Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Philèbe Passage 52

Passage 42 sur 57

Référence canonique 52

Grec ancien

perseus-plato-philebus-grc

ΣΩ. ἔτι δὴ τοίνυν τούτοις προσθῶμεν τὰς περὶ τὰ μαθήματα ἡδονάς, εἰ ἄρα δοκοῦσιν ἡμῖν αὗται πείνας μὲν μὴ ἔχειν τοῦ μανθάνειν μηδὲ διὰ μαθημάτων πείνην ἀλγηδόνας ἐξ ἀρχῆς γιγνομένας. ΠΡΩ. ἀλλʼ οὕτω συνδοκεῖ. ΣΩ. τί δέ; μαθημάτων πληρωθεῖσιν ἐὰν ὕστερον ἀποβολαὶ διὰ τῆς λήθης γίγνωνται, καθορᾷς τινας ἐν αὐταῖς ἀλγηδόνας; ΠΡΩ. οὔ τι φύσει γε, ἀλλʼ ἔν τισι λογισμοῖς τοῦ παθήματος, ὅταν τις στερηθεὶς λυπηθῇ διὰ τὴν χρείαν. ΣΩ. καὶ μήν, ὦ μακάριε, νῦν γε ἡμεῖς αὐτὰ τὰ τῆς φύσεως μόνον παθήματα χωρὶς τοῦ λογισμοῦ διαπεραίνομεν. ΠΡΩ. ἀληθῆ τοίνυν λέγεις ὅτι χωρὶς λύπης ἡμῖν λήθη γίγνεται ἑκάστοτε ἐν τοῖς μαθήμασιν. ΣΩ. ταύτας τοίνυν τὰς τῶν μαθημάτων ἡδονὰς ἀμείκτους τε εἶναι λύπαις ῥητέον καὶ οὐδαμῶς τῶν πολλῶν ἀνθρώπων ἀλλὰ τῶν σφόδρα ὀλίγων. ΠΡΩ. πῶς γὰρ οὐ ῥητέον; ΣΩ. οὐκοῦν ὅτε μετρίως ἤδη διακεκρίμεθα χωρὶς τάς τε καθαρὰς ἡδονὰς καὶ τὰς σχεδὸν ἀκαθάρτους ὀρθῶς ἂν λεχθείσας, προσθῶμεν τῷ λόγῳ ταῖς μὲν σφοδραῖς ἡδοναῖς ἀμετρίαν, ταῖς δὲ μὴ τοὐναντίον ἐμμετρίαν· καὶ τὰς τὸ μέγα καὶ τὸ σφοδρὸν αὖ δεχομένας , καὶ πολλάκις καὶ ὀλιγάκις γιγνομένας τοιαύτας, τῆς τοῦ ἀπείρου γε ἐκείνου καὶ ἧττον καὶ μᾶλλον διά τε σώματος καὶ ψυχῆς φερομένου προς θῶμεν αὐτὰς εἶναι γένους, τὰς δὲ μὴ τῶν ἐμμέτρων. ΠΡΩ. ὀρθότατα λέγεις, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. ἔτι τοίνυν πρὸς τούτοις μετὰ ταῦτα τόδε αὐτῶν διαθεατέον. ΠΡΩ. τὸ ποῖον; ΣΩ. τί ποτε χρὴ φάναι πρὸς ἀλήθειαν εἶναι; τὸ καθαρόν τε καὶ εἰλικρινὲς ἢ τὸ σφόδρα τε καὶ τὸ πολὺ καὶ τὸ μέγα καὶ τὸ ἰταμόν; ΠΡΩ. τί ποτʼ ἄρα, ὦ Σώκρατες, ἐρωτᾷς βουλόμενος; ΣΩ. μηδέν, ὦ Πρώταρχε, ἐπιλείπειν ἐλέγχων ἡδονῆς τε καὶ ἐπιστήμης, εἰ τὸ μὲν ἄρʼ αὐτῶν ἑκατέρου καθαρόν ἐστι, τὸ δʼ οὐ καθαρόν, ἵνα καθαρὸν ἑκάτερον ἰὸν εἰς τὴν κρίσιν ἐμοὶ καὶ σοὶ καὶ συνάπασι τοῖσδε ῥᾴω παρέχῃ τὴν κρίσιν. ΠΡΩ. ὀρθότατα. ΣΩ. ἴθι δή, περὶ πάντων, ὅσα καθαρὰ γένη λέγομεν, οὑτωσὶ διανοηθῶμεν· προελόμενοι πρῶτον αὐτῶν ἕν τι σκοπῶμεν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-philebus-en

Soc. And further let us add to these the pleasures of knowledge, if they appear to us not to have hunger for knowledge or pangs of such hunger as their source. Pro. I agree to that. Soc. Well, if men are full of knowledge and then lose it through forgetfulness, do you see any pains in the losses? Pro. Not by their inherent nature, but sometimes there is pain in reflecting on the event, when a man who has lost knowledge is pained by the lack of it. Soc. True, my dear fellow, but just at present we are recounting natural feelings only, not reflection. Pro. Then you are right in saying that we feel no pain in the loss of knowledge. Soc. Then we may say that these pleasures of knowledge are unmixed with pain and are felt not by the many but only by very few. Pro. Yes, certainly. Soc. And now that we have fairly well separated the pure pleasures and those which may be pretty correctly called impure, let us add the further statement that the intense pleasures are without measure and those of the opposite sort have measure; those which admit of greatness and intensity and are often or seldom great or intense we shall assign to the class of the infinite, which circulates more or less freely through the body and soul alike, and the others we shall assign to the class of the limited. Pro. Quite right, Socrates. Soc. There is still another question about them to be considered. Pro. What is it? Soc. What kind of thing is most closely related to truth? The pure and unadulterated, or the violent, the widespread, the great, and the sufficient? Pro. What is your object, Socrates, in asking that question? Soc. My object, Protarchus, is to leave no gap in my test of pleasure and knowledge, if some part of each of them is pure and some part impure, in order that each of them may offer itself for judgement in a condition of purity, and thus make the judgement easier for you and me and all our audience. Pro. Quite right. Soc. Very well, let us adopt that point of view towards all the classes which we call pure. First let us select one of them and examine it.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Soc. Ajoutons encore à ceux-ci les plaisirs de la connaissance, s’il nous apparaît qu’ils n’ont pas pour source la faim de connaître ni les tourments d’une telle faim. Pro. J’y consens. Soc. Eh bien, si les hommes sont pleins de connaissances, puis les perdent par oubli, vois-tu des douleurs dans ces pertes ? Pro. Non par leur nature propre ; mais il existe parfois une douleur lorsqu’on réfléchit à l’événement, quand un homme qui a perdu une connaissance souffre d’en être privé. Soc. C’est vrai, mon cher ami, mais nous ne recensons à présent que les affections naturelles, et non la réflexion. Pro. Tu as donc raison de dire que nous n’éprouvons aucune douleur dans la perte d’une connaissance. Soc. Nous pouvons alors dire que ces plaisirs de la connaissance sont sans mélange de douleur et qu’ils sont éprouvés non par la multitude, mais seulement par un très petit nombre. Pro. Oui, certainement. Soc. Maintenant que nous avons assez bien séparé les plaisirs purs et ceux que l’on peut assez justement appeler impurs, ajoutons encore que les plaisirs intenses sont sans mesure, tandis que ceux de la sorte opposée ont une mesure. Ceux qui admettent la grandeur et l’intensité, et qui sont souvent ou rarement grands ou intenses, nous les assignerons à la classe de l’infini, qui circule plus ou moins librement à travers le corps et l’âme également ; les autres, nous les assignerons à la classe du limité. Pro. C’est tout à fait juste, Socrate. Soc. Il reste encore une autre question à examiner à leur sujet. Pro. Laquelle ? Soc. Quelle sorte de chose est le plus étroitement apparentée à la vérité ? Ce qui est pur et sans mélange, ou ce qui est violent, répandu, grand et suffisant ? Pro. Quel est ton but, Socrate, en posant cette question ? Soc. Mon but, Protarque, est de ne laisser aucune lacune dans mon examen du plaisir et de la connaissance, si une part de chacun d’eux est pure et une autre impure, afin que chacun puisse s’offrir au jugement dans un état de pureté et rendre ainsi le jugement plus facile pour toi, pour moi et pour tout notre auditoire. Pro. C’est tout à fait juste. Soc. Très bien, adoptons donc ce point de vue envers toutes les classes que nous appelons pures. Choisissons d’abord l’une d’elles et examinons-la.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète