de ceux qui détiendront successivement l’autorité? Proposerai-je une amende, avec emprisonnement jusqu’à son paiement? Mais cela revient à ce que je viens de dire, car je n’ai pas d’argent pour la payer. Proposerai-je donc l’exil comme peine? Peut-être l’accepteriez-vous. Il faudrait que je sois possédé d’un grand amour de la vie pour manquer de raison au point de ne pas comprendre ceci: si vous, mes concitoyens, n’avez pu supporter ma conversation et mes paroles, mais les avez trouvées trop pénibles et désagréables, au point de chercher maintenant à vous en délivrer, d’autres ne seront pas disposés à les supporter. Non, Athéniens, ils ne le seront certainement pas. Quelle belle vie mènerais-je si je partais à mon âge, errant de cité en cité et toujours chassé! Car je sais bien que, partout où j’irai, les jeunes gens écouteront mes propos, comme ils le font ici. Si je les chasse, ils persuaderont eux-mêmes leurs aînés de me chasser; et si je ne les chasse pas, leurs pères et leurs proches me chasseront à cause d’eux. Peut-être quelqu’un dira-t-il: «Socrate, ne peux-tu pas t’éloigner de nous et vivre tranquillement sans parler?» C’est précisément ce qu’il est le plus difficile de faire croire à certains d’entre vous.

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