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Platon
Parménide Passage 128
Passage 3 sur 41
Référence canonique 128
Grec ancien
perseus-plato-parmenides-grc
οὔκ, ἀλλά, φάναι τὸν Ζήνωνα, καλῶς συνῆκας ὅλον τὸ γράμμα ὃ βούλεται. μανθάνω, εἰπεῖν τὸν Σωκράτη, ὦ Παρμενίδη, ὅτι Ζήνων ὅδε οὐ μόνον τῇ ἄλλῃ σου φιλίᾳ βούλεται ᾠκειῶσθαι, ἀλλὰ καὶ τῷ συγγράμματι. ταὐτὸν γὰρ γέγραφε τρόπον τινὰ ὅπερ σύ, μεταβάλλων δὲ ἡμᾶς πειρᾶται ἐξαπατᾶν ὡς ἕτερόν τι λέγων. σὺ μὲν γὰρ ἐν τοῖς ποιήμασιν ἓν φῂς εἶναι τὸ πᾶν, καὶ τούτων τεκμήρια παρέχῃ καλῶς τε καὶ εὖ· ὅδε δὲ αὖ οὐ πολλά φησιν εἶναι, τεκμήρια δὲ καὶ αὐτὸς πάμπολλα καὶ παμμεγέθη παρέχεται. τὸ οὖν τὸν μὲν ἓν φάναι, τὸν δὲ μὴ πολλά, καὶ οὕτως ἑκάτερον λέγειν ὥστε μηδὲν τῶν αὐτῶν εἰρηκέναι δοκεῖν σχεδόν τι λέγοντας ταὐτά, ὑπὲρ ἡμᾶς τοὺς ἄλλους φαίνεται ὑμῖν τὰ εἰρημένα εἰρῆσθαι. ναί, φάναι τὸν Ζήνωνα, ὦ Σώκρατες. σὺ δʼ οὖν τὴν ἀλήθειαν τοῦ γράμματος οὐ πανταχοῦ ᾔσθησαι. καίτοι ὥσπερ γε αἱ Λάκαιναι σκύλακες εὖ μεταθεῖς τε καὶ ἰχνεύεις τὰ λεχθέντα· ἀλλὰ πρῶτον μέν σε τοῦτο λανθάνει, ὅτι οὐ παντάπασιν οὕτω σεμνύνεται τὸ γράμμα, ὥστε ἅπερ σὺ λέγεις διανοηθὲν γραφῆναι, τοὺς ἀνθρώπους δὲ ἐπικρυπτόμενον ὥς τι μέγα διαπραττόμενον· ἀλλὰ σὺ μὲν εἶπες τῶν συμβεβηκότων τι, ἔστι δὲ τό γε ἀληθὲς βοήθειά τις ταῦτα τὰ γράμματα τῷ Παρμενίδου λόγῳ πρὸς τοὺς ἐπιχειροῦντας αὐτὸν κωμῳδεῖν ὡς εἰ ἕν ἐστι, πολλὰ καὶ γελοῖα συμβαίνει πάσχειν τῷ λόγῳ καὶ ἐναντία αὑτῷ. ἀντιλέγει δὴ οὖν τοῦτο τὸ γράμμα πρὸς τοὺς τὰ πολλὰ λέγοντας, καὶ ἀνταποδίδωσι ταὐτὰ καὶ πλείω, τοῦτο βουλόμενον δηλοῦν, ὡς ἔτι γελοιότερα πάσχοι ἂν αὐτῶν ἡ ὑπόθεσις, εἰ πολλά ἐστιν, ἢ ἡ τοῦ ἓν εἶναι, εἴ τις ἱκανῶς ἐπεξίοι. διὰ τοιαύτην δὴ φιλονικίαν ὑπὸ νέου ὄντος ἐμοῦ ἐγράφη, καί τις αὐτὸ ἔκλεψε γραφέν, ὥστε οὐδὲ βουλεύσασθαι ἐξεγένετο εἴτʼ ἐξοιστέον αὐτὸ εἰς τὸ φῶς εἴτε μή. ταύτῃ οὖν σε λανθάνει, ὦ Σώκρατες, ὅτι οὐχ ὑπὸ νέου φιλονικίας οἴει αὐτὸ γεγράφθαι, ἀλλʼ ὑπὸ πρεσβυτέρου φιλοτιμίας· ἐπεί, ὅπερ γʼ εἶπον, οὐ κακῶς ἀπῄκασας.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-parmenides-en
Ceph. No, said Zeno , you have grasped perfectly the general intent of the work. I see, Parmenides, said Socrates , that Zeno here wishes to be very close to you not only in his friendship, but also in his writing. For he has written much the same thing as you, but by reversing the process he tries to cheat us into the belief that he is saying something new. For you, in your poems, say that the all is one, and you furnish proofs of this in fine and excellent fashion; and he, on the other hand, says it is not many, and he also furnishes very numerous and weighty proofs. That one of you says it is one, and the other that it is not many, and that each of you expresses himself so that although you say much the same you seem not to have said the same things at all, appears to the rest of us a feat of expression quite beyond our power. Yes, Socrates , said Zeno , but you have not perceived all aspects of the truth about my writings. You follow the arguments with a scent as keen as a Laconian hound’s, but you do not observe that my treatise is not by any means so pretentious that it could have been written with the intention you ascribe to it, of disguising itself as a great performance in the eyes of men. What you mentioned is a mere accident, but in truth these writings are meant to support the argument of Parmenides against those who attempt to jeer at him and assert that if the all is one many absurd results follow which contradict his theory. Now this treatise opposes the advocates of the many and gives them back their ridicule with interest, for its purpose is to show that their hypothesis that existences are many, if properly followed up, leads to still more absurd results than the hypothesis that they are one. It was in such a spirit of controversy that I wrote it when I was young, and when it was written some one stole it, so that I could not even consider whether it should be published or not. So, Socrates , you are not aware of this and you think that the cause of its composition was not the controversial spirit of a young man, but the ambition of an old one. In other respects, as I said, you guessed its meaning pretty well.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-parmenides-fr-01
[128a] autant de preuves que tu as établi de raisonnements ? Voilà ce que tu veux dire, ou j’ai mal compris. - Non pas, dit Zénon, tu as fort bien compris le but de mon livre. - Je vois bien, Parménide, dit alors Socrate, que Zénon t’est attaché non seulement par les liens ordinaires de l’amitié, mais encore par ses écrits ; car il dit au fond la même chose que toi ; seulement il s’exprime en d’autres termes, et cherche à nous persuader qu’il nous dit quelque chose de différent. Toi, tu avances dans tes poëmes que tout est [128b] un, et tu en apportes de belles et de bonnes preuves ; lui, il prétend qu’il n’y a pas de pluralité, et de cela aussi il donne des preuves très nombreuses et très fortes. De la sorte, en disant, l’un que tout est un, l’autre qu’il n’y a pas de pluralité, vous avez l’air de soutenir chacun de votre côté des choses toutes différentes, tandis que vous ne dites guère que la même chose, et vous croyez nous avoir fait prendre le change à nous autres ignorants. - Tu as raison, Socrate, répondit Zénon ; cependant tu n’as pas tout-à-fait saisi le vrai sens de mon livre, quoique tu saches très bien, [128c] comme les chiennes de Laconie, suivre la piste du discours. Ce que tu n’as pas compris, d’abord, c’est que je ne mets pas à cet ouvrage tant d’importance, et qu’en’écrivant ce que tu dis que j’ai eu en pensée, je n’en fais pas mystère, comme si je faisais là quelque chose de bien extraordinaire. Mais tu as rencontré juste en un point : la vérité est que cet écrit est fait pour venir à l’appui du système de Parménide, contre ceux qui voudraient le tourner en ridicule [128d] en montrant que si tout était un, il s’ensuivrait une foule de conséquences absurdes et contradictoires. Mon ouvrage répond donc aux partisans de la pluralité et leur renvoie leurs objections et même au-delà, en essayant de démontrer qu’à tout bien considérer, la supposition qu’il y a de la pluralité conduit à des conséquences encore plus ridicules que la supposition que tout est un. Entraîné par l’esprit de controverse, j’avais composé cet ouvrage dans ma jeunesse, et on me le déroba avant que je me fusse demandé s’il fallait [128e] ou non le mettre au jour. Ainsi, Socrate, tu te trompais en croyant cet écrit inspiré par l’ambition d’un homme mûr, au lieu de l’attribuer au goût de dispute d’un jeune homme. Du reste, je l’ai déjà dit, tu n’as pas mal caractérisé mon ouvrage. - Soit, répondit Socrate : je crois que les choses sont telles que tu le dis ; mais dis-moi, ne penses-tu pas qu’il existe
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éther et champ
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Famille
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Formes intelligibles
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Amitié
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Justice
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Messie
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Choix prudent des plaisirs
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Raison
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