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Platon

Philèbe Passage 63

Passage 53 sur 57

Référence canonique 63

Grec ancien

perseus-plato-philebus-grc

ΣΩ. εἰ δέ γε καί, καθάπερ τὰς τέχνας πάσας ἀβλαβές τε καὶ ὠφέλιμον ἦν ἐπίστασθαι διὰ βίου, καὶ νῦν δὴ ταὐτὰ λέγομεν περὶ τῶν ἡδονῶν, εἴπερ πάσας ἡδονὰς ἥδεσθαι διὰ βίου συμφέρον τε ἡμῖν ἐστι καὶ ἀβλαβὲς ἅπασι, πάσας συγκρατέον. ΠΡΩ. πῶς οὖν δὴ περὶ αὐτῶν τούτων λέγωμεν; καὶ πῶς ποιῶμεν; ΣΩ. οὐχ ἡμᾶς, ὦ Πρώταρχε, διερωτᾶν χρή, τὰς ἡδονὰς δὲ αὐτὰς καὶ τὰς φρονήσεις διαπυνθανομένους τὸ τοιόνδε ἀλλήλων πέρι. ΠΡΩ. τὸ ποῖον; ΣΩ. ὦ φίλαι, εἴτε ἡδονὰς ὑμᾶς χρὴ προσαγορεύειν εἴτε ἄλλῳ ὁτῳοῦν ὀνόματι, μῶν οὐκ ἂν δέξαισθε οἰκεῖν μετὰ φρονήσεως πάσης ἢ χωρὶς τοῦ φρονεῖν; οἶμαι μὲν πρὸς ταῦτα τόδʼ αὐτὰς ἀναγκαιότατον εἶναι λέγειν. ΠΡΩ. τὸ ποῖον; ΣΩ. ὅτι καθάπερ ἔμπροσθεν ἐρρήθη, τὸ μόνον καὶ ἔρημον εἰλικρινὲς εἶναί τι γένος οὔτε πάνυ τι δυνατὸν οὔτʼ ὠφέλιμον· πάντων γε μὴν ἡγούμεθα γενῶν ἄριστον ἓν ἀνθʼ ἑνὸς συνοικεῖν ἡμῖν τὸ τοῦ γιγνώσκειν τἆλλά τε πάντα καὶ αὖ τὴν αὐτὴν ἡμῶν τελέως εἰς δύναμιν ἑκάστην. ΠΡΩ. καὶ καλῶς γε εἰρήκατε τὰ νῦν, φήσομεν. ΣΩ. ὀρθῶς. πάλιν τοίνυν μετὰ τοῦτο τὴν φρόνησιν καὶ τὸν νοῦν ἀνερωτητέον· ἆρʼ ἡδονῶν τι προσδεῖσθε ἐν τῇ συγκράσει; φαῖμεν ἂν αὖ τὸν νοῦν τε καὶ τὴν φρόνησιν ἀνερωτῶντες. ποίων, φαῖεν ἂν ἴσως, ἡδονῶν; ΠΡΩ. εἰκός. ΣΩ. ὁ δέ γʼ ἡμέτερος λόγος μετὰ τοῦτʼ ἐστὶν ὅδε. πρὸς ταῖς ἀληθέσιν ἐκείναις ἡδοναῖς, φήσομεν, ἆρʼ ἔτι προσδεῖσθʼ ὑμῖν τὰς μεγίστας ἡδονὰς συνοίκους εἶναι καὶ τὰς σφοδροτάτας; καὶ πῶς, ὦ Σώκρατες, ἴσως φαῖεν ἄν, αἵ γʼ ἐμποδίσματά τε μυρία ἡμῖν ἔχουσι, τὰς ψυχὰς ἐν αἷς οἰκοῦμεν ταράττουσαι διὰ μανίας ἡδονάς , καὶ γίγνεσθαί τε ἡμᾶς τὴν ἀρχὴν οὐκ ἐῶσι, τά τε γιγνόμενα ἡμῶν τέκνα ὡς τὸ πολύ, διʼ ἀμέλειαν λήθην ἐμποιοῦσαι, παντάπασι διαφθείρουσιν;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-philebus-en

Soc. And as we said it was harmless and useful to know all the arts throughout our life, if we now say the same of pleasures - that is, if it is advantageous and harmless for us to enjoy all pleasures throughout life - they must all form part of the mixture. Pro. What shall we say about these pleasures, and what shall we do? Soc. There is no use in asking us, Protarchus; we must ask the pleasures and the arts and sciences themselves about one another. Pro. What shall we ask them? Soc. Dear ones - whether you should be called pleasures or by any other name - would you choose to dwell with all wisdom, or with none at all? I think only one reply is possible. Pro. What is it? Soc. What we said before: For any class to be alone, solitary, and unalloyed is neither altogether possible nor is it profitable; but of all classes, comparing them one with another, we think the best to live with is the knowledge of all other things and, so far as is possible, the perfect knowledge of our individual selves. Pro. Your reply is excellent, we shall tell them. Soc. Right. And next we must turn to wisdom and mind, and question them. We shall ask them, Do you want any further pleasures in the mixture? And they might reply, What pleasures? Pro. Quite likely. Soc. Then we should go on to say: In addition to those true pleasures, do you want the greatest and most intense pleasures also to dwell with you? How can we want them, Socrates, they might perhaps say, since they contain countless hindrances for us, inasmuch as they disturb with maddening pleasures the souls of men in which we dwell, thereby preventing us from being born at all, and utterly destroying for the most part, through the carelessness and forgetfulness which they engender, those of our children which are born?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Soc. Et puisque nous avons dit qu’il était sans danger et utile de connaître tous les arts durant toute notre vie, si nous disons maintenant la même chose des plaisirs, c’est-à-dire s’il nous est avantageux et sans danger de jouir de tous les plaisirs durant toute notre vie, ils doivent tous entrer dans le mélange. Pro. Que dirons-nous de ces plaisirs, et que ferons-nous ? Soc. Il ne sert à rien de nous interroger, Protarque ; nous devons interroger les plaisirs et les arts et les sciences eux-mêmes les uns sur les autres. Pro. Que leur demanderons-nous ? Soc. Chers amis, que l’on doive vous appeler plaisirs ou vous donner quelque autre nom, choisiriez-vous de demeurer avec toute sagesse, ou sans aucune ? Je pense qu’une seule réponse est possible. Pro. Laquelle ? Soc. Ce que nous disions auparavant : qu’une classe quelconque demeure seule, isolée et sans mélange n’est ni tout à fait possible ni profitable ; mais de toutes les classes, si nous les comparons les unes aux autres, celle avec laquelle nous pensons qu’il est préférable de vivre est la connaissance de toutes les autres choses et, autant que possible, la connaissance parfaite de chacun de nous. Pro. Votre réponse est excellente, leur dirons-nous. Soc. Bien. Ensuite, nous devons nous tourner vers la sagesse et l’intellect, et les interroger. Nous leur demanderons : désirez-vous que d’autres plaisirs encore entrent dans le mélange ? Et ils pourraient répondre : quels plaisirs ? Pro. C’est fort probable. Soc. Nous devrions alors poursuivre ainsi : outre ces plaisirs vrais, voulez-vous que les plaisirs les plus grands et les plus intenses demeurent aussi avec vous ? Comment pourrions-nous les vouloir, Socrate, diraient-ils peut-être, puisqu’ils nous causent d’innombrables entraves, dans la mesure où, par des plaisirs qui rendent fous, ils troublent les âmes des hommes dans lesquelles nous demeurons, nous empêchant ainsi de naître tout à fait et détruisant entièrement, pour la plupart, ceux de nos enfants qui parviennent à naître, par la négligence et l’oubli qu’ils engendrent ?

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