Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Parménide Passage 134
Passage 9 sur 41
Référence canonique 134
Grec ancien
perseus-plato-parmenides-grc
ἢ οὐ μανθάνεις ὃ λέγω; πάνυ γʼ, εἰπεῖν τὸν Σωκράτη, μανθάνω. οὐκοῦν καὶ ἐπιστήμη, φάναι, αὐτὴ μὲν ὃ ἔστι ἐπιστήμη τῆς ὃ ἔστιν ἀλήθεια αὐτῆς ἂν ἐκείνης εἴη ἐπιστήμη; πάνυ γε. ἑκάστη δὲ αὖ τῶν ἐπιστημῶν, ἣ ἔστιν, ἑκάστου τῶν ὄντων, ὃ ἔστιν, εἴη ἂν ἐπιστήμη· ἢ οὔ; ναί. ἡ δὲ παρʼ ἡμῖν ἐπιστήμη οὐ τῆς παρʼ ἡμῖν ἂν ἀληθείας εἴη, καὶ αὖ ἑκάστη ἡ παρʼ ἡμῖν ἐπιστήμη τῶν παρʼ ἡμῖν ὄντων ἑκάστου ἂν ἐπιστήμη συμβαίνοι εἶναι; ἀνάγκη. ἀλλὰ μὴν αὐτά γε τὰ εἴδη, ὡς ὁμολογεῖς, οὔτε ἔχομεν οὔτε παρʼ ἡμῖν οἷόν τε εἶναι. οὐ γὰρ οὖν. γιγνώσκεται δέ γέ που ὑπʼ αὐτοῦ τοῦ εἴδους τοῦ τῆς ἐπιστήμης αὐτὰ τὰ γένη ἃ ἔστιν ἕκαστα; ναί. ὅ γε ἡμεῖς οὐκ ἔχομεν. οὐ γάρ. οὐκ ἄρα ὑπό γε ἡμῶν γιγνώσκεται τῶν εἰδῶν οὐδέν, ἐπειδὴ αὐτῆς ἐπιστήμης οὐ μετέχομεν. οὐκ ἔοικεν. ἄγνωστον ἄρα ἡμῖν καὶ αὐτὸ τὸ καλὸν ὃ ἔστι καὶ τὸ ἀγαθὸν καὶ πάντα ἃ δὴ ὡς ἰδέας αὐτὰς οὔσας ὑπολαμβάνομεν. κινδυνεύει. ὅρα δὴ ἔτι τούτου δεινότερον τόδε. τὸ ποῖον; φαίης ἄν που, εἴπερ ἔστιν αὐτό τι γένος ἐπιστήμης, πολὺ αὐτὸ ἀκριβέστερον εἶναι ἢ τὴν παρʼ ἡμῖν ἐπιστήμην, καὶ κάλλος καὶ τἆλλα πάντα οὕτω. ναί. οὐκοῦν εἴπερ τι ἄλλο αὐτῆς ἐπιστήμης μετέχει, οὐκ ἄν τινα μᾶλλον ἢ θεὸν φαίης ἔχειν τὴν ἀκριβεστάτην ἐπιστήμην; ἀνάγκη. ἆρʼ οὖν οἷός τε αὖ ἔσται ὁ θεὸς τὰ παρʼ ἡμῖν γιγνώσκειν αὐτὴν ἐπιστήμην ἔχων; τί γὰρ οὔ; ὅτι, ἔφη ὁ Παρμενίδης, ὡμολόγηται ἡμῖν, ὦ Σώκρατες, μήτε ἐκεῖνα τὰ εἴδη πρὸς τὰ παρʼ ἡμῖν τὴν δύναμιν ἔχειν ἣν ἔχει, μήτε τὰ παρʼ ἡμῖν πρὸς ἐκεῖνα, ἀλλʼ αὐτὰ πρὸς αὑτὰ ἑκάτερα. ὡμολόγηται γάρ. οὐκοῦν εἰ παρὰ τῷ θεῷ αὕτη ἐστὶν ἡ ἀκριβεστάτη δεσποτεία καὶ αὕτη ἡ ἀκριβεστάτη ἐπιστήμη, οὔτʼ ἂν ἡ δεσποτεία ἡ ἐκείνων ἡμῶν ποτὲ ἂν δεσπόσειεν, οὔτʼ ἂν ἐπιστήμη ἡμᾶς γνοίη οὐδέ τι ἄλλο τῶν παρʼ ἡμῖν, ἀλλὰ ὁμοίως ἡμεῖς τε ἐκείνων οὐκ ἄρχομεν τῇ παρʼ ἡμῖν ἀρχῇ οὐδὲ γιγνώσκομεν τοῦ θείου οὐδὲν τῇ ἡμετέρᾳ ἐπιστήμῃ, ἐκεῖνοί τε αὖ κατὰ τὸν αὐτὸν λόγον οὔτε δεσπόται ἡμῶν εἰσὶν οὔτε γιγνώσκουσι τὰ ἀνθρώπεια πράγματα θεοὶ ὄντες. ἀλλὰ μὴ λίαν, ἔφη, ᾖ θαυμαστὸς ὁ λόγος, εἴ τις τὸν θεὸν ἀποστερήσει τοῦ εἰδέναι.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-parmenides-en
Ceph. You understand what I mean, do you not? Certainly, said Socrates , I understand. Then knowledge also, if abstract or absolute, would be knowledge of abstract or absolute truth? Certainly. And likewise each kind of absolute knowledge would be knowledge of each kind of absolute being, would it not? Yes. And would not the knowledge that exists among us be the knowledge of the truth that exists among us, and each kind of our knowledge be the knowledge of each kind of truth that exists among us? Yes, that is inevitable. But the ideas themselves, as you, agree, we have not, neither can they be among us. No, they cannot. And the various classes of ideas are known by the absolute idea of knowledge? Yes. Which we do not possess. No, we do not. Then none of the ideas is known by us, since we do not partake of absolute knowledge. Apparently not. Then the absolute good and the beautiful and all which we conceive to be absolute ideas are unknown to us. I am afraid they are. Now we come to a still more fearful consequence. What is it? You would say, no doubt, that if there is an absolute kind of knowledge, it is far more accurate than our knowledge, and the same of beauty and all the rest? Yes. And if anything partakes of absolute knowledge, you would say that there is no one more likely than God to possess this most accurate knowledge? Of course. Then will it be possible for God to know human things, if he has absolute knowledge? Why not? Because, said Parmenides, we have agreed that those ideas are not relative to our world, nor our world to them, but each only to themselves. Yes, we have agreed to that. Then if this most perfect mastership and this most accurate knowledge are with God, his mastership can never rule us, nor his knowledge know us or anything of our world; we do not rule the gods with our authority, nor do we know anything of the divine with our knowledge, and by the same reasoning, they likewise, being gods, are not our masters and have no knowledge of human affairs. But surely this, said he, is a most amazing argument, if it makes us deprive God of knowledge.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-parmenides-fr-01
[134a] et les choses sensibles les unes aux autres. Comprends-tu ce que je dis ? - Parfaitement, reprit Socrate. - La science en soi est donc la science de la vérité en soi ? - Oui. - Chaque science en soi serait donc aussi la science d’un être en soi ? - Oui. - Et la science qui est parmi nous ne sera-t-elle pas la science de la vérité qui est parmi nous ? Et, par conséquent, chacune des sciences qui sont parmi nous [134b] ne serait-elle pas la science d’une des choses qui existent parmi nous ? - Nécessairement. - Mais, tu conviens que nous ne possédons pas les idées elles-mêmes, et qu’elles ne peuvent pas être parmi nous. - Oui. - Or, n’est-ce pas seulement par l’idée de la science qu’on connaît les idées en elles-mêmes ? - Oui. - Et cette idée de la science, nous ne la possédons pas ? - Non. - Donc, nous ne connaissons aucune idée, puisque nous n’avons pas part à la science en soi. - Il semble. - Donc, nous ne connaissons ni le beau en soi, [134c] ni le bon en soi, ni aucune de ces choses que nous reconnaissons comme des idées existant par elles-mêmes. - J’en ai peur. - Mais voici quelque chose de plus grave encore. - Quoi donc ? - M’accorderas-tu que s’il y a une science en soi, elle doit être beaucoup plus exacte et plus parfaite que la science qui est en nous ? De même pour la beauté et pour tout le reste. - Oui. - Et si jamais un être peut posséder la science en soi, ne penseras-tu pas que c’est à Dieu seul, et à nul autre, que peut appartenir la science parfaite ? - Nécessairement. [134d] - Mais Dieu possédant la science en soi, pourra-t-il connaître ce qui est en nous ? - Pourquoi pas ? - Parce que nous sommes convenus, Socrate, reprit Parménide, que les idées ne se rapportent pas à ce qui est parmi nous, ni ce qui est parmi nous aux ; idées, mais les idées à elles-mêmes, et ce qui est parmi nous à ce qui est parmi nous. - Nous en sommes convenus. - Si donc la domination et la science parfaite appartienne aux dieux, leur domination ne s’exercera jamais sur nous, [134e] et leur science ne nous connaîtra jamais, ni nous, ni rien de ce qui nous appartient ; mais, de même que l’empire que nous possédons parmi nous ne nous donne aucun empire sur les dieux, et que notre science ne connaît rien des choses divines, de même et par la même raison ils ne peuvent, tout dieux qu’ils sont, ni être nos maîtres, ni connaître les choses humaines. - Mais, dit Socrate, n’est-il pas trop étrange d’ôter à Dieu la connaissance ? - C’est cependant, répondit Parménide,
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Dialectique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Famille
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Crainte
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Formes intelligibles
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Dieu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Impressions et assentiment
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Connaissance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Logos de la nature
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Rôles et relations
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vérité
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Guerre et paix
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque