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Platon
Minos, dialogue pseudo-platonicien Passage 314
Passage 2 sur 9
Référence canonique 314
Grec ancien
perseus-plato-minos-grc
ΣΩ. τί δῆτʼ ἂν εἴη νόμος; ἐπισκεψώμεθʼ αὐτὸ ὧδε. εἴ τις ἡμᾶς τὰ νυνδὴ λεγόμενα ἀνήρετο, ἐπειδὴ ὄψει φατὲ τὰ ὁρώμενα ὁρᾶσθαι, τίνι ὄντι τῇ ὄψει ὁρᾶται; ἀπεκρινάμεθʼ ἂν αὐτῷ ὅτι αἰσθήσει ταύτῃ τῇ διὰ τῶν ὀφθαλμῶν δηλούσῃ τὰ πράγματα· εἰ δʼ αὖ ἤρετο ἡμᾶς, τί δέ; ἐπειδὴ ἀκοῇ τὰ ἀκουόμενα ἀκούεται, τίνι ὄντι τῇ ἀκοῇ; ἀπεκρινάμεθʼ ἂν αὐτῷ ὅτι αἰσθήσει ταύτῃ τῇ διὰ τῶν ὤτων δηλούσῃ ἡμῖν τὰς φωνάς. οὕτω τοίνυν καὶ εἰ ἀνέροιτο ἡμᾶς, ἐπειδὴ νόμῳ τὰ νομιζόμενα νομίζεται, τίνι ὄντι τῷ νόμῳ νομίζεται; πότερον αἰσθήσει τινὶ ἢ δηλώσει, ὥσπερ τὰ μανθανόμενα μανθάνεται δηλούσῃ τῇ ἐπιστήμῃ, ἢ εὑρέσει τινί, ὥσπερ τὰ εὑρισκόμενα εὑρίσκεται, οἷον τὰ μὲν ὑγιεινὰ καὶ νοσώδη ἰατρικῇ, ἃ δὲ οἱ θεοὶ διανοοῦνται, ὥς φασιν οἱ μάντεις, μαντικῇ; ἡ γάρ που τέχνη ἡμῖν εὕρεσίς ἐστιν τῶν πραγμάτων· ἦ γάρ; ΕΤ. πάνυ γε. ΣΩ. τί οὖν ἂν τούτων ὑπολάβοιμεν μάλιστα τὸν νόμον εἶναι; ΕΤ. τὰ δόγματα ταῦτα καὶ ψηφίσματα, ἔμοιγε δοκεῖ. τί γὰρ ἂν ἄλλο τις φαίη νόμον εἶναι; ὥστε κινδυνεύει, ὃ σὺ ἐρωτᾷς, τὸ ὅλον τοῦτο, νόμος, δόγμα πόλεως εἶναι. ΣΩ. δόξαν, ὡς ἔοικε, λέγεις πολιτικὴν τὸν νόμον. ΕΤ. ἔγωγε. ΣΩ. καὶ ἴσως καλῶς λέγεις· τάχα δὲ ὧδε ἄμεινον εἰσόμεθα. λέγεις τινὰς σοφούς; ΕΤ. ἔγωγε. ΣΩ. οὐκοῦν οἱ σοφοί εἰσιν σοφίᾳ σοφοί; ΕΤ. ναί. ΣΩ. τί δέ; οἱ δίκαιοι δικαιοσύνῃ δίκαιοι; ΕΤ. πάνυ γε. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ οἱ νόμιμοι νόμῳ νόμιμοι; ΕΤ. ναί. ΣΩ. οἱ δὲ ἄνομοι ἀνομίᾳ ἄνομοι; ΕΤ. ναί. ΣΩ. οἱ δὲ νόμιμοι δίκαιοι; ΕΤ. ναί. ΣΩ. οἱ δὲ ἄνομοι ἄδικοι; ΕΤ. ἄδικοι. ΣΩ. οὐκοῦν κάλλιστον ἡ δικαιοσύνη τε καὶ ὁ νόμος; ΕΤ. οὕτως. ΣΩ. αἴσχιστον δὲ ἡ ἀδικία τε καὶ ἡ ἀνομία; ΕΤ. ναί. ΣΩ. καὶ τὸ μὲν σῴζει τὰς πόλεις καὶ τἆλλα πάντα, τὸ δὲ ἀπόλλυσι καὶ ἀνατρέπει; ΕΤ. ναί. ΣΩ. ὡς περὶ καλοῦ ἄρα τινὸς ὄντος δεῖ τοῦ νόμου διανοεῖσθαι, καὶ ὡς ἀγαθὸν αὐτὸ ζητεῖν. ΕΤ. πῶς δʼ οὔ; ΣΩ. οὐκοῦν δόγμα ἔφαμεν εἶναι πόλεως τὸν νόμον; ΕΤ. ἔφαμεν γάρ. ΣΩ. τί οὖν; οὐκ ἔστιν τὰ μὲν χρηστὰ δόγματα, τὰ δὲ πονηρά; ΕΤ. ἔστιν μὲν οὖν. ΣΩ. καὶ μὴν νόμος γε οὐκ ἦν πονηρός. ΕΤ. οὐ γάρ. ΣΩ. οὐκ ἄρα ὀρθῶς ἔχει ἀποκρίνεσθαι οὕτως ἁπλῶς ὅτι νόμος ἐστὶ δόγμα πόλεως. ΕΤ. οὐκ ἔμοιγε δοκεῖ. ΣΩ. οὐκ ἄρα ἁρμόττοι ἂν τὸ πονηρὸν δόγμα νόμος εἶναι. ΕΤ. οὐ δῆτα. ΣΩ. ἀλλὰ μὴν δόξα γέ τις καὶ αὐτῷ μοι καταφαίνεται ὁ νόμος εἶναι· ἐπειδὴ δὲ οὐχ ἡ πονηρὰ δόξα, ἆρα οὐκ ἤδη τοῦτο κατάδηλον, ὡς ἡ χρηστή, εἴπερ δόξα νόμος ἐστί; ΕΤ. ναί. ΣΩ. δόξα δὲ χρηστὴ τίς ἐστιν; οὐχ ἡ ἀληθής;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-minos-en
Soc. Now what can law be? Let us consider it in this way. Suppose someone had asked us about what was stated just now: Since you say it is by sight that things seen are seen, what is this sight whereby they are seen? Our answer to him would have been: That sensation which shows objects by means of the eyes. And if he had asked us again: Well then, since it is by hearing that things heard are heard, what is hearing? Our answer to him would have been: That sensation which shows us sounds by means of the ears. In the same way then, suppose he should also ask us: Since it is by law that loyally accepted things are so accepted, what is this law whereby they are so accepted? Is it some sensation or showing, as when things learnt are learnt by knowledge showing them, or some discovery, as when things discovered are discovered - for instance, the causes of health and sickness by medicine, or the designs of the gods, as the prophets say, by prophecy; for art is surely our discovery of things, is it not? Com. Certainly. Soc. Then what thing especially of this sort shall we surmise law to be? Com. Our resolutions and decrees, I imagine: for how else can one describe law? So that apparently the whole thing, law, as you put it in your question, is a city’s resolution. Soc. State opinion, it seems, is what you call law. Com. I do. Soc. And perhaps you are right: but I fancy we shall get a better knowledge in this way. You call some men wise? Com. I do. Soc. And the wise are wise by wisdom? Com. Yes. Soc. And again, the just are just by justice? Com. Certainly. Soc. And so the law-abiding are law-abiding by law? Com. Yes. Soc. And the lawless are lawless by lawlessness? Com. Yes. Soc. And the law-abiding are just? Com. Yes. Soc. And the lawless are unjust? Com. Unjust. Soc. And justice and law are most noble? Com. That is so. Soc. And injustice and lawlessness most base? Com. Yes. Soc. And the former preserve cities and everything else, while the latter destroy and overturn them? Com. Yes. Soc. Hence we must regard law as something noble, and seek after it as a good. Com. Undeniably. Soc. And we said that law is a city’s resolution? Com. So we did. Soc. Well now, are not some resolutions good, and others evil? Com. Yes, to be sure. Soc. And, you know, law was not evil. Com. No, indeed. Soc. So it is not right to reply, in that simple fashion, that law is a city’s resolution. Com. I agree that it is not. Soc. An evil resolution, you see, cannot properly be a law. Com. No, to be sure. Soc. But still, I am quite clear myself that law is some sort of opinion; and since it is not evil opinion, is it not manifest by this time that it is good opinion, granting that law is opinion? Com. Yes. Soc. But what is good opinion? Is it not true opinion?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Soc. Que peut donc être la loi ? Examinons-la de cette façon. Supposons que quelqu’un nous ait interrogés sur ce que nous disions à l’instant : « Puisque vous dites que c’est par la vue que les choses vues sont vues, qu’est-ce donc que cette vue par laquelle elles sont vues ? » Nous lui aurions répondu : « La sensation qui nous montre les objets au moyen des yeux. » Et s’il nous avait encore demandé : « Eh bien, puisque c’est par l’ouïe que les choses entendues sont entendues, qu’est-ce que l’ouïe ? », nous lui aurions répondu : « La sensation qui nous révèle les sons au moyen des oreilles. » Supposons donc que, de la même manière, il nous demande aussi : « Puisque c’est par la loi que les choses admises comme légales le sont, qu’est-ce donc que cette loi par laquelle elles sont ainsi admises ? » Est-ce une sensation ou une manifestation quelconque, comme lorsque les choses apprises le sont grâce au savoir qui les manifeste ? Ou est-ce une découverte, comme lorsque sont découvertes les choses que l’on découvre, par exemple les causes de la santé et de la maladie par la médecine, ou les desseins des dieux, à ce que disent les devins, par la divination ? Car l’art est bien pour nous une découverte des choses, n’est-ce pas ?
L’ami. Certainement.
Soc. À quelle chose de cette sorte supposerons-nous donc surtout que la loi appartient ?
L’ami. À nos résolutions et à nos décrets, j’imagine ; car comment pourrait-on autrement définir la loi ? Il semble donc que la loi tout entière, telle que tu la poses dans ta question, soit la résolution d’une cité.
Soc. C’est donc l’opinion de l’État que tu appelles loi, à ce qu’il semble.
L’ami. Oui.
Soc. Peut-être as-tu raison ; mais je crois que nous le saurons mieux de la manière suivante. Tu qualifies certains hommes de sages ?
L’ami. Oui.
Soc. Et les sages sont sages par la sagesse ?
L’ami. Oui.
Soc. Et, de même, les justes sont justes par la justice ?
L’ami. Certainement.
Soc. Et ceux qui respectent la loi la respectent par la loi ?
L’ami. Oui.
Soc. Et ceux qui sont sans loi le sont par l’absence de loi ?
L’ami. Oui.
Soc. Et ceux qui respectent la loi sont justes ?
L’ami. Oui.
Soc. Et ceux qui sont sans loi sont injustes ?
L’ami. Injustes.
Soc. Et la justice et la loi sont ce qu’il y a de plus noble ?
L’ami. Il en est ainsi.
Soc. Et l’injustice et l’absence de loi, ce qu’il y a de plus vil ?
L’ami. Oui.
Soc. Et les premières préservent les cités et toutes les autres choses, tandis que les secondes les détruisent et les renversent ?
L’ami. Oui.
Soc. Il nous faut donc considérer la loi comme quelque chose de noble et la rechercher comme un bien.
L’ami. Indéniablement.
Soc. Et nous avons dit que la loi est la résolution d’une cité ?
L’ami. Nous l’avons dit.
Soc. Eh bien, certaines résolutions ne sont-elles pas bonnes et d’autres mauvaises ?
L’ami. Oui, assurément.
Soc. Or, tu le sais, la loi n’était pas mauvaise.
L’ami. Non, certes.
Soc. Il n’est donc pas juste de répondre, de cette manière toute simple, que la loi est la résolution d’une cité.
L’ami. Je reconnais que ce n’est pas juste.
Soc. Une résolution mauvaise, vois-tu, ne saurait à proprement parler être une loi.
L’ami. Non, assurément.
Soc. Pourtant, il est tout à fait clair pour moi que la loi est une certaine sorte d’opinion ; et puisqu’elle n’est pas une opinion mauvaise, n’est-il pas désormais manifeste qu’elle est une opinion bonne, si nous accordons que la loi est une opinion ?
L’ami. Oui.
Soc. Mais qu’est-ce qu’une opinion bonne ? N’est-ce pas une opinion vraie ?
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éducation
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Formes intelligibles
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Dieu
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Justice
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Connaissance
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Loi
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Attention
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Éros philosophique
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Prophétie
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Rôles et relations
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Service
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Temps
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