{
    "schema": "prokopton42-public-passage-v1",
    "id": "plato.epistles",
    "canonical_url": "https://prokopton42.com/fr/ouvrages/platon/epistles/reference-315/",
    "language": "fr",
    "title": "Lettres attribuées à Platon",
    "author": "Platon",
    "date": "IVe-IIIe siècles av. J.-C.; authenticité variable selon la lettre",
    "summary": "Les lettres transmises sous le nom de Platon évoquent Syracuse, conseil politique, amitiés et vie de l’Académie. Leur authenticité est discutée pièce par pièce; le recueil ne doit pas être lu comme une correspondance personnelle uniformément certaine.",
    "learning": "Distinguer les lettres du recueil, comprendre les critères du débat d’authenticité et éviter de fonder une biographie sur une attribution non qualifiée.",
    "long_summary": "La septième lettre développe un récit de l’engagement auprès de Dion et des tyrans de Syracuse, tout en affirmant que la connaissance philosophique la plus haute ne se fixe pas simplement par écrit. D’autres pièces recommandent, justifient ou entretiennent des alliances.\n\nStyle, chronologie et transmission ont conduit les chercheurs à des verdicts divergents, plusieurs lettres étant largement tenues pour apocryphes. Leur intérêt biographique ou doctrinal dépend donc d’une attribution explicite. Le titre collectif indique une tradition manuscrite, non un auteur garanti pour chaque texte.",
    "historical_context": "Les manifestes du corpus ne suffisent pas encore à établir précisément le lieu et les circonstances de composition. Les images ci-dessous documentent le monde de l’auteur ou la transmission du texte. Elles ne prétendent pas montrer la scène exacte de son écriture.",
    "material_world_label": "Monde grec classique, Ve siècle av. J.-C.",
    "material_world": {
        "technology": "Le bronze, le fer, la céramique, les grues simples et la charpente navale soutiennent les villes. La force vient encore surtout des humains, des animaux, du vent et de l’eau.",
        "science": "Géométrie, astronomie, enquête sur la nature et argumentation rationnelle progressent, sans instruments de mesure modernes ni expérimentation standardisée.",
        "medicine": "Des praticiens observent symptômes, régime et saisons; sanctuaires et rites de guérison restent également fréquentés.",
        "transport": "La marche et les animaux dominent à terre. Les voiliers et les trières relient les îles, les ports et les colonies.",
        "agriculture": "Petites exploitations, céréales, vigne, olivier, chèvres et moutons structurent l’alimentation; les récoltes restent vulnérables au climat et à la guerre.",
        "communication": "La parole publique, les messagers et les lettres manuscrites portent les nouvelles. Théâtre, place civique et banquet sont des médias sociaux majeurs.",
        "clothing": "Femmes et hommes drapent laine ou lin en chitons, péplos et manteaux. Les vêtements sont attachés, ceinturés et adaptés au statut plutôt que taillés comme aujourd’hui."
    },
    "material_world_scenes": [
        {
            "asset": "/assets/timeline/landmarks/03-431-bce/world-01.webp",
            "title": "Techniques, sciences et soins",
            "description": "Le bronze, le fer, la céramique, les grues simples et la charpente navale soutiennent les villes. La force vient encore surtout des humains, des animaux, du vent et de l’eau. Géométrie, astronomie, enquête sur la nature et argumentation rationnelle progressent, sans instruments de mesure modernes ni expérimentation standardisée. Des praticiens observent symptômes, régime et saisons; sanctuaires et rites de guérison restent également fréquentés."
        },
        {
            "asset": "/assets/timeline/landmarks/03-431-bce/world-02.webp",
            "title": "Se déplacer et communiquer",
            "description": "La marche et les animaux dominent à terre. Les voiliers et les trières relient les îles, les ports et les colonies. La parole publique, les messagers et les lettres manuscrites portent les nouvelles. Théâtre, place civique et banquet sont des médias sociaux majeurs."
        },
        {
            "asset": "/assets/timeline/landmarks/03-431-bce/world-03.webp",
            "title": "Cultiver et se nourrir",
            "description": "Petites exploitations, céréales, vigne, olivier, chèvres et moutons structurent l’alimentation; les récoltes restent vulnérables au climat et à la guerre."
        },
        {
            "asset": "/assets/timeline/landmarks/03-431-bce/world-04.webp",
            "title": "S’habiller, femmes et hommes",
            "description": "Femmes et hommes drapent laine ou lin en chitons, péplos et manteaux. Les vêtements sont attachés, ceinturés et adaptés au statut plutôt que taillés comme aujourd’hui."
        }
    ],
    "intellectual_tradition": {
        "id": "platonism",
        "label": "Socratisme et platonisme"
    },
    "period": {
        "id": "ancient",
        "label": "Antiquité"
    },
    "languages": [
        "grc",
        "en",
        "fr"
    ],
    "manifestations": [
        {
            "coverage": "complete",
            "file": "data/corpus/normalized/plato/epistles/representations/grc.ndjson",
            "language": "grc",
            "records": 55,
            "role": "original",
            "sha256": "15eeb07d3311e8a616054ef4a06a43dedab52eef7fb548e2307862217e19022b",
            "source_id": "perseus-plato-epistles-grc"
        },
        {
            "coverage": "complete",
            "file": "data/corpus/normalized/plato/epistles/representations/en.ndjson",
            "language": "en",
            "records": 55,
            "role": "historical_translation",
            "sha256": "346869745c0be3a610ae63a02d2d94f6e2b46c0c21e1e5152913b592ff921ee8",
            "source_id": "perseus-plato-epistles-en"
        },
        {
            "coverage": "complete",
            "file": "data/corpus/normalized/plato/epistles/representations/fr.ndjson",
            "language": "fr",
            "records": 55,
            "role": "historical_translation",
            "sha256": "6bb618589e867fc6260a0606e685e608aca4c8a06f4da52712380d37d6b72f34",
            "source_id": "wikisource-cousin-epistles-fr-01"
        }
    ],
    "concepts": [
        {
            "id": "anger",
            "label": "Colère"
        },
        {
            "id": "beneficence",
            "label": "Bienfait"
        },
        {
            "id": "care_of_soul",
            "label": "Soin de l’âme"
        },
        {
            "id": "desire",
            "label": "Désir"
        },
        {
            "id": "dialectic",
            "label": "Dialectique"
        },
        {
            "id": "ether_field",
            "label": "Éther et champ"
        },
        {
            "id": "family",
            "label": "Famille"
        },
        {
            "id": "forms",
            "label": "Formes intelligibles"
        },
        {
            "id": "friendship",
            "label": "Amitié"
        },
        {
            "id": "god",
            "label": "Dieu"
        },
        {
            "id": "impressions_and_assent",
            "label": "Impressions et assentiment"
        },
        {
            "id": "judgment",
            "label": "Jugement"
        },
        {
            "id": "justice",
            "label": "Justice"
        },
        {
            "id": "law",
            "label": "Loi"
        },
        {
            "id": "mindfulness",
            "label": "Attention"
        },
        {
            "id": "mode",
            "label": "Mode"
        },
        {
            "id": "nature",
            "label": "Nature"
        },
        {
            "id": "pleasure",
            "label": "Plaisir"
        },
        {
            "id": "reason",
            "label": "Raison"
        },
        {
            "id": "service",
            "label": "Service"
        },
        {
            "id": "sin",
            "label": "Péché"
        },
        {
            "id": "suffering",
            "label": "Souffrance"
        },
        {
            "id": "time",
            "label": "Temps"
        },
        {
            "id": "truth",
            "label": "Vérité"
        },
        {
            "id": "wisdom",
            "label": "Sagesse"
        },
        {
            "id": "worship",
            "label": "Culte"
        }
    ],
    "source_work_ids": [
        "plato.epistles"
    ],
    "passages": 55,
    "word_count": 22079,
    "word_counts_by_language": {
        "en": 23675,
        "fr": 22079,
        "grc": 15641
    },
    "editorial_status": "gpt_5_6_semantic_draft_v1",
    "structure": {
        "citation_scheme": "plato-stephanus-page-v1",
        "kind": "native",
        "levels": [
            {
                "key": "stephanus_page",
                "label_fr": "Page Stephanus",
                "label_en": "Stephanus page"
            }
        ],
        "leaf_fr": "Passage",
        "leaf_en": "Passage"
    },
    "canonical_passage_id": "passage:plato.epistles:315",
    "canonical_ref": "315",
    "canonical_parent_ref": null,
    "canonical_parent_id": null,
    "representations": [
        {
            "language": "grc",
            "text": "Πλάτων Διονυσίῳ χαίρειν ἐπιστείλας ἆρʼ ὀρθῶς ἂν τυγχάνοιμι τῆς βελτίστης προσρήσεως; ἢ μᾶλλον κατὰ τὴν ἐμὴν συνήθειαν γράφων εὖ πράττειν, ὥσπερ εἴωθα ἐν ταῖς ἐπιστολαῖς τοὺς φίλους προσαγορεύειν; σὺ μὲν γὰρ δὴ καὶ τὸν θεόν, ὡς ἤγγειλαν οἱ τότε θεωροῦντες, προσεῖπες ἐν Δελφοῖς αὐτῷ τούτῳ θωπεύσας τῷ ῥήματι, καὶ γέγραφας, ὡς φασί, χαῖρε καὶ ἡδόμενον βίοτον διάσῳζε τυράννου· ἐγὼ δὲ οὐδὲ ἀνθρώπῳ κλήσει, μήτι δὴ θεῷ, παρακελευσαίμην ἂν δρᾶν τοῦτο, θεῷ μέν, ὅτι παρὰ φύσιν προστάττοιμʼ ἄν, πόρρω γὰρ ἡδονῆς ἵδρυται καὶ λύπης τὸ θεῖον, ἀνθρώπῳ δέ, ὅτι τὰ πολλὰ βλάβην ἡδονὴ καὶ λύπη γεννᾷ, δυσμάθειαν καὶ λήθην καὶ ἀφροσύνην καὶ ὕβριν τίκτουσα ἐν τῇ ψυχῇ. καὶ ταῦτα μὲν οὕτως εἰρήσθω παρʼ ἐμοῦ περὶ τῆς προσρήσεως· σὺ δʼ ἀναγνοὺς αὐτά, ὅπῃ βούλει δέξασθαι, ταύτῃ δέχου. φασὶν δʼ οὐκ ὀλίγοι λέγειν σε πρός τινας τῶν παρὰ σὲ πρεσβευόντων ὡς ἄρα σοῦ ποτε λέγοντος ἀκούσας ἐγὼ μέλλοντος τάς τε Ἑλληνίδας πόλεις ἐν Σικελίᾳ οἰκίζειν καὶ Συρακουσίους ἐπικουφίσαι, τὴν ἀρχὴν ἀντὶ τυραννίδος εἰς βασιλείαν μεταστήσαντα, ταῦτʼ ἄρα σὲ μὲν τότε διεκώλυσα, ὡς σὺ φῄς, σοῦ σφόδρα προθυμουμένου, νῦν δὲ Δίωνα διδάσκοιμι δρᾶν αὐτὰ ταῦτα, καὶ τοῖς διανοήμασιν τοῖς σοῖς τὴν σὴν ἀρχὴν ἀφαιρούμεθά σε. σὺ δʼ εἰ μέν τι διὰ τοὺς λόγους τούτους ὠφελῇ, γιγνώσκεις αὐτός, ἀδικεῖς δʼ οὖν ἐμὲ τἀναντία τῶν γενομένων λέγων. ἅδην γὰρ ὑπὸ Φιλιστίδου καὶ ἄλλων πολλῶν πρὸς τοὺς μισθοφόρους καὶ εἰς τὸ Συρακουσίων πλῆθος διεβλήθην διὰ τὸ μένειν ἐν ἀκροπόλει, τοὺς δʼ ἔξωθεν, εἴ τι γίγνοιτο ἁμάρτημα, πᾶν εἰς ἐμὲ τρέπειν, σὲ φάσκοντας πάντα ἐμοὶ πείθεσθαι.",
            "edition": "perseus-plato-epistles-grc",
            "source_id": "perseus-plato-epistles-grc",
            "translation_type": "original"
        },
        {
            "language": "en",
            "text": "Plato to Dionysius wishes joy! If I wrote thus, should I be hitting on the best mode of address? Or rather, by writing, according to my custom, Wishes well-doing, this being my usual mode of address, in my letters to my friends? You, indeed,—as was reported by the spectators then present—addressed even the God himself at Delphi in this same flattering phrase, and wrote, as they say, this verse— I wish you joy! And may you always keep The tyrant’s life a life of pleasantness. But as for me, I would not call upon a man, and much less a god, and bid him enjoy himself—a god, because I would be imposing a task contrary to his nature (since the Deity has his abode far beyond pleasure or pain),—nor yet a man, because pleasure and pain generate mischief for the most part, since they breed in the soul mental sloth and forgetfulness and witlessness and insolence. Let such, then, be my declaration regarding the mode of address; and you, when you read it, accept it in what sense you please. It is stated by not a few that you related to some of the ambassadors at your Court, that upon one occasion I heard you speaking of your intention to occupy the Greek cities in Italy and to relieve the Syracusans by changing the government to a monarchy instead of a tyranny, and at that time (as you assert) I stopped you from doing so, although you were most eager to do it, whereas now I am urging Dion to do precisely the same thing; and thus we are robbing you of your empire by means of your own plans. Whether you derive any benefit from this talk you know best yourself, but you certainly wrong me by saying what is contrary to the fact. For of false accusation I have had enough from Philistides and many others who accused me to the mercenaries and to the Syracusan populace because I stayed in the acropolis; and the people outside, whenever a mistake occurred, ascribed it entirely to me, alleging that you obeyed me in all things.",
            "translator": "Benjamin Jowett",
            "edition": "perseus-plato-epistles-en",
            "source_id": "perseus-plato-epistles-en",
            "translation_type": "historical_human_translation"
        },
        {
            "language": "fr",
            "text": "[315a] puisque tu m’as écrit que si tu apprenais qu’on fît la moindre injustice à l’un ou aux autres, tu ne le souffrirais pas. Il faut rendre justice à Lysiclide : il est le seul de ceux qui sont passés de Sicile à Athènes qui rende compte de notre liaison sans blesser la vérité ; il ne cesse d’en parler en termes avantageux et tout à fait honorables. LETTRE III. Platon à Denys. Tu me demandes si je ne [315b] ferais pas mieux de me servir au commencement de mes lettres de la formule ordinaire « sois heureux », au lieu de celle-ci : « bonheur et sagesse », que j’ai l’habitude d’employer pour saluer mes amis quand je leur écris. Ceux qui t’accompagnaient à Delphes disent même que tu as fait usage de la première en t’adressant au Dieu, et que tu as ordonné de graver dans son temple cette inscription : « Sois heureux, et conserve-moi la vie joyeuse d’un tyran. » [315c] Pour moi, je ne voudrais pas même faire un pareil compliment à un homme, loin de l’adresser à un Dieu. Il ne convient pas à un Dieu parce qu’il répugne à sa nature, car un dieu ne saurait éprouver ni peine ni plaisir ; et il ne convient pas à un homme, parce que le plaisir cause souvent autant de mal que la douleur ; car il fait naître dans l’âme l’indocilité à l’étude, l’oubli, l’égarement et la violence. En voilà assez sur les compliments ; tu te serviras de la formule qui te conviendra le mieux. Il m’est revenu de plusieurs côtés que tu disais souvent aux envoyés [315d] qui sont auprès de toi que tu avais eu le dessein de rétablir les villes grecques de Sicile et d’alléger le joug de Syracuse en substituant le gouvernement royal au gouvernement tyrannique, mais que je t’avais empêché d’accomplir ce projet malgré le vif désir que tu en avais, et qu’aujourd’hui j’enseigne à Dion les moyens d’exécuter ce que tu voulais faire, et que nous nous servons ainsi l’un et l’autre de tes propres idées [315e] pour ruiner ton pouvoir. C’est à toi de juger si de pareils discours servent bien tes intérêts ; mais certes tu es injuste envers moi en disant le contraire de la vérité. Philistide et bien d’autres m’ont assez calomnié auprès des mercenaires et du peuple de Syracuse. Je demeurais avec toi dans la citadelle, cela seul a suffi à ceux qui étaient en dehors pour rejeter sur moi toutes les fautes de ton administration parce qu’ils prétendaient que tu n’agissais que d’après mes conseils. Tu sais très bien",
            "translator": "Victor Cousin",
            "edition": "wikisource-cousin-epistles-fr-01",
            "source_id": "wikisource-cousin-epistles-fr-01",
            "translation_type": "historical_human_translation"
        }
    ],
    "content_checksum": "a68f71fe68ba9b9edbb3f3f68261276a2eb3f0981e964cb318e1dc38942b625a"
}
