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Platon

Épinomis, appendice ancien aux Lois Passage 984

Passage 12 sur 20

Référence canonique 984

Grec ancien

perseus-plato-epinomis-grc

ΑΘ. ἢ γὰρ θεοὺς αὐτοὺς ταῦτα ὑμνητέον ὀρθότατα, ἢ θεῶν εἰκόνας ὡς ἀγάλματα ὑπολαβεῖν γεγονέναι, θεῶν αὐτῶν ἐργασαμένων· οὐ γὰρ ἀνοήτων γε οὐδὲ βραχέος ἀξίων, ἀλλʼ ὅπερ εἰρήκαμεν, τούτων ἡμῖν θάτερα θετέα, τὰ δὲ τεθέντα τιμητέον πάντων ἀγαλμάτων διαφερόντως· οὐ γὰρ μήποτε φανῇ καλλίω καὶ κοινότερα συμπάντων ἀνθρώπων ἀγάλματα, οὐδʼ ἐν διαφέρουσιν τόποις ἱδρυμένα, καθαριότητι καὶ σεμνότητι καὶ συμπάσῃ ζωῇ διαφέροντα ἢ ταύτῃ ὡς πάντῃ ταύτῃ γεγένηται. νῦν οὖν δὴ περὶ θεῶν ἐγχειρῶμεν τό γε τοσοῦτον, τὰ δύο κατιδόντες ζῷα ὁρατὰ ἡμῖν, ἅ φαμεν ἀθάνατον, τὸ δὲ γήινον ἅπαν θνητὸν γεγονέναι, τὰ τρία τὰ μέσα τῶν πέντε τὰ μεταξὺ τούτων σαφέστατα κατὰ δόξαν τὴν ἐπιεικῆ γεγονότα πειραθῆναι λέγειν. αἰθέρα μὲν γὰρ μετὰ τὸ πῦρ θῶμεν, ψυχὴν δʼ ἐξ αὐτοῦ τιθῶμεν πλάττειν ζῷα δύναμιν ἔχοντα, ὥσπερ τῶν ἄλλων γενῶν, τὸ πολὺ μὲν τῆς αὐτοῦ φύσεως, τὰ δὲ σμικρότερα συνδέσμου χάριν ἐκ τῶν ἄλλων γενῶν· μετὰ δὲ τὸν αἰθέρα ἐξ ἀέρος πλάττειν τὴν ψυχὴν γένος ἕτερον ζῴων, καὶ τὸ τρίτον ἐξ ὕδατος. πάντα δὲ δημιουργήσασαν ταῦτα ψυχὴν ζῴων εἰκὸς ὅλον οὐρανὸν ἐμπλῆσαι, χρησαμένην πᾶσι τοῖς γένεσι κατὰ δύναμιν, πάντων μὲν μετόχων τοῦ ζῆν γεγονότων· δεύτερα δὲ καὶ τρίτα καὶ τέταρτα καὶ πέμπτα, ἀπὸ θεῶν τῶν φανερῶν ἀρξάμενα γενέσεως, εἰς ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους ἀποτελευτᾶν. θεοὺς μὲν δή, Δία τε καὶ Ἥραν καὶ τοὺς ἄλλους πάντας, ὅπῃ τις ἐθέλει, ταύτῃ κατὰ τὸν αὐτὸν τιθέσθω νόμον καὶ πάγιον ἐχέτω τοῦτον τὸν λόγον· θεοὺς δὲ δὴ τοὺς ὁρατούς, μεγίστους καὶ τιμιωτάτους καὶ ὀξύτατον ὁρῶντας πάντῃ, τοὺς πρώτους τὴν τῶν ἄστρων φύσιν λεκτέον καὶ ὅσα μετὰ τούτων αἰσθανόμεθα γεγονότα, μετὰ δὲ τούτους καὶ ὑπὸ τούτοις ἑξῆς δαίμονας, ἀέριον δὲ γένος, ἔχον ἕδραν τρίτην καὶ μέσην, τῆς ἑρμηνείας αἴτιον, εὐχαῖς τιμᾶν μάλα χρεὼν χάριν τῆς εὐφήμου διαπορείας.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-epinomis-en

Ath. either we must in all correctness glorify them as actual gods, or suppose them to be images produced as likenesses of the gods, creations of the gods themselves. For they are the work of no mindless or inconsiderable beings but, as we have said, we must class them as one or other of these things; and, if classed as the latter, we must honor them far above all images: for never will fairer or more generally-known images be found among all mankind, none established in more various places, more pre-eminent in purity, majesty, and life altogether, than in the way in which their existence is altogether fashioned. Well then, for the present let us attempt so much in treating of the gods, as to try - after observing the two living creatures visible to us, of which we call one immortal, and the other, all earthy, a mortal creation - to tell of the three middle things of the five, which come most evidently, according to the probable opinion, between those two. For let us consider ether as coming next after fire, and let us hold that soul fashions from it live creatures with their faculties, as it does creatures from the other kinds of element, each being for the most part of that one nature, but in its lesser parts derived from the other elements for the sake of connection. After ether, there is fashioned by soul another kind of creature from air, and the third kind from water; and by having produced all these it is likely that soul filled the whole heaven with creatures, having made use of all the elements so far as it could, and all the creatures having been made participators in life; but the second, third, fourth, and fifth kinds, which took their first origin from what are manifest gods, end finally in us men. Now the gods - Zeus and Hera and all the rest - each man must regard in what light he pleases, though according to the same law, and must take this account as reliable. But as our visible gods, greatest and most honorable and having keenest vision every way, we must count first the order of the stars and all else that we perceive existing with them; and after these, and next below these, the divine spirits, and air-born race, holding the third and middle situation, cause of interpretation, which we must surely honor with prayers for the sake of an auspicious journey across.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Ath. ou bien nous devons, en toute justesse, les glorifier comme de véritables dieux, ou bien supposer qu’ils sont des images produites à la ressemblance des dieux, créations des dieux eux-mêmes. Car ils ne sont pas l’œuvre d’êtres sans intelligence ou insignifiants. Comme nous l’avons dit, nous devons les classer dans l’une ou l’autre de ces catégories. Et s’ils sont classés dans la seconde, nous devons les honorer bien au-dessus de toutes les images. Car jamais on ne trouvera, parmi toute l’humanité, d’images plus belles ou plus universellement connues, établies en des lieux plus divers, ni plus éminentes par leur pureté, leur majesté et leur vie en général, que ne le sont celles-ci par la manière dont leur existence tout entière est façonnée. Eh bien, pour le moment, tentons d’aller jusque-là dans notre traitement des dieux. Après avoir observé les deux êtres vivants qui nous sont visibles, dont nous appelons l’un immortel et l’autre, tout terrestre, création mortelle, essayons de parler des trois réalités intermédiaires parmi les cinq, celles qui, selon l’opinion vraisemblable, viennent le plus manifestement entre les deux. Considérons l’éther comme venant après le feu, et tenons que l’âme façonne à partir de lui des êtres vivants pourvus de leurs facultés, comme elle façonne des créatures à partir des autres espèces d’éléments. Chacun relève pour l’essentiel de cette nature unique, mais dérive dans ses moindres parties des autres éléments en vue de leur liaison. Après l’éther, une autre espèce de créature est façonnée par l’âme à partir de l’air, et la troisième à partir de l’eau. Après avoir produit toutes ces créatures, il est vraisemblable que l’âme remplit de créatures le ciel entier, employant tous les éléments autant qu’elle le pouvait, et que toutes les créatures reçurent une part de vie. Mais les deuxième, troisième, quatrième et cinquième espèces, qui tirèrent leur première origine des dieux manifestes, aboutissent finalement à nous, les hommes. Quant aux dieux, Zeus, Héra et tous les autres, chacun doit les considérer sous le jour qui lui plaît, pourvu que ce soit selon la même loi, et tenir ce récit pour digne de foi. Mais comme dieux visibles, les plus grands, les plus honorables et pourvus de la vue la plus pénétrante en tous sens, nous devons compter d’abord l’ordre des astres et tout ce que nous percevons exister avec eux. Après eux, immédiatement au-dessous, viennent les esprits divins, race née de l’air, qui occupe la troisième position, la position intermédiaire, et qui est cause de l’interprétation. Nous devons assurément l’honorer par des prières afin d’obtenir une traversée propice.

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