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Platon

Philèbe Passage 32

Passage 22 sur 57

Référence canonique 32

Grec ancien

perseus-plato-philebus-grc

ΣΩ. δίψος δʼ αὖ φθορὰ καὶ λύπη καὶ λύσις , ἡ δὲ τοῦ ὑγροῦ πάλιν τὸ ξηρανθὲν πληροῦσα δύναμις ἡδονή· διάκρισις δέ γʼ αὖ καὶ διάλυσις ἡ παρὰ φύσιν, τοῦ πνίγους πάθη, λύπη, κατὰ φύσιν δὲ πάλιν ἀπόδοσίς τε καὶ ψῦξις ἡδονή. ΠΡΩ. πάνυ μὲν οὖν. ΣΩ. καὶ ῥίγους ἡ μὲν παρὰ φύσιν τοῦ ζῴου τῆς ὑγρότητος πῆξις λύπη· πάλιν δʼ εἰς ταὐτὸν ἀπιόντων καὶ διακρινομένων ἡ κατὰ φύσιν ὁδὸς ἡδονή. καὶ ἑνὶ λόγῳ σκόπει εἴ σοι μέτριος ὁ λόγος ὃς ἂν φῇ τὸ ἐκ τῆς ἀπείρου καὶ πέρατος κατὰ φύσιν ἔμψυχον γεγονὸς εἶδος, ὅπερ ἔλεγον ἐν τῷ πρόσθεν, ὅταν μὲν τοῦτο φθείρηται, τὴν μὲν φθορὰν λύπην εἶναι, τὴν δʼ εἰς τὴν αὑτῶν οὐσίαν ὁδόν, ταύτην δὲ αὖ πάλιν τὴν ἀναχώρησιν πάντων ἡδονήν. ΠΡΩ. ἔστω· δοκεῖ γάρ μοι τύπον γέ τινα ἔχειν. ΣΩ. τοῦτο μὲν τοίνυν ἓν εἶδος τιθώμεθα λύπης τε καὶ ἡδονῆς ἐν τούτοις τοῖς πάθεσιν ἑκατέροις; ΠΡΩ. κείσθω. ΣΩ. τίθει τοίνυν αὐτῆς τῆς ψυχῆς κατὰ τὸ τούτων τῶν παθημάτων προσδόκημα τὸ μὲν πρὸ τῶν ἡδέων ἐλπιζόμενον ἡδὺ καὶ θαρραλέον, τὸ δὲ πρὸ τῶν λυπηρῶν φοβερὸν καὶ ἀλγεινόν. ΠΡΩ. ἔστι γὰρ οὖν τοῦθʼ ἡδονῆς καὶ λύπης ἕτερον εἶδος, τὸ χωρὶς τοῦ σώματος αὐτῆς τῆς ψυχῆς διὰ προσδοκίας γιγνόμενον. ΣΩ. ὀρθῶς ὑπέλαβες. ἐν γὰρ τούτοις οἶμαι, κατά γε τὴν ἐμὴν δόξαν, εἰλικρινέσιν τε ἑκατέροις γιγνομένοις, ὡς δοκεῖ, καὶ ἀμείκτοις λύπης τε καὶ ἡδονῆς, ἐμφανὲς ἔσεσθαι τὸ περὶ τὴν ἡδονήν, πότερον ὅλον ἐστὶ τὸ γένος ἀσπαστόν, ἢ τοῦτο μὲν ἑτέρῳ τινὶ τῶν προειρημένων δοτέον ἡμῖν γενῶν, ἡδονῇ δὲ καὶ λύπῃ, καθάπερ θερμῷ καὶ ψυχρῷ καὶ πᾶσι τοῖς τοιούτοις, τοτὲ μὲν ἀσπαστέον αὐτά, τοτὲ δὲ οὐκ ἀσπαστέον, ὡς ἀγαθὰ μὲν οὐκ ὄντα, ἐνίοτε δὲ καὶ ἔνια δεχόμενα τὴν τῶν ἀγαθῶν ἔστιν ὅτε φύσιν. ΠΡΩ. ὀρθότατα λέγεις, ὅτι ταύτῃ πῃ δεῖ διαπορηθῆναι τὸ νῦν μεταδιωκόμενον. ΣΩ. πρῶτον μὲν τοίνυν τόδε συνίδωμεν· ὡς εἴπερ ὄντως ἔστι τὸ λεγόμενον, διαφθειρομένων μὲν αὐτῶν ἀλγηδών, ἀνασῳζομένων δὲ ἡδονή, τῶν μήτε διαφθειρομένων μήτε ἀνασῳζομένων ἐννοήσωμεν πέρι, τίνα ποτὲ ἕξιν δεῖ τότε ἐν ἑκάστοις εἶναι τοῖς ζῴοις, ὅταν οὕτως ἴσχῃ. σφόδρα δὲ προσέχων τὸν νοῦν εἰπέ· ἆρα οὐ πᾶσα ἀνάγκη πᾶν ἐν τῷ τότε χρόνῳ ζῷον μήτε τι λυπεῖσθαι μήτε ἥδεσθαι μήτε μέγα μήτε σμικρόν; ΠΡΩ. ἀνάγκη μὲν οὖν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-philebus-en

Soc. Thirst again is a destruction and a pain, but the filling with moisture of that which was dried up is a pleasure. Then, too, the unnatural dissolution and disintegration we experience through heat are a pain, but the natural restoration and cooling are a pleasure. Pro. Certainly. Soc. And the unnatural hardening of the moisture in an animal through cold is pain; but the natural course of the elements returning to their place and separating is a pleasure. See, in short, if you think it is a reasonable statement that whenever in the class of living beings, which, as I said before, arises out of the natural union of the infinite and the finite, that union is destroyed, the destruction is pain, and the passage and return of all things to their own nature is pleasure. Pro. Let us accept that; for it seems to me to be true in its general lines. Soc. Then we may assume this as one kind of pain and pleasure arising severally under the conditions I have described? Pro. Let that be assumed. Soc. Now assume within the soul itself the anticipation of these conditions, the sweet and cheering hope of pleasant things to come, the fearful and woful expectation of painful things to come. Pro. Yes, indeed, this is another kind of pleasure and pain, which belongs to the soul itself, apart from the body, and arises through expectation. Soc. You are right. I think that in these two kinds, both of which are, in my opinion, pure, and not formed by mixture of pain and pleasure, the truth about pleasure will be made manifest, whether the entire class is to be desired or such desirability is rather to be attributed to some other class among those we have mentioned, whereas pleasure and pain, like heat, cold, and other such things, are sometimes desirable and sometimes undesirable, because they are not good themselves, though some of them sometimes admit on occasion the nature of the good. Pro. You are quite right in saying that we must track our quarry on this trail. Soc. First, then, let us agree on this point: If it is true, as we said, that destruction is pain and restoration is pleasure, let us consider the case of living beings in which neither destruction nor restoration is going on, and what their state is under such conditions. Fix your mind on my question: Must not every living being under those conditions necessarily be devoid of any feeling of pain or pleasure, great or small? Pro. Yes, necessarily.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Soc. La soif est à son tour une destruction et une douleur, tandis que le remplissement par l'humidité de ce qui était desséché est un plaisir. De même, la dissolution et la désagrégation contraires à la nature que nous éprouvons sous l'effet de la chaleur sont une douleur, tandis que la restauration et le refroidissement naturels sont un plaisir. Pro. Certainement. Soc. Et le durcissement contraire à la nature, sous l'effet du froid, de l'humidité qui se trouve dans un animal est une douleur. Mais le cours naturel par lequel les éléments retournent à leur place et se séparent est un plaisir. Vois, en somme, si l'énoncé suivant te paraît raisonnable : chaque fois que, dans la classe des êtres vivants qui, comme je l'ai dit auparavant, résulte de l'union naturelle de l'infini et du fini, cette union est détruite, la destruction est une douleur, tandis que le mouvement et le retour de toutes choses à leur propre nature sont un plaisir. Pro. Admettons-le, car cela me semble vrai dans ses grandes lignes. Soc. Nous pouvons donc poser ceci comme une première espèce de douleur et de plaisir, qui surgissent respectivement dans les conditions que j'ai décrites ? Pro. Posons-le. Soc. Pose maintenant, au sein de l'âme elle-même, l'anticipation de ces états : le doux et réconfortant espoir des choses agréables à venir, et l'attente craintive et douloureuse des choses pénibles à venir. Pro. Oui, en vérité, c'est une autre espèce de plaisir et de douleur, qui appartient à l'âme elle-même, indépendamment du corps, et qui naît de l'attente. Soc. Tu as raison. Je pense que, dans ces deux espèces, qui sont toutes deux, à mon avis, pures et non formées par un mélange de douleur et de plaisir, la vérité au sujet du plaisir deviendra manifeste. Nous verrons si la classe entière est désirable, ou s'il faut plutôt attribuer ce caractère désirable à quelque autre classe parmi celles que nous avons mentionnées, tandis que le plaisir et la douleur, comme la chaleur, le froid et les autres choses semblables, sont parfois désirables et parfois indésirables, parce qu'ils ne sont pas bons en eux-mêmes, bien que certains d'entre eux admettent parfois, à l'occasion, la nature du bien. Pro. Tu as parfaitement raison de dire que nous devons poursuivre notre proie sur cette piste. Soc. Accordons-nous donc d'abord sur ce point. S'il est vrai, comme nous l'avons dit, que la destruction est douleur et que la restauration est plaisir, considérons le cas des êtres vivants chez lesquels ne se produit ni destruction ni restauration, et demandons-nous quel est leur état dans de telles conditions. Fixe ton esprit sur ma question : tout être vivant placé dans ces conditions ne doit-il pas nécessairement être dépourvu de tout sentiment de douleur ou de plaisir, grand ou petit ? Pro. Oui, nécessairement.

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